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Article 155 B CGI : régime fiscal expatriés impatriés

Article 155 B 7 : Dispositions applicables aux impatriés Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 155 B du CGI

I. – 1. Les salariés et les personnes mentionnées aux 1°, 2° et 3° du b de l’article 80 ter appelés de l’étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France pendant une période limitée ne sont pas soumis à l’impôt à raison des éléments de leur rémunération directement liés à cette situation ou, sur option, à hauteur de 30 % de leur rémunération. Le premier alinéa est applicable sous réserve que les salariés et personnes concernés n’aient pas été fiscalement domiciliés en France au cours des cinq années civiles précédant celle de leur prise de fonctions et, jusqu’au 31 décembre de la huitième année civile suivant celle de cette prise de fonctions, au titre des années à raison desquelles ils sont fiscalement domiciliés en France au sens des a et b du 1 de l’article 4 B . Le bénéfice du régime d’exonération est conservé en cas de changement de fonctions, pendant la durée définie au deuxième alinéa du présent 1, au sein de l’entreprise établie en France mentionnée au premier alinéa ou au sein d’une autre entreprise établie en France appartenant au même groupe. Pour l’application de ces dispositions, le groupe s’entend de l’ensemble formé par une entreprise établie en France ou hors de France et les entreprises qu’elle contrôle dans les conditions définies à l’article L. 233-3 du code de commerce. Si la part de la rémunération soumise à l’impôt sur le revenu en application du présent 1 est inférieure à la rémunération versée au titre de fonctions analogues dans l’entreprise ou, à défaut, dans des entreprises similaires établies en France, la différence est réintégrée dans les bases imposables de l’intéressé. 2. La fraction de la rémunération correspondant à l’activité exercée à l’étranger pendant la durée définie au 1 est exonérée si les séjours réalisés à l’étranger sont effectués dans l’intérêt direct et exclusif de l’employeur. 3. Sur option des salariés et personnes mentionnés au 1, soit la fraction de la rémunération exonérée conformément aux 1 et 2 est limitée à 50 % de la rémunération totale, soit la fraction de la rémunération exonérée conformément au 2 est limitée à 20 % de la rémunération imposable résultant du 1. 4. Les salariés et personnes mentionnés au présent I ne peuvent pas se prévaloir de l’article 81 A. II. – Les salariés et personnes mentionnés au I sont, pendant la durée où ils bénéficient des dispositions du même I, exonérés d’impôt à hauteur de 50 % du montant des revenus suivants : a) Revenus de capitaux mobiliers dont le paiement est assuré par une personne établie hors de France dans un Etat ou territoire ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale ; b) Produits mentionnés aux 2° et 3° du 2 de l’article 92 dont le paiement est effectué par une personne établie hors de France dans un Etat ou territoire ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale ; c) Gains réalisés à l’occasion de la cession de valeurs mobilières et de droits sociaux, lorsque le dépositaire des titres ou, à défaut, la société dont les titres sont cédés est établi hors de France dans un Etat ou territoire ayant conclu avec la France une convention fiscale qui contient une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale. Corrélativement, les moins-values réalisées lors de la cession de ces titres sont constatées à hauteur de 50 % de leur montant.

Ce que dit l’article 155 B du CGI

L’article 155 B du CGI établit un régime fiscal avantageux pour les salariés appelés de l’étranger à occuper un emploi en France. Ce dispositif, couramment appelé “régime des impatriés”, permet une exonération d’impôt sur le revenu de 30% de la rémunération ou uniquement sur les éléments directement liés à l’impatriation. Le bénéficiaire ne doit pas avoir été fiscalement domicilié en France durant les 5 années précédant sa prise de fonctions et peut bénéficier du régime jusqu’au 31 décembre de la huitième année suivant son arrivée.

Application pratique du régime impatrié

Pour les TPE/PME

Les TPE/PME peuvent recruter des talents internationaux en leur proposant ce régime avantageux. Un cadre étranger percevant 80 000€ annuels bénéficiera d’une exonération de 24 000€ (30% de sa rémunération). L’entreprise doit s’assurer que la rémunération exonérée reste cohérente avec les salaires pratiqués en interne pour des postes similaires, faute de quoi la différence sera réintégrée dans l’assiette imposable.

Pour les professions libérales et avocats

Les cabinets d’avocats internationaux peuvent utiliser l’article 155 B pour attirer des associés étrangers. Un avocat spécialisé en droit international percevant 120 000€ pourrait ainsi bénéficier d’une exonération de 36 000€. L’avantage s’étend également aux revenus de capitaux mobiliers étrangers (exonération de 50%) et aux plus-values sur cessions de titres détenus à l’étranger.

Pour les auto-entrepreneurs

Les auto-entrepreneurs ne peuvent généralement pas bénéficier de l’article 155 B, ce dispositif s’appliquant spécifiquement aux salariés et personnes assimilées (mandataires sociaux). Cependant, un auto-entrepreneur étranger devenant salarié d’une entreprise française pourrait alors prétendre au régime impatrié.

Points d’attention

L’article 155 B exclut le cumul avec l’article 81 A (frais professionnels). Les séjours à l’étranger dans l’intérêt de l’employeur bénéficient d’une exonération totale. Une option permet de plafonner l’exonération globale à 50% de la rémunération ou l’exonération pour missions à l’étranger à 20% de la rémunération imposable. La mobilité intragroupe préserve le bénéfice du régime pendant toute la durée d’application.

Articles du CGI liés

L’article 155 B renvoie à l’article 80 ter pour les personnes éligibles (mandataires sociaux) et à l’article 4 B pour la définition du domicile fiscal. L’article 81 A (frais professionnels) est expressément exclu. La notion de groupe fait référence à l’article L. 233-3 du Code de commerce pour les critères de contrôle.

Conseil AdvizExperts

Chez AdvizExperts, nous accompagnons les entreprises parisiennes dans la mise en place du régime impatrié. Notre expertise permet d’optimiser le dispositif tout en respectant les contraintes de documentation et de cohérence salariale. Nous conseillons une analyse préalable des rémunérations internes et un suivi régulier pour éviter les redressements fiscaux sur les écarts de traitement.

Questions fréquentes sur l’article 155 B

Quelle est la durée maximale d'application de l'article 155 B du CGI ?

L'exonération fiscale de l'article 155 B s'applique jusqu'au 31 décembre de la huitième année civile suivant la prise de fonctions. Le salarié ne doit pas avoir été fiscalement domicilié en France pendant les 5 années précédentes.

Quel pourcentage de rémunération peut être exonéré sous l'article 155 B ?

L'article 155 B permet une exonération de 30% de la rémunération totale ou sur les seuls éléments directement liés à l'impatriation. Une option permet de limiter l'exonération à 50% de la rémunération totale.

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