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Article 238 bis J CGI : réévaluation immobilisations amortissables

Article 238 bis J I ter : Réévaluation des immobilisations amortissables Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 238 bis J du CGI

I. – Les dispositions du I de l’article 238 bis I relatives à la réévaluation des immobilisations non amortissables sont étendues aux immobilisations amortissables figurant au bilan du premier exercice clos à dater du 31 décembre 1976. Les valeurs réévaluées de ces immobilisations ne doivent pas dépasser les montants obtenus en appliquant aux valeurs nettes comptables des indices représentatifs de l’évolution : Du prix des constructions en ce qui concerne les biens de cette nature ; Du prix des matériels et outillages en ce qui concerne les autres immobilisations amortissables. Ces indices sont déterminés par arrêté du ministre de l’économie et des finances. II. – Les plus-values de réévaluation des immobilisations amortissables sont portées directement, en franchise d’impôt, à une provision spéciale figurant au passif du bilan. Il doit être produit un état détaillé de cette provision en annexe au bilan et aux déclarations fiscales des intéressés. Les annuités d’amortissement des exercices ouverts à compter du 1er janvier 1977 sont calculées à partir des valeurs réévaluées. La provision spéciale est rapportée aux résultats de ces exercices dans les conditions suivantes : Pour ce qui concerne les plus-values de réévaluation des actifs amortissables selon le régime linéaire : par fractions annuelles égales pendant la durée résiduelle d’amortissement appréciée au 31 décembre 1976 ; Pour ce qui concerne les plus-values de réévaluation des actifs amortissables selon le régime dégressif : par fractions annuelles dont chacune est calculée dans les mêmes conditions et au même taux que l’annuité correspondante d’amortissement. Ce taux ne peut excéder celui que l’entreprise eût été autorisée à pratiquer en l’absence de réévaluation. En cas de cession d’une immobilisation amortissable réévaluée, la fraction résiduelle de la provision spéciale correspondant à l’élément cédé est rapportée aux résultats de l’exercice de la cession. La plus-value ou moins-value de cession est calculée à partir de la valeur réévaluée. III. – En fonction de la conjoncture économique et budgétaire et compte tenu des besoins d’investissement des entreprises, celles-ci pourront être autorisées à déduire de leurs bases d’imposition une partie des sommes rapportées en application des dispositions précédentes aux résultats des exercices clos à compter du 31 décembre 1978. Le taux et les modalités de cette déduction seront fixés, pour chacune des années au cours desquelles elle sera appliquée, par la loi de finances. IV. – La réévaluation des immobilisations prévues au présent article peut être effectuée dans les écritures du premier exercice clos à dater du 31 décembre 1976 ou des trois exercices suivants. V. – Un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Autorité des normes comptables, fixe les conditions d’application du présent article, les modalités de réévaluation, notamment celles applicables aux immeubles bâtis, la nature des obligations incombant aux entreprises. Il précise les règles de détermination, d’un point de vue fiscal, des plus ou moins-values de cession d’immobilisations amortissables, réévaluées de telle façon que la réévaluation prévue au présent article s’accompagne d’une parfaite neutralité fiscale, ainsi que des amortissements différés. Il adapte les dispositions du présent article aux professions agricoles et libérales. VI. – Les déficits reportables au 31 décembre 1976 peuvent être imputés, du point de vue fiscal, sur la provision spéciale. VII. – La présente réévaluation, telle qu’elle est définie aux paragraphes I à V, n’aura pas d’effet sur l’assiette des impôts locaux (cotisation foncière des entreprises et taxes foncières).

Ce que dit l’article 238 bis J du CGI

L’article 238 bis J du CGI étend le dispositif de réévaluation immobilisations amortissables prévu par l’article 238 bis I. Ce texte permet aux entreprises de réévaluer leurs immobilisations amortissables figurant au bilan du premier exercice clos après le 31 décembre 1976, dans une logique de neutralité fiscale parfaite.

Le mécanisme repose sur la création d’une provision spéciale réévaluation inscrite en franchise d’impôt au passif du bilan. Cette provision est ensuite rapportée progressivement aux résultats selon des modalités précises, garantissant que l’opération n’impacte pas la charge fiscale globale de l’entreprise.

Application pratique du dispositif

Mécanisme de la provision spéciale

Concrètement, si une PME réévalue une machine de 100 000 € à 150 000 €, la plus-value de 50 000 € est inscrite dans une provision spéciale. Cette provision sera rapportée aux résultats sur la durée d’amortissement résiduelle. Pour une machine amortissable sur 5 ans avec 3 ans restants, la réintégration sera de 16 667 € par an pendant 3 ans.

Limites de réévaluation

Les valeurs réévaluées sont plafonnées par l’application d’indices officiels. Pour un immeuble de bureaux acquis 500 000 € en 1970, si l’indice des constructions a évolué de +200%, la valeur réévaluée ne pourra excéder 1 500 000 €, même si la valeur de marché est supérieure.

Points d’attention pour les entreprises

Calcul des amortissements futurs

Après réévaluation, les amortissements sont calculés sur la nouvelle valeur. Dans notre exemple précédent, l’amortissement annuel passe de 20 000 € à 30 000 €, mais cette hausse de 10 000 € est compensée par la réintégration de 16 667 € de provision, créant un impact fiscal net favorable.

Conséquences en cas de cession

En cas de cession d’un bien réévalué, la plus ou moins-value est calculée sur la valeur réévaluée, et le solde de provision spéciale non encore rapporté est immédiatement réintégré au résultat de l’exercice de cession.

Spécificités sectorielles

Professions libérales et agricoles

L’article prévoit une adaptation spécifique pour les professions libérales et agricoles par décret en Conseil d’État. Ces adaptations concernent notamment les modalités de réévaluation des biens professionnels spécifiques à ces secteurs.

Conseil AdvizExperts

Chez AdvizExperts, nous accompagnons nos clients TPE/PME et professions libérales dans l’analyse d’opportunité de ces réévaluations historiques. Bien que ce dispositif concerne des opérations anciennes, ses effets perdurent et nécessitent un suivi comptable et fiscal rigoureux. Notre expertise en fiscalité d’entreprise nous permet d’optimiser la gestion de ces provisions spéciales et d’anticiper les conséquences fiscales des cessions d’actifs réévalués.

Questions fréquentes sur l’article 238 bis J

Comment fonctionne la provision spéciale de réévaluation selon l'article 238 bis J ?

La provision spéciale de réévaluation est créée en franchise d'impôt au passif du bilan. Elle est ensuite rapportée aux résultats par fractions annuelles selon la durée d'amortissement résiduelle, garantissant ainsi la neutralité fiscale de l'opération.

Quelles sont les limites de la réévaluation des immobilisations amortissables ?

Les valeurs réévaluées ne peuvent dépasser les montants obtenus en appliquant des indices officiels : indices du prix des constructions pour les bâtiments et indices des matériels pour les autres immobilisations amortissables.

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