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Article 1520 CGI : taxe enlèvement ordures ménagères TEOM

Article 1520 A : Taxe d'enlèvement des ordures ménagères Mis à jour le 24 February 2026

Texte officiel de l’article 1520 du CGI

I. – Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l’article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales ainsi qu’aux dépenses directement liées à la définition et aux évaluations du programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés mentionné à l’article L. 541-15-1 du code de l’environnement, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n’ayant pas le caractère fiscal. Les dépenses du service de collecte et de traitement des déchets mentionnées au premier alinéa du présent I comprennent : 1° Les dépenses réelles de fonctionnement ; 2° Les dépenses d’ordre de fonctionnement au titre des dotations aux amortissements des immobilisations lorsque, pour un investissement, la taxe n’a pas pourvu aux dépenses réelles d’investissement correspondantes, au titre de la même année ou d’une année antérieure ; 3° Les dépenses réelles d’investissement lorsque, pour un investissement, la taxe n’a pas pourvu aux dépenses d’ordre de fonctionnement constituées des dotations aux amortissements des immobilisations correspondantes, au titre de la même année ou d’une année antérieure. Lorsqu’une commune assure au moins la collecte et a transféré le reste de la compétence d’élimination à un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, elle peut, par délibérations concordantes avec ce dernier, établir un reversement partiel du produit de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères au profit de ce dernier. II. – Par dérogation au I, les dispositions du a du 2 du VI de l’article 1379-0 bis sont applicables aux communes qui adhèrent, pour l’ensemble de cette compétence, à un syndicat mixte. III. – En cas d’institution par les communes de la redevance mentionnée à l’article L. 2333-77 du code général des collectivités territoriales, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères n’est applicable ni aux terrains de camping ou aménagés pour le stationnement des caravanes ni aux installations à usage collectif implantées sur ces terrains. L’institution de la redevance mentionnée à l’article L. 2333-76 du code précité entraine la suppression de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et de la redevance prévue à l’article L. 2333-77. Cette suppression prend effet : – à compter du 1er janvier de l’année où est intervenue la décision si cette décision est antérieure au 1er mars ; – à compter du 1er janvier de l’année suivante dans les autres cas. IV.-(1) Le dégrèvement de la taxe consécutif à la constatation, par une décision de justice passée en force de chose jugée, de l’illégalité des délibérations prises par la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale, fondée sur la circonstance que le produit de la taxe et, par voie de conséquence, son taux sont disproportionnés par rapport au montant des dépenses mentionnées au premier alinéa du I du présent article et non couvertes par des recettes ordinaires non fiscales, tel qu’il peut être estimé à la date du vote de la délibération fixant ce taux, est à la charge de cette commune ou de cet établissement public de coopération intercommunale. Il s’impute sur les attributions mentionnées aux articles L. 2332-2 , L. 3662-2 et L. 5219-8-1 du code général des collectivités territoriales. L’administration fiscale communique aux communes ou aux établissements publics de coopération intercommunale concernés, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du dégrèvement prononcé en application du présent IV, le montant de la taxe dégrevée, le montant initial de l’imposition contestée ainsi que la référence du jugement à l’origine de la décision de dégrèvement.

Ce que dit l’article 1520 du CGI

L’article 1520 du Code général des impôts définit le cadre juridique de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Cette disposition fiscale autorise les communes assurant au moins la collecte des déchets ménagers à instituer une taxe spécifique pour financer ce service public. La TEOM couvre non seulement les coûts de collecte et traitement, mais aussi les dépenses liées aux programmes de prévention des déchets, dans la limite des besoins non couverts par d’autres recettes.

Application pratique

Pour les TPE/PME

Les entreprises propriétaires ou occupantes de locaux professionnels sont redevables de la TEOM si leurs locaux sont soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties. Par exemple, une PME parisienne possédant des bureaux de 200 m² peut s’attendre à une TEOM d’environ 800€ à 1 200€ selon l’arrondissement. Les entreprises peuvent bénéficier d’exonérations spécifiques selon les délibérations communales, notamment pour les locaux industriels.

Pour les professions libérales et avocats

Les cabinets libéraux et les études d’avocats sont systématiquement assujettis à la TEOM sur leurs locaux professionnels. Un cabinet d’avocat de 100 m² dans le 8e arrondissement de Paris supportera une TEOM d’environ 400€ à 600€ annuellement. Cette charge est déductible fiscalement comme charge d’exploitation et doit être provisionnée dans les comptes.

Pour les auto-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs utilisant leur domicile personnel ne supportent la TEOM que sur la partie résidentielle via leur taxe foncière. En revanche, ceux disposant d’un local professionnel distinct sont redevables de la taxe sur ce local. Cette charge impacte directement leur résultat imposable et doit être intégrée dans leurs prévisions financières.

Points d’attention

L’article 1520 prévoit un mécanisme strict de dégrèvement en cas de disproportion entre le taux de TEOM et les dépenses réelles du service. Les contribuables peuvent contester judiciairement une TEOM excessive, le dégrèvement étant alors à la charge de la collectivité. Par ailleurs, l’institution d’une redevance déchets alternative entraîne automatiquement la suppression de la TEOM, avec des échéances précises selon la date de décision communale.

Articles du CGI liés

L’article 1520 s’articule étroitement avec l’article 1521 définissant les propriétés assujetties et les exonérations possibles, ainsi qu’avec l’article 1379-0 bis concernant les établissements publics de coopération intercommunale. Les références aux articles L.2333-76 et L.2333-77 du CGCT précisent les modalités de basculement vers un système de redevance.

Conseil AdvizExperts

Notre cabinet AdvizExperts, spécialisé dans l’accompagnement des TPE/PME et professions libérales du 8e arrondissement parisien, recommande une analyse annuelle de vos charges de TEOM. Nous vérifions systématiquement l’éligibilité de nos clients aux exonérations communales et les accompagnons dans les éventuelles contestations de tarifs disproportionnés. N’hésitez pas à nous consulter pour optimiser cette charge fiscale souvent sous-estimée mais significative dans vos comptes d’exploitation.

Questions fréquentes sur l’article 1520

Quelles communes peuvent instituer la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ?

Selon l'article 1520 du CGI, seules les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer la TEOM. Cette taxe doit couvrir les dépenses de collecte, traitement et prévention des déchets.

Que se passe-t-il si une commune institue une redevance déchets ?

L'institution d'une redevance déchets (article L.2333-76 du CGCT) entraîne automatiquement la suppression de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, avec effet au 1er janvier suivant.

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