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Article 1382 CGI : exonérations taxe foncière bâti

Article 1382 B : Exonérations permanentes Mis à jour le 24 February 2026

Texte officiel de l’article 1382 du CGI

Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : 1° Les immeubles de l’Etat et des collectivités territoriales, lorsqu’ils sont affectés à un service public ou d’utilité générale et non productifs de revenus, notamment : Les palais, châteaux et bâtiments nationaux, le Palais-Bourbon et le Palais du Luxembourg ; Le Panthéon, l’Hôtel des Invalides, l’Ecole militaire, l’Ecole polytechnique, la Bibliothèque nationale ; Les bâtiments affectés au logement des ministres, des administrations et de leurs bureaux ; Les bâtiments occupés par les cours de justice et les tribunaux ; Les lycées, prytanées, écoles et maisons d’éducation nationale, les bibliothèques publiques et musées ; Les hôtels des préfectures et sous-préfectures, les maisons communales, les maisons d’école appartenant aux communes ; Les hospices, dépôts de mendicité, prisons, maisons de détention ; Les magasins, casernes et autres établissements militaires, à l’exception des arsenaux ; Les bâtiments formant dépendance nécessaire des cimetières, y compris les cimetières constitués en vertu de l’article L. 522-12 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre pour la sépulture des militaires alliés et dont l’Etat a concédé la libre disposition aux gouvernements intéressés ; Les haras. Par exception, les immeubles départementaux situés sur le territoire d’un autre département sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties à hauteur du taux communal appliqué en 2020 et les immeubles communaux situés sur le territoire d’une autre commune sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties à hauteur du taux départemental appliqué en 2020. Sous réserve des dispositions du 9°, cette exonération n’est pas applicable aux immeubles qui appartiennent à des établissements publics autres que les établissements publics de coopération intercommunale, les syndicats mixtes, les pôles métropolitains, les ententes interdépartementales, les établissements publics scientifiques, d’enseignement et d’assistance ainsi que les établissements visés aux articles L. 451-1 , L. 451-2 , L. 451-12 , L. 452-1 et L. 452-22 du code général de la fonction publique, ni aux organismes de l’Etat, des départements ou des communes ayant un caractère industriel ou commercial. L’exonération est également applicable aux immeubles des groupements de coopération sanitaire dotés de la personnalité morale de droit public mentionnés au I de l’article L. 6133-3 du code de la santé publique, lorsqu’ils sont occupés par les établissements publics de santé mentionnés à l’article L. 6141-1 du même code, affectés à un service public ou d’utilité générale et non productifs de revenus au regard de ces groupements. Les immeubles qui sont incorporés gratuitement au domaine de l’Etat, des collectivités locales ou des établissements publics, en vertu d’une convention, sont imposables jusqu’à l’expiration de celle-ci. 1° bis Pendant toute la durée du contrat et dans les mêmes conditions que celles prévues au 1°, les immeubles construits dans le cadre de contrats de partenariat, de contrats conclus en application de l’article L. 2122-15 du code général de la propriété des personnes publiques , ou de contrats visés au premier alinéa de l’article L. 6148-5 du code de la santé publique , et qui, à l’expiration du contrat, sont incorporés au domaine de la personne publique conformément aux clauses de ce contrat. Pour l’application des conditions prévues au 1°, la condition relative à l’absence de production de revenus doit être appréciée au regard de la personne publique au domaine de laquelle l’immeuble doit être incorporé. Pour bénéficier de cette exonération, le titulaire du contrat doit joindre à la déclaration prévue à l’article 1406 une copie du contrat et tout document justifiant de l’affectation de l’immeuble. 2° Dans les mêmes conditions que celles prévues au premier alinéa du 1°, les propriétés appartenant aux grands ports maritimes et fluvio-maritimes. 3° Les ouvrages établis pour la distribution d’eau potable et qui appartiennent à des communes rurales ou syndicats de communes ; 4° Les édifices affectés à l’exercice du culte appartenant à l’Etat, aux départements ou aux communes, ou attribués, en vertu des dispositions de l’article 4 de la loi du 9 décembre 1905 , aux associations ou unions prévues par le titre IV de la même loi ainsi que ceux attribués en vertu des dispositions de l’article 112 de la loi du 29 avril 1926 aux associations visées par cet article et ceux acquis ou édifiés par lesdites associations ou unions ; les édifices affectés à l’exercice du culte qui, dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, appartiennent à des associations ayant pour objet exclusif l’exercice d’un culte non reconnu ; 5° Les bâtiments qui appartiennent aux associations des mutilés de guerre ou du travail reconnues d’utilité publique et sont affectés à l’hospitalisation des membres de ces associations. 