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Article 210 CGI : Fusion société – Exonération plus-values IS

Article 210 Détermination du bénéfice imposable Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 210 du CGI

Les dispositions du présent article s’appliquent aux plus-values, autres que celles visées au deuxième alinéa du II de l’article 238 octies , réalisées avant l’entrée en vigueur, dans les conditions fixées par décret en Conseil d’Etat, des articles 39 duodecies à 39 quindecies A . 1. Les plus-values, autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de l’attribution gratuite d’actions ou de parts sociales (parts de capital), à la suite de fusions de sociétés anonymes, en commandite par actions ou à responsabilité limitée sont exonérées de l’impôt sur les sociétés. 2. Le même régime est applicable lorsqu’une société anonyme, en commandite par actions ou à responsabilité limitée apporte : 1° L’intégralité de son actif à deux ou plusieurs sociétés constituées à cette fin sous l’une de ces formes, à condition : a. Que les sociétés bénéficiaires des apports soient toutes de nationalité française ; toutefois, pour l’application de ces dispositions, sont assimilées aux sociétés de nationalité française les sociétés constituées dans les termes de la loi française et ayant leur siège social dans les départements d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et dans les Terres australes et antarctiques françaises. b. Que les apports résultent de conventions prenant effet à la même date pour les différentes sociétés qui en sont bénéficiaires et entraînent, dès leur réalisation, la dissolution immédiate de la société apporteuse. 2° Une partie de ses éléments d’actif à une autre société constituée sous l’une de ces formes, à condition que : a. La société bénéficiaire de l’apport soit de nationalité française au sens du a du 1° ; b. L’apport ait été préalablement agréé par le ministre de l’économie et des finances. 3. L’application des dispositions du présent article est subordonnée à l’obligation, constatée dans l’acte de fusion ou d’apport : a. De calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les marchandises comprises dans l’apport, les amortissements annuels à prélever sur les bénéfices ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de ces éléments d’après le prix de revient qu’ils comportaient pour les sociétés fusionnées ou pour la société apporteuse, déduction faite des amortissements déjà réalisés par elles ; b. D’inscrire immédiatement au passif, en contre-partie des éléments d’actif pris en charge, des provisions pour renouvellement de l’outillage et du matériel égales à celles figurant au moment de la fusion ou de l’apport dans les écritures des sociétés fusionnées ou de la société apporteuse et qui étaient afférentes aux éléments apportés. Cette obligation incombe, dans le cas visé au 1, à la société absorbante ou nouvelle et, dans les cas visés au 2, soit respectivement aux sociétés bénéficiaires des apports proportionnellement à la valeur des éléments d’actif qui leur sont attribués, soit à la société bénéficiaire de l’apport partiel. L’obligation prévue au a n’est pas applicable aux fusions ou apports visés au 1 et au 2° du 2 qui ont été réalisés avant le 1er janvier 1950, sous réserve qu’ils aient reçu l’agrément du ministère des finances après avis du commissariat général du plan d’équipement et de la productivité 4. Les dispositions du présent article sont applicables aux plus-values visées au I de l’article 238 octies.

Ce que dit l’article 210 du CGI

L’article 210 du Code général des impôts constitue un dispositif fiscal historique régissant l’exonération des plus-values lors de fusions de sociétés. Ce texte s’applique aux opérations de restructuration réalisées avant l’entrée en vigueur des articles 39 duodecies à 39 quindecies A, offrant un régime d’exonération d’impôt sur les sociétés pour certaines plus-values.

L’exonération concerne spécifiquement les plus-values résultant de l’attribution gratuite d’actions ou parts sociales suite à des fusions de sociétés anonymes, en commandite par actions ou à responsabilité limitée. Attention : les plus-values sur marchandises restent imposables.

Application pratique

Pour les TPE/PME

Une PME de 50 salariés absorbant une filiale peut bénéficier de cette exonération si elle respecte les conditions de nationalité française et reprend les obligations comptables. Par exemple, si l’absorption génère une plus-value de 200 000€ sur immobilisations, celle-ci sera exonérée d’IS, représentant une économie d’environ 50 000€.

Pour les professions libérales et avocats

Les cabinets d’avocats constitués en société peuvent utiliser ce régime lors de rapprochements. Un cabinet parisien absorbant un confrère doit toutefois s’assurer que les actifs professionnels (fonds de clientèle, matériel) respectent les règles de reprise des amortissements d’origine.

Pour les auto-entrepreneurs

Ce dispositif ne concerne pas directement les auto-entrepreneurs, ces derniers n’étant pas soumis à l’impôt sur les sociétés. Toutefois, en cas d’évolution vers une forme sociétaire, la connaissance de ces règles devient pertinente.

Points d’attention

L’application du régime impose des obligations comptables strictes : maintien des prix de revient d’origine pour le calcul des amortissements futurs, reprise des provisions pour renouvellement, et conservation de l’historique fiscal des biens apportés. Le non-respect de ces conditions peut entraîner une remise en cause de l’exonération.

La condition de nationalité française s’étend aux territoires d’outre-mer, mais exclut les sociétés étrangères, même européennes.

Articles du CGI liés

L’article 210 s’articule avec les articles 210 A à 210 C qui constituent le régime moderne des restructurations. L’article 238 octies, mentionné dans le texte, traite des plus-values à long terme. Ces dispositifs forment un ensemble cohérent pour optimiser fiscalement les opérations de croissance externe.

Conseil AdvizExperts

Chez AdvizExperts, nous accompagnons régulièrement nos clients parisiens dans leurs projets de fusion-acquisition. Notre expertise en restructurations de TPE/PME nous permet d’optimiser l’application de l’article 210 CGI tout en sécurisant juridiquement l’opération. Nous recommandons une analyse préalable approfondie des implications comptables et fiscales, particulièrement pour les obligations de reprise des amortissements qui conditionnent le maintien de l’exonération.

Questions fréquentes sur l’article 210

Quelles plus-values sont exonérées lors d'une fusion de société selon l'article 210 ?

Les plus-values résultant de l'attribution gratuite d'actions suite à une fusion de SA, SCA ou SARL sont exonérées d'impôt sur les sociétés. Cette exonération ne concerne pas les plus-values sur marchandises.

Quelles sont les conditions pour bénéficier de l'exonération de l'article 210 CGI ?

La société bénéficiaire doit être de nationalité française, reprendre les amortissements selon les prix de revient d'origine et inscrire au passif les provisions pour renouvellement correspondantes.

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