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Article 231 CGI : Taxe sur les salaires taux et calcul 2024

Article 231 Taxe sur les salaires Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 231 du CGI

1. Les sommes payées à titre de rémunérations aux salariés sont soumises à une taxe au taux de 4,25 %. Les sommes prises en compte sont celles retenues pour la détermination de l’assiette de la contribution prévue à l’article L. 136-1 du code de la sécurité sociale, à l’exception des avantages mentionnés aux I des articles 80 bis et 80 quaterdecies du présent code. La réduction mentionnée au I de l’article L. 136-2 du code de la sécurité sociale n’est pas applicable. Cette taxe est à la charge des entreprises et organismes qui emploient ces salariés, à l’exception des collectivités locales, de leurs régies personnalisées mentionnées à l’ article L. 1412-2 du code général des collectivités territoriales et de leurs groupements, des établissements publics de coopération culturelle ou des établissements publics de coopération environnementale mentionnés à l’article L. 1431-1 du même code, des services départementaux de lutte contre l’incendie, des centres d’action sociale dotés d’une personnalité propre lorsqu’ils sont subventionnés par les collectivités locales, du centre de formation des personnels communaux, de l’établissement mentionné à l’article L. 1222-1 du code de la santé publique, des caisses des écoles et des établissements d’enseignement supérieur visés au livre VII du code de l’éducation qui organisent des formations conduisant à la délivrance au nom de l’Etat d’un diplôme sanctionnant cinq années d’études après le baccalauréat, qui paient ces rémunérations lorsqu’ils ne sont pas assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée ou ne l’ont pas été sur 90 % au moins de leur chiffre d’affaires au titre de l’année civile précédant celle du paiement desdites rémunérations. L’assiette de la taxe due par ces personnes ou organismes est constituée par une partie des rémunérations versées, déterminée en appliquant à l’ensemble de ces rémunérations le rapport existant, au titre de cette même année, entre le chiffre d’affaires qui n’a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires total. Le chiffre d’affaires qui n’a pas été assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée en totalité ou sur 90 p. 100 au moins de son montant, ainsi que le chiffre d’affaires total mentionné au dénominateur du rapport s’entendent du total des recettes et autres produits, y compris ceux correspondant à des opérations qui n’entrent pas dans le champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée. Le chiffre d’affaires qui n’a pas été passible de la taxe sur la valeur ajoutée mentionné au numérateur du rapport s’entend du total des recettes et autres produits qui n’ont pas ouvert droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée. Les rémunérations versées par les employeurs dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année civile précédant le versement de ces rémunérations n’excède pas les plafonds définis aux I et I bis de l’article 293 B sont exonérées de la taxe sur les salaires. Les entreprises entrant dans le champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée qui n’ont pas été soumises en fait à cette taxe en vertu d’une interprétation formellement admise par l’administration sont redevables de la taxe sur les salaires. Les rémunérations payées par l’Etat sur le budget général sont exonérées de taxe sur les salaires lorsque cette exonération n’entraîne pas de distorsion dans les conditions de la concurrence. 1 bis. (Abrogé). 1 ter. (Abrogé pour les rémunérations perçues à compter du 1er janvier 2002). 2. (Abrogé). 2 bis. Le taux de la taxe sur les salaires prévue au 1 est porté de 4,25 % à 8,50 % pour la fraction comprise entre 9 147 € et 18 259 € et à 13,60 % pour la fraction excédant 18 259 € de rémunérations individuelles annuelles. Ces limites sont relevées chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu de l’année précédente. Les montants obtenus sont arrondis, s’il y a lieu, à l’euro supérieur. Les taux majorés ne sont pas applicables aux rémunérations versées par les personnes physiques ou morales, associations et organismes domiciliés ou établis dans les départements d’outre-mer. 3 a. Les conditions et modalités d’application du 1 sont fixées par décret. Il peut être prévu par ce décret des règles spéciales pour le calcul de la taxe sur les salaires en ce qui concerne certaines professions, notamment celles qui relèvent du régime agricole au regard des lois sur la sécurité sociale. Un décret en Conseil d’Etat fixera, en tant que de besoin, les modalités selon lesquelles sera déterminé le rapport défini au 1. b. Un décret en Conseil d’Etat fixe les conditions d’application du premier alinéa du 2 bis. 4. (Abrogé) 5. Le taux de 4,25 % prévu au 1 est réduit à 2,95 %, dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion, et à 2,55 % dans les départements de la Guyane et de Mayotte. 6. Les dispositions de l’article 1er de la loi n° 68-1043 du 29 novembre 1968 , qui, sous réserve du 1, ont supprimé la taxe sur les salaires pour les rémunérations versées à compter du 1er décembre 1968, n’apportent aucune modification aux textes législatifs et réglementaires en vigueur, autres que ceux repris sous le présent article, et qui se réfèrent à la taxe sur les salaires. 7. Le bénéfice de la non-application des taux majorés mentionnée au second alinéa du 2 bis et de l’application des taux réduits définis au 5 du présent article est subordonné au respect de l’article 15 du règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité.

