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Article 223 B CGI : Résultat d’ensemble groupe fiscal

Article 223 B 1° : Résultat d'ensemble Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 223 B du CGI

Le résultat d’ensemble est déterminé par la société mère en faisant la somme algébrique des résultats de chacune des sociétés du groupe, déterminés dans les conditions de droit commun ou selon les modalités prévues à l’ article 214 . Les produits de participation perçus par une société du groupe d’une société membre du groupe depuis plus d’un exercice et les produits de participation perçus par une société du groupe d’une société soumise à un impôt équivalent à l’impôt sur les sociétés dans un Etat membre de l’Union européenne ou dans un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales qui, si elle était établie en France, remplirait depuis plus d’un exercice les conditions pour être membre de ce groupe, en application des articles 223 A ou 223 A bis , autres que celle d’être soumise à l’impôt sur les sociétés en France, sont retranchés du résultat d’ensemble à hauteur de 99 % de leur montant s’ils n’ouvrent pas droit à l’application du régime mentionné au 1 de l’article 145. Les produits de participation perçus par une société non membre d’un groupe à raison d’une participation dans une société soumise à un impôt équivalent à l’impôt sur les sociétés dans ces mêmes Etats sont retranchés du bénéfice net à hauteur de 99 % de leur montant sous réserve que ces sociétés eussent rempli, depuis plus d’un exercice, les conditions pour constituer un groupe, en application des articles 223 A ou 223 A bis, si la seconde société était établie en France. Lorsque les titres n’ont pas été conservés pendant un délai de deux ans, leur prix de revient est diminué, pour la détermination de la plus-value ou moins-value de cession, du montant des produits de participation y afférents dont le montant a été retranché du résultat d’ensemble ou du bénéfice net en application du présent alinéa. Lorsque les titres mentionnés à la première phrase du deuxième alinéa du a ter du I de l’ article 219 sont conservés pendant au moins deux ans, leur prix de revient est diminué, pour la détermination de la moins-value de cession, du montant des produits de participation y afférents dont le montant a été retranché du résultat d’ensemble ou du bénéfice net en application du présent alinéa, au cours de l’exercice au titre duquel cette moins-value a été constatée et des cinq exercices précédents. Le résultat d’ensemble est majoré du montant des dotations complémentaires aux provisions constituées par une société après son entrée dans le groupe, à raison des créances qu’elle détient sur d’autres sociétés du groupe, des titres détenus dans d’autres sociétés du groupe et exclus du régime des plus-values ou moins-values à long terme conformément à l’article 219 ou des risques qu’elle encourt du fait de telles sociétés. Il est également majoré du montant des dotations complémentaires aux provisions constituées par une société après son entrée dans le groupe, à raison des créances qu’elle détient sur des sociétés intermédiaires, sur des sociétés étrangères ou sur l’entité mère non résidente, des titres détenus dans de telles sociétés et exclus du régime des plus-values ou moins-values à long terme conformément à l’article 219 ou des risques qu’elle encourt du fait de telles sociétés, à l’exception de la fraction de ces dotations pour laquelle la société mère apporte la preuve qu’elle n’est pas liée, directement ou indirectement, aux déficits et moins-values nettes à long terme de sociétés du groupe retenus pour la détermination du résultat d’ensemble et de la plus-value ou moins-value nette à long terme d’ensemble. En cas de cession d’un élément d’actif entre sociétés du groupe, les dotations aux provisions pour dépréciation de cet élément d’actif effectuées postérieurement à la cession sont rapportées au résultat d’ensemble, à hauteur de l’excédent des plus-values ou profits sur les moins-values ou pertes afférent à ce même élément, qui n’a pas été pris en compte, en application du premier alinéa de l’article 223 F , pour le calcul du résultat ou de la plus ou moins-value nette à long terme d’ensemble du groupe. Lorsqu’en application du deuxième alinéa de l’article 223 F, la société mère comprend dans le résultat d’ensemble le résultat ou la plus ou moins-value non pris en compte lors de sa réalisation, la fraction de la provision qui n’a pas été déduite en application de la deuxième phrase du présent alinéa, ni rapportée en application du quinzième alinéa du 5° du 1 de l’ article 39 , est retranchée du résultat d’ensemble. Celui-ci est également minoré du montant des provisions rapportées en application du quinzième alinéa du 5° du 1 de l’article 39 qui correspondent aux dotations complémentaires non retenues en application du présent alinéa si les sociétés citées aux première et troisième phrases de cet alinéa ou détenues, directement ou indirectement, par les sociétés intermédiaires, l’entité mère non résidente ou les sociétés étrangères mentionnées à la deuxième phrase du même alinéa sont membres du groupe ou, s’agissant des provisions mentionnées aux première et deuxième phrases, d’un même groupe créé ou élargi dans les conditions prévues aux c, d, e, f, g, h, i ou j du 6 de l’article 223 L au titre de l’exercice au cours duquel ces provisions sont rapportées ; Le montant de la rémunération prévue à l’article L. 225-45 du code de commerce et des tantièmes déduits du résultat des sociétés filiales du groupe, et de celui de la société mère mentionnée au deuxième alinéa du I de l’article 223 A , du présent code est ajouté au résultat d’ensemble. L’avantage consenti entre des sociétés du groupe résultant de la livraison de biens autres que ceux composant l’actif immobilisé ou de la prestation de services, pour un prix inférieur à leur valeur réelle mais au moins égal à leur prix de revient, n’est pas pris en compte pour la détermination du bénéfice net mentionné aux 1 et 2 de l’article 38 et ne constitue pas un revenu distribué. Lorsqu’une société a acheté les titres d’une autre société qui est ou qui devient membre du même groupe ou les titres d’une société intermédiaire ou d’une société étrangère aux personnes qui la contrôlent, directement ou indirectement, ou à des sociétés que ces personnes contrôlent, directement ou indirectement, au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce, les charges financières déduites pour la détermination du résultat d’ensemble sont rapportées à ce résultat pour une fraction égale au rapport du prix d’acquisition de ces titres, limité, le cas échéant, à la valeur vénale des titres des sociétés du groupe directement ou indirectement détenues par la société intermédiaire ou par la société étrangère acquise, à la somme du montant moyen des dettes, de chaque exercice, des entreprises membres du groupe. Le prix d’acquisition à retenir est réduit du montant des fonds apportés à la société cessionnaire lors d’une augmentation du capital réalisée simultanément à l’acquisition des titres à condition que ces fonds soient apportés à la société cessionnaire par une personne autre qu’une société membre du groupe ou, s’ils sont apportés par une société du groupe, qu’ils ne proviennent pas de crédits consentis par une personne non membre de ce groupe. La réintégration s’applique pendant l’exercice d’acquisition des titres et les huit exercices suivants. Le sixième alinéa s’applique même si la société directement ou indirectement rachetée n’est pas ou ne devient pas membre du même groupe que la société cessionnaire, dès lors que la première est absorbée par la seconde ou par une société membre ou devenant membre du même groupe que la société cessionnaire. Les dispositions du sixième alinéa ne s’appliquent pas : a. Si la cession est opérée entre sociétés membres du même groupe ; b. Au titre des exercices au cours desquels la société directement ou indirectement rachetée n’est plus membre du groupe, sous réserve que sa sortie du groupe ne résulte pas d’une fusion avec une autre société du groupe. c. Si les titres cédés à la société membre du groupe ont été acquis, directement ou par l’intermédiaire de l’acquisition d’une société qui contrôle, directement ou indirectement, la société rachetée au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce immédiatement auparavant, auprès de personnes autres que celles mentionnées au sixième alinéa, et en vue de rétrocession. d. au titre des exercices au cours desquels la société qui détient les titres de la société rachetée n’est plus contrôlée par les personnes visées à la première phrase du sixième alinéa. Le solde de la fraction des intérêts non déductibles immédiatement, mentionnés au dernier alinéa du présent article dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, non imputé à la clôture du dernier exercice ouvert avant le 1er janvier 2019 est déductible dans les mêmes conditions que les charges financières nettes non admises en déduction mentionnées au 1 du VIII de l’article 223 B bis .

