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Article 1586 octies CGI : Déclaration et répartition CVAE

Article 1586 octies I bis : Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises Mis à jour le 24 February 2026

Texte officiel de l’article 1586 octies du CGI

I. – 1. La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises est due par le redevable qui exerce l’activité au 1er janvier de l’année d’imposition. 2. Toutefois, en cas d’apport, de cession d’activité, de scission d’entreprise ou de transmission universelle du patrimoine mentionnée à l’article 1844-5 du code civil, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises est due également par le redevable qui n’exerce aucune activité imposable au 1er janvier de l’année et auquel l’activité est transmise lorsque l’opération intervient au cours de l’année d’imposition. II. – 1. Le montant de la valeur ajoutée fait l’objet, au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l’année suivant celle au titre de laquelle la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises est due, d’une déclaration par les entreprises mentionnées au I de l’article 1586 ter auprès du service des impôts dont relève leur principal établissement. Cette déclaration mentionne, par établissement ou par lieu d’emploi, le nombre de salariés employés au cours de la période pour laquelle la déclaration est établie. Les salariés exerçant leur activité dans plusieurs établissements ou lieux d’emploi sont déclarés dans celui où la durée d’activité est la plus élevée, y compris si l’entreprise ne dispose pas de locaux dans ce lieu d’emploi dès lors que le salarié y exerce son activité plus de trois mois. Les effectifs affectés aux véhicules sont déclarés par les entreprises de transport au local ou au terrain qui constitue le lieu de stationnement habituel des véhicules ou, s’il n’en existe pas, au local où ils sont entretenus ou réparés par le redevable ; à défaut, les effectifs sont déclarés au principal établissement de l’entreprise. Par exception aux deuxième et troisième alinéas, la déclaration des entreprises de transport national ferroviaire mentionne leurs effectifs par établissement, au prorata de la valeur locative foncière imposée à la cotisation foncière des entreprises de ces établissements. Un décret précise les conditions d’application du présent 1. 2. En cas de transmission universelle du patrimoine mentionnée à l’article 1844-5 du code civil, de cession ou de cessation d’entreprise ou de l’exercice d’une profession commerciale, d’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires, ou de décès du contribuable, les déclarations mentionnées au 1 du présent II et au dernier alinéa de l’article 1679 septies doivent être souscrites dans un délai de soixante jours décompté soit dans les conditions prévues, selon le cas, aux 1 ou 4 de l’article 201 ou au 1 de l’article 202 soit au jour du jugement d’ouverture de la procédure collective. Par exception, en cas d’ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire lorsqu’il n’est pas mis fin à la poursuite de l’activité, à défaut de pouvoir procéder à la liquidation définitive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises due au titre de l’année du jugement d’ouverture de la procédure collective, seule la déclaration mentionnée au dernier alinéa de l’article 1679 septies doit être souscrite dans un délai de soixante jours décompté au jour de ce jugement. Cette déclaration doit mentionner une estimation du montant de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises due au titre de l’année au cours de laquelle la procédure collective a été ouverte, déterminée en fonction du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée mentionnés dans la dernière déclaration de résultat exigée. Cette obligation déclarative anticipée ne se substitue pas aux obligations déclaratives mentionnées au 1 du II du présent article et au dernier alinéa de l’article 1679 septies. III. – La valeur ajoutée est imposée dans la commune où le contribuable la produisant dispose de locaux ou emploie des salariés exerçant leur activité plus de trois mois. Lorsqu’un contribuable dispose de locaux ou emploie des salariés exerçant leur activité plus de trois mois dans plusieurs communes, la valeur ajoutée qu’il produit est imposée dans chacune de ces communes et répartie entre elles au prorata, pour le tiers, des valeurs locatives des immobilisations imposées à la cotisation foncière des entreprises et, pour les deux tiers, de l’effectif qui y est employé, réparti selon les modalités définies au II. Pour l’application du deuxième alinéa, l’effectif employé dans un établissement pour lequel les valeurs locatives des immobilisations industrielles évaluées dans les conditions prévues aux articles 1499 et 1501 représentent plus de 20 % de la valeur locative des immobilisations imposables à la cotisation foncière des entreprises est pondéré par un coefficient de 5 et la valeur locative des immobilisations industrielles est pondérée par un coefficient de 42 pour celles évaluées dans les conditions prévues à l’article 1499 et par un coefficient de 21 pour celles évaluées dans les conditions prévues à l’article 1501. Toutefois, lorsqu’un contribuable dispose, dans plus de dix communes, d’établissements comprenant des installations de production d’électricité mentionnées à l’article 1519 E ou des installations de production d’électricité d’origine hydraulique mentionnées à l’article 1519 F , sa valeur ajoutée est répartie entre les communes où sont situés ces établissements et les autres communes où ce contribuable dispose de locaux ou emploie des salariés pendant plus de trois mois en fonction de la part de sa valeur ajoutée provenant directement de l’exploitation de ces installations, telle qu’elle ressort des documents comptables. La valeur ajoutée afférente à ces établissements est répartie entre eux en fonction de la puissance électrique installée. Lorsqu’un établissement est établi sur plusieurs communes, sa valeur ajoutée est répartie entre les communes d’implantation en fonction des bases de cotisation foncière des entreprises, à l’exception de celle afférente aux ouvrages hydroélectriques mentionnés au premier alinéa de l’article 1475 , qui est répartie comme la valeur locative de ces ouvrages selon la règle fixée par ce même article. La valeur ajoutée afférente aux autres établissements du contribuable est répartie selon les règles définies aux deuxième et troisième alinéas. Les modalités d’application de ces dispositions sont définies par décret. Le quatrième alinéa, à l’exception de sa troisième phrase, est également applicable aux contribuables disposant, dans plus de dix communes, d’établissements comprenant des installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent mentionnées à l’article 1519 D ou des installations de production d’électricité d’origine photovoltaïque mentionnées à l’article 1519 F. Lorsqu’un établissement de production d’électricité d’origine photovoltaïque mentionné à l’article 1519 F est établi sur plusieurs communes, sa valeur ajoutée est répartie entre les communes en fonction de la puissance électrique installée sur chaque commune. Les modalités d’application de ces dispositions sont définies par décret. Lorsque la déclaration par établissement mentionnée au II fait défaut, la valeur ajoutée du contribuable est répartie entre les communes à partir des éléments mentionnés dans la déclaration de l’année précédente. A défaut, la valeur ajoutée du contribuable est répartie entre les communes où le contribuable dispose d’immobilisations imposables à la cotisation foncière des entreprises au prorata de leur valeur locative. Dans ce second cas, la valeur locative des immobilisations industrielles est pondérée par un coefficient de 42 pour celles évaluées dans les conditions prévues à l’article 1499 et par un coefficient de 21 pour celles évaluées dans les conditions prévues à l’article 1501. Pour les contribuables qui n’emploient aucun salarié en France et ne disposent d’aucun établissement en France mais qui y exercent une activité de location d’immeubles ou de vente d’immeubles : 1° Leur valeur ajoutée est répartie entre les lieux de situation de chaque immeuble donné en location ou vendu au prorata de la valeur locative foncière de chacun de ces immeubles ; 2° L’entreprise doit mentionner l’adresse des immeubles loués ou vendus dans la déclaration mentionnée au 1 du II ; 3° Les déclarations mentionnées au 1 du II du présent article et au dernier alinéa de l’article 1679 septies doivent être déposées au lieu de dépôt de la déclaration de résultat. Pour l’application du présent III, la valeur locative des immobilisations imposables à la cotisation foncière des entreprises s’entend avant application éventuelle de l’abattement prévu à l’avant-dernier alinéa de l’article 1467.

