Texte officiel de l’article 1599 quinquies B du CGI
I. – Il est perçu chaque année au profit de la région et de l’organisme mentionnés au V une taxe due par les concessionnaires de mines d’or, les amodiataires des concessions de mines d’or et les titulaires de permis et d’autorisations d’exploitation de mines d’or exploitées en Guyane. II. – La taxe est assise sur la masse nette de l’or extrait par les personnes mentionnées au I l’année précédant celle au titre de laquelle la taxe est due. Le tarif par kilogramme d’or extrait est fixé chaque année par arrêté des ministres chargés des mines, de l’intérieur et de l’économie dans les limites suivantes : 1° Pour la taxe due par les entreprises entrant dans la catégorie des petites et moyennes entreprises telles que définies par l’annexe 1 au règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité le tarif ne peut être supérieur à 1 % du cours moyen annuel de l’or constaté sur le marché de l’or de Londres (London Bullion Market) l’année précédant celle au titre de laquelle la taxe est due sans toutefois être inférieur à 40 € ; 2° Pour la taxe due par les autres entreprises, le tarif ne peut être supérieur à 2 % du cours moyen annuel de l’or constaté sur le marché de l’or de Londres (London Bullion Market) l’année précédant celle au titre de laquelle la taxe est due sans toutefois être inférieur à 80 €. III. – Les redevables mentionnés au I peuvent déduire de la taxe le montant des investissements réalisés l’année précédant celle de l’imposition pour la réduction des impacts de l’exploitation de l’or sur l’environnement, dans la double limite de 45 % du montant de la taxe et de 5 000 €. IV. – Les redevables mentionnés au I adressent chaque année avant le 1er mars aux services de l’Etat chargés des mines une déclaration indiquant les concessions, amodiations de concession et permis et autorisations d’exploitation dont ils ont disposé au cours de l’année précédente, ainsi que les noms des communes sous le territoire desquelles ont fonctionné lesdites exploitations. La taxe est établie pour chaque titre minier délivré dans la commune du lieu principal d’exploitation. Cette déclaration fait ressortir, pour chaque exploitation et pour l’ensemble de l’année, la masse nette de l’or extrait. Les services de l’Etat chargés des mines, après avoir vérifié la déclaration, transmettent à la direction des services fiscaux, pour chaque exploitation, les éléments nécessaires au calcul de la taxe. La taxe est établie par voie de rôle et recouvrée comme en matière de contributions directes. Il en va de même pour la présentation, l’instruction et le jugement des réclamations. V. – La taxe due par les petites et moyennes entreprises définies au 1° du II est affectée à la région de Guyane et, à compter de la création de l’organisme chargé de l’inventaire, de la valorisation et de la conservation de la biodiversité en Guyane, pour moitié à la région et pour moitié à cet organisme. La taxe versée par les autres entreprises est affectée à la région de Guyane et, à compter de la création dudit organisme, à hauteur des trois quarts du montant à la région de Guyane et à hauteur du quart du montant à cet organisme. VI. – Les modalités de détermination de la masse nette de l’or extrait et la nature des investissements réalisés en faveur de la réduction des impacts de l’exploitation de l’or sur l’environnement qui peuvent être déduits de la taxe sont définies par décret en Conseil d’Etat.
Questions fréquentes sur l’article 1599 quinquies B
Quel est le tarif de la taxe sur les mines d'or en Guyane pour 2024 ?
Le tarif varie selon la taille de l'entreprise : maximum 1% du cours annuel de l'or (minimum 40€/kg) pour les PME, et maximum 2% (minimum 80€/kg) pour les grandes entreprises.
Quelles réductions fiscales sont possibles pour la taxe minière aurifère ?
Les exploitants peuvent déduire leurs investissements environnementaux dans la limite de 45% de la taxe et de 5 000€ maximum par an.
Ce que dit l’article 1599 quinquies B du CGI
L’article 1599 quinquies B institue une taxe mines or Guyane spécifique aux activités d’extraction aurifère. Cette taxe annuelle s’applique aux concessionnaires, amodiataires et titulaires de permis d’exploitation de mines d’or en Guyane française.
La taxe est calculée sur la masse nette d’or extrait l’année précédente, avec des tarifs différenciés selon la taille de l’entreprise exploitante.
Application pratique de la fiscalité minière
Tarification selon la taille d’entreprise
Pour les PME (définition UE 651/2014) : tarif maximal de 1% du cours moyen annuel de l’or sur le London Bullion Market, avec un plancher de 40€ par kilogramme. Si l’or vaut 60 000€/kg en moyenne, la taxe sera au maximum 600€/kg.
Pour les grandes entreprises : tarif maximal de 2% du cours moyen, plancher de 80€/kg. Avec le même cours, la taxe atteindrait 1 200€/kg maximum.
Obligations déclaratives
Avant le 1er mars chaque année, les exploitants doivent déclarer aux services des mines : les titres d’exploitation détenus, les communes d’activité, et la masse nette d’or extraite par exploitation.
Réductions et optimisations fiscales
L’article prévoit une déduction attractive pour les investissements environnementaux : jusqu’à 45% du montant de la taxe dans la limite de 5 000€ annuels. Un exploitant payant 10 000€ de taxe pourrait ainsi déduire 4 500€ d’investissements verts.
Affectation du produit fiscal
La répartition du produit de la taxe favorise la région de Guyane et la biodiversité locale :
• PME : 50% région Guyane, 50% organisme biodiversité
• Grandes entreprises : 75% région, 25% organisme biodiversité
Points d’attention juridiques
Le recouvrement s’effectue comme les contributions directes, avec possibilité de réclamation. Les modalités de calcul de la masse nette et les investissements déductibles sont précisés par décret en Conseil d’État.
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