6° a. Les bâtiments qui servent aux exploitations rurales tels que granges, écuries, greniers, caves, celliers, pressoirs et autres, destinés, soit à loger les bestiaux des fermes et métairies ainsi que le gardien de ces bestiaux, soit à serrer les récoltes. L’exonération est toutefois maintenue lorsque ces bâtiments ne servent plus à une exploitation rurale et ne sont pas affectés à un autre usage ; L’exercice d’une activité accessoire mentionnée à l’article 75 n’est pas de nature à remettre en cause l’exonération lorsque la moyenne des recettes tirées de l’exercice de cette activité dans un bâtiment mentionné au premier alinéa du présent a au cours des trois années précédant celle de l’imposition n’excède pas 10 % de la moyenne des recettes tirées de l’activité totale réalisée dans ce bâtiment au cours des mêmes années. Lorsque les conditions de maintien de l’exonération prévues à l’alinéa précédent cessent d’être remplies, l’exploitant en informe le propriétaire au plus tard le 1er février de l’année d’imposition et le propriétaire souscrit une déclaration, d’après les faits existants au 1er janvier de l’année d’imposition, sur un imprimé établi par l’administration, au plus tard le 1er mars de l’année d’imposition ; b. Dans les mêmes conditions qu’au premier alinéa du a, les bâtiments affectés à un usage agricole par les sociétés coopératives agricoles, par les associations syndicales ayant un objet exclusivement agricole, leurs unions, les associations foncières, les sociétés d’intérêt collectif agricole, les syndicats professionnels agricoles, les sociétés d’élevage, les associations agricoles reconnues par la loi et dépendant du ministère de l’agriculture ayant pour objet de favoriser la production agricole, leurs unions et fédérations ainsi que les unions de sociétés coopératives agricoles ou unions de coopératives agricoles et de coopératives de consommation constituées et fonctionnant conformément aux dispositions légales qui les régissent, par les groupements d’intérêt économique constitués entre exploitations agricoles ou par les sociétés exclusivement constituées entre associés exploitants agricoles à condition que ces bâtiments ne soient utilisés qu’au titre des exploitations agricoles de ces mêmes associés. Les coopératives de blé peuvent, sans perdre le bénéfice de l’exonération, louer tout ou partie de leurs magasins à l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer) en vue du logement des blés excédentaires. Une société coopérative agricole peut, sans perdre le bénéfice de l’exonération, mettre à la disposition d’un tiers tout ou partie de ses locaux équipés des moyens de production nécessaires en vue de la transformation exclusive des produits des adhérents de la coopérative, dans le respect d’un ou de plusieurs modes de valorisation des produits agricoles prévus aux articles L. 641-5 à L. 641-12 du code rural et de la pêche maritime. Le bénéfice de l’exonération est également maintenu aux coopératives de céréales et à leurs unions pour les opérations qu’elles effectuent avec l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer) relativement à l’achat, la vente, la transformation ou le transport de céréales ; il en est de même pour les opérations effectuées par des coopératives de céréales avec d’autres coopératives de céréales dans le cadre de programmes élaborés par l’établissement ou avec son autorisation ; 7° Les abris contre les bombardements aériens établis en exécution des lois et règlements relatifs à la défense passive et qui remplissent les conditions fixées par un décret contresigné du ministre de l’économie et des finances et du ministre chargé de la défense passive ; 8° Les hangars qui appartiennent à des associations de sauveteurs reconnues d’utilité publique et servent à abriter leurs canots de sauvetage ; 9° Les immeubles qui appartiennent aux associations syndicales de propriétaires prévues par l’article 23 de la loi du 11 octobre 1940 modifiée par la loi du 12 juillet 1941 relative à la reconstruction des immeubles d’habitation partiellement ou totalement détruits par suite d’actes de guerre ; 10° Les bâtiments provisoires édifiés en application de l’ordonnance n° 45-609 du 10 avril 1945, relative aux travaux préliminaires à la reconstruction, et qui demeurent la propriété de l’Etat ; 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d’exploitation des établissements industriels à l’exclusion de ceux visés aux 1° et 2° de l’article 1381 ; 12° Les immobilisations destinées à la production d’électricité d’origine photovoltaïque ; 13° Les ouvrages d’un centre de stockage réversible en couche géologique profonde de déchets radioactifs mentionné à l’article L. 542-10-1 du code de l’environnement. Les ouvrages de surface sont exonérés à hauteur de 90 % ; 14° Les installations et bâtiments de toute nature affectés à la production de biogaz, d’électricité et de chaleur par la méthanisation, réalisée dans les conditions fixées à l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime ; 15° Les mâts des éoliennes. L’exercice d’une activité de production d’électricité d’origine photovoltaïque, qu’elle soit productive de revenus ou non, ayant pour support un immeuble ou bâtiment mentionné aux 1°, 1° bis, 2°, 3°, 4° et 6° n’est pas de nature à remettre en cause l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties.