Ce que dit l’article 1586 octies du CGI

L’article 1586 octies du Code général des impôts encadre les obligations déclaratives de la CVAE et définit les règles de territorialité pour la répartition de cette cotisation entre les communes. Il établit trois principes fondamentaux : qui doit payer la CVAE, comment la déclarer et où elle est imposée territorialement.

Application pratique

Obligations déclaratives pour les entreprises

Toute entreprise redevable de la CVAE doit déposer sa déclaration au plus tard le 3 mai (deuxième jour ouvré après le 1er mai) de l’année suivant l’exercice concerné. Cette déclaration n° 1329-DEF doit mentionner le montant de la valeur ajoutée et détailler les effectifs par établissement. Pour une entreprise avec un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros et une valeur ajoutée de 400 000 euros répartie sur deux sites (Paris et Lyon), elle devra préciser combien de salariés travaillent dans chaque lieu.

Règles de territorialité et répartition

La CVAE est imposée dans chaque commune où l’entreprise dispose de locaux ou emploie des salariés plus de trois mois. La répartition entre communes s’effectue selon une clé précise : 1/3 valeurs locatives CFE et 2/3 effectifs. Exemple concret : une PME parisienne avec 800 000 euros de CVAE, ayant 60% de ses effectifs à Paris et 40% à Marseille, verra sa cotisation répartie selon cette pondération entre les deux communes.

Cas particuliers des restructurations

En cas d’apport, cession ou transmission d’entreprise, l’article 1586 octies prévoit que la CVAE reste due même si le redevable n’exerce plus d’activité au 1er janvier. Les déclarations doivent alors être déposées dans les 60 jours suivant l’opération. Cette règle protège les collectivités territoriales contre les montages visant à échapper à la CVAE.

Points d’attention

Les entreprises multi-sites doivent porter une attention particulière à la déclaration des effectifs par établissement. Une erreur de répartition peut entraîner des réclamations de communes et des régularisations. Les salariés itinérants doivent être déclarés dans l’établissement où ils exercent principalement leur activité. Pour les entreprises de transport, des règles spécifiques s’appliquent selon les lieux de stationnement des véhicules.

Articles du CGI liés

L’article 1586 octies s’articule avec l’article 1586 ter (champ d’application CVAE), l’article 1586 quater (taux de CVAE) et l’article 1679 septies (liquidation). Il renvoie également aux règles de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour déterminer les valeurs locatives servant à la répartition territoriale.

Conseil AdvizExperts

Chez AdvizExperts, nous accompagnons régulièrement nos clients TPE/PME, professions libérales et avocats dans leurs déclarations CVAE. Notre expérience montre que les erreurs les plus fréquentes concernent la répartition des effectifs multi-sites et le respect des délais déclaratifs. Nous recommandons de préparer cette déclaration dès février pour éviter tout retard et d’optimiser la répartition territoriale, notamment pour les entreprises ayant des établissements dans des communes à fiscalité différente.

Questions fréquentes sur l’article 1586 octies

Quelle est la date limite pour déclarer la CVAE selon l'article 1586 octies ?

La déclaration de CVAE doit être déposée au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l'année suivant celle au titre de laquelle la cotisation est due. Cette déclaration doit mentionner la valeur ajoutée et les effectifs par établissement.

Comment se répartit la CVAE entre plusieurs communes d'implantation ?

La répartition se fait au prorata : 1/3 selon les valeurs locatives des immobilisations CFE et 2/3 selon les effectifs employés dans chaque commune. Les salariés doivent exercer leur activité plus de trois mois pour être pris en compte.

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