L'AARPI est le mode d'exercice collectif privilégié par les avocats qui veulent mutualiser leurs moyens et afficher un nom commun, sans pour autant créer une société. Chaque associé reste fiscalement et socialement indépendant.
L'AARPI (Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle) est un contrat d'association entre deux avocats ou plus. Ce n'est pas une société — elle n'a pas de personnalité morale. Chaque avocat reste individuellement propriétaire de sa clientèle et responsable de ses actes professionnels. L'AARPI permet de partager un nom, un local, du personnel et des charges tout en conservant l'indépendance de chacun.
L'AARPI est transparente fiscalement : chaque associé déclare sa quote-part de bénéfices dans sa propre déclaration 2035. Il n'y a pas d'impôt au niveau de l'association elle-même. La répartition des bénéfices est définie par le contrat d'association : elle peut être égalitaire, proportionnelle au chiffre d'affaires de chacun, ou selon toute autre clé convenue entre les associés.
L'AARPI tient une comptabilité propre (recettes communes, dépenses communes) et chaque associé tient sa comptabilité individuelle pour ses honoraires directs. En pratique, les charges communes (loyer, personnel, fournitures) sont réparties entre les associés selon la clé de répartition prévue au contrat. Chaque associé intègre sa quote-part dans sa propre 2035.
L'AARPI est simple à créer (un contrat suffit, pas d'immatriculation au RCS), les coûts de fonctionnement sont faibles (pas de comptabilité de société, pas d'AG, pas de liasse fiscale), chaque associé conserve son indépendance et sa clientèle propre, et la sortie d'un associé est plus souple qu'en société. C'est la structure idéale pour 2-3 avocats qui veulent collaborer sans s'engager dans un montage sociétaire.
L'AARPI ne permet pas d'optimiser la rémunération comme une SEL (pas de dividendes, pas de stratégie salaire/dividendes). Chaque associé est imposé sur sa quote-part de bénéfices au barème de l'IR — pas d'IS possible. La croissance est limitée : intégrer de nouveaux associés nécessite de rédiger un nouveau contrat. Quand l'activité dépasse 80 000 à 100 000 € de bénéfice par associé, le passage en SEL devient souvent plus avantageux.
AdvizExperts accompagne les avocats dans le choix et la gestion de leur structure juridique. Premier rendez-vous gratuit.
Consultation gratuite →