Ce que dit l’article 1382 du CGI

L’article 1382 du Code général des impôts énumère de manière exhaustive les exonérations taxe foncière bâti applicables aux propriétés bâties. Ce texte fondamental distingue plusieurs catégories d’exonération : les biens publics affectés à un service public, les bâtiments agricoles, les installations énergétiques renouvelables, et diverses situations spécifiques. Pour bénéficier de ces exonérations, trois conditions cumulatives doivent généralement être respectées : l’affectation à un usage déterminé, l’absence de caractère productif de revenus, et le respect des formalités déclaratives.

Application pratique pour les entreprises

Pour les TPE/PME

Les entreprises peuvent bénéficier de l’exonération du point 11° pour leurs outillages et installations industrielles, à l’exclusion des installations visées à l’article 1381. Par exemple, une PME de métallurgie peut exonérer ses machines-outils d’une valeur de 150 000€, générant une économie de taxe foncière d’environ 2 250€ par an (taux moyen 1,5%). Les installations photovoltaïques installées par les entreprises bénéficient également d’une exonération totale, même si elles génèrent des revenus par revente d’électricité.

Pour les professions libérales et avocats

Les professionnels libéraux installés dans des bâtiments historiques ou des locaux mixtes doivent vérifier si une partie de leurs locaux peut bénéficier d’exonérations. Les avocats exerçant dans des palais de justice ou anciens bâtiments publics peuvent parfois bénéficier d’exonérations partielles. L’installation de panneaux photovoltaïques sur leur cabinet reste exonérée de taxe foncière propriétés bâties.

Pour les auto-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs du secteur agricole peuvent bénéficier de l’exonération des bâtiments ruraux (point 6°). Un auto-entrepreneur en maraîchage possédant une serre de 200m² et un hangar de stockage de 100m² économise environ 450€ de taxe foncière annuelle. Attention : l’exercice d’activités accessoires ne doit pas dépasser 10% des recettes totales sur trois ans pour maintenir l’exonération.

Points d’attention essentiels

L’article 1382 CGI prévoit des règles strictes de déclaration. Les exploitants agricoles doivent informer le propriétaire avant le 1er février si les conditions d’exonération cessent d’être remplies, et le propriétaire doit déclarer avant le 1er mars. Pour les contrats de partenariat public-privé, le titulaire doit joindre une copie du contrat à sa déclaration article 1406. Les établissements publics à caractère industriel et commercial sont exclus du bénéfice des exonérations, même s’ils appartiennent à des collectivités publiques.

Articles du CGI liés

L’article 1382 doit être lu en corrélation avec l’article 1380 (principe de la taxe foncière), l’article 1381 (propriétés imposables), et l’article 1382 B (exonérations facultatives). L’article 1406 régit les obligations déclaratives, tandis que l’article 1639 A bis encadre les délibérations communales d’exonération. Ces textes forment un ensemble cohérent définissant le régime fiscal des propriétés bâties.

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Questions fréquentes sur l’article 1382

Quels bâtiments agricoles bénéficient d'une exonération de taxe foncière selon l'article 1382 ?

Les granges, écuries, greniers, caves, celliers et pressoirs destinés à loger les bestiaux ou stocker les récoltes sont exonérés. Cette exonération est maintenue même si le bâtiment ne sert plus à l'agriculture, à condition qu'il ne soit pas affecté à un autre usage.

Les installations photovoltaïques sont-elles exonérées de taxe foncière ?

Oui, l'article 1382 prévoit une exonération totale pour les immobilisations destinées à la production d'électricité d'origine photovoltaïque. Cette exonération s'applique même si l'installation est productive de revenus et installée sur des bâtiments déjà exonérés.

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