Ce que dit l’article 231 du CGI

L’article 231 du Code général des impôts définit le régime de la taxe sur les salaires, un impôt méconnu mais crucial pour certaines entreprises. Cette taxe frappe les rémunérations versées par les employeurs qui ne sont pas soumis à la TVA ou qui le sont partiellement. Le taux de base s’élève à 4,25% des salaires bruts, mais un système de taux progressifs s’applique aux hautes rémunérations.

Application pratique du régime fiscal

Pour les TPE/PME

Les petites entreprises dont le chiffre d’affaires reste sous les seuils TVA (85 800€ pour les services, 176 200€ pour le commerce) sont généralement exonérées. Cependant, dès que votre activité génère un CA supérieur mais que vous restez partiellement exonéré de TVA, la taxe s’applique. Exemple : un cabinet de conseil avec 120 000€ de CA, non assujetti TVA, paiera 4,25% sur tous les salaires versés.

Pour les professions libérales et avocats

Les professionnels libéraux dépassant les seuils mais bénéficiant d’exonérations TVA partielles doivent calculer un prorata. Si un avocat réalise 200 000€ de CA dont 60% exonéré TVA, il appliquera la taxe sur 60% des salaires versés. Pour un salaire de 50 000€, cela représente 1 275€ de taxe (50 000 × 60% × 4,25%).

Pour les auto-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs restent généralement sous les seuils d’exonération. Toutefois, ceux ayant opté pour la TVA ou dépassant les seuils micro-entreprise peuvent être concernés selon leur régime fiscal définitif.

Points d’attention essentiels

Le système progressif impose une vigilance particulière : 8,50% entre 9 147€ et 18 259€, puis 13,60% au-delà par salarié. Pour un cadre à 60 000€ annuels, le calcul devient : (9 147 × 4,25%) + (9 112 × 8,50%) + (41 741 × 13,60%) = 6 838€ de taxe. Les DOM bénéficient de taux réduits (2,95% ou 2,55%). L’assiette reprend celle de la CSG, excluant certains avantages en nature.

Articles du CGI liés

L’article 231 se coordonne avec l’article 293 B (seuils TVA), les articles 80 bis et 80 quaterdecies (avantages exclus), et l’article L. 136-1 du CSS (assiette CSG). Cette interconnexion nécessite une analyse globale du statut fiscal de l’entreprise.

Conseil AdvizExperts

Chez AdvizExperts, nous accompagnons nos clients TPE/PME et professions libérales dans l’optimisation de cette charge souvent méconnue. Notre expertise permet d’identifier les stratégies d’assujettissement TVA volontaire lorsqu’elle s’avère plus favorable, et de sécuriser les calculs complexes du prorata d’assujettissement. N’hésitez pas à nous consulter pour une analyse personnalisée de votre situation.

Questions fréquentes sur l’article 231

Quels sont les taux de la taxe sur les salaires en 2024 ?

Le taux de base est de 4,25%. Il passe à 8,50% pour la fraction entre 9 147€ et 18 259€ par salarié, et à 13,60% au-delà de 18 259€ de rémunération annuelle individuelle.

Mon entreprise est-elle soumise à la taxe sur les salaires ?

Vous êtes soumis si vous n'êtes pas assujetti à la TVA ou si moins de 90% de votre chiffre d'affaires y est soumis. Les entreprises sous les seuils TVA (article 293 B) en sont exonérées.

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