Ce que dit l’article 223 B du CGI

L’article 223 B du CGI constitue le socle du calcul du résultat d’ensemble groupe fiscal. Il définit les règles de détermination et les retraitements obligatoires que doit effectuer la société mère pour établir l’assiette imposable unique du groupe intégré fiscalement.

Le principe fondamental est simple : la société mère additionne algébriquement les résultats individuels de chaque société membre, puis applique une série de retraitements pour éviter les doubles impositions et neutraliser certaines opérations intragroupes.

Application pratique du résultat d’ensemble groupe fiscal

Pour les TPE/PME en groupe fiscal

Une holding détenant 100% de deux filiales (résultats : +200 000 € et -80 000 €) obtiendra un résultat d’ensemble de 120 000 €. Si la filiale bénéficiaire verse 50 000 € de dividendes à la holding, ce montant sera retranché à 99% du résultat d’ensemble, soit une déduction de 49 500 €. Le résultat imposable final sera donc de 70 500 € au lieu de 120 000 €.

Pour les professions libérales et avocats

Les cabinets d’avocats structurés en groupe (SCP holding + filiales spécialisées) bénéficient pleinement de l’intégration fiscale. Les charges de fonctionnement communes refacturées entre entités à prix de revient ne génèrent pas de profit imposable au niveau du groupe, optimisant ainsi la fiscalité globale.

Pour les auto-entrepreneurs

L’article 223 B ne concerne pas directement les auto-entrepreneurs, ces derniers ne pouvant constituer de groupes fiscaux. Cependant, un auto-entrepreneur peut être actionnaire minoritaire d’une société membre d’un groupe fiscal sans impact sur l’application de cet article.

Points d’attention essentiels

L’article 223 B impose des retraitements complexes, notamment la réintégration des charges financières lors d’acquisitions intragroupes sur 9 exercices. Une société du groupe acquérant des titres auprès de ses actionnaires pour 2 millions d’euros verra une partie de ses charges financières réintégrées proportionnellement à l’endettement global du groupe.

Les provisions constituées après l’entrée dans le groupe sur des créances ou titres détenus dans d’autres sociétés du groupe sont également réintégrées, sauf preuve contraire de leur justification économique.

Articles du CGI liés

L’article 223 B s’articule avec l’article 223 A (conditions du groupe fiscal), l’article 223 B bis (limitation des charges financières) et l’article 223 F (neutralisation des opérations intragroupes). Cette cohérence législative garantit une imposition juste au niveau du groupe consolidé.

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Questions fréquentes sur l’article 223 B

Comment calcule-t-on le résultat d'ensemble d'un groupe fiscal ?

Le résultat d'ensemble est la somme algébrique des résultats de chaque société du groupe, déterminés dans les conditions de droit commun. La société mère effectue ensuite les retraitements prévus par l'article 223 B du CGI.

Que deviennent les produits de participation dans un groupe fiscal ?

Les produits de participation perçus par une société du groupe d'une autre société membre du groupe sont retranchés du résultat d'ensemble à hauteur de 99% pour éviter la double imposition au niveau du groupe.

CGI Article 223 B 1° : Résultat d'ensemble Fiscalité Expert-comptable Paris
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