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Article 244 quater O : Crédit d’impôt métiers d’art 2024

Article 244 quater O XL : Crédit d'impôt en faveur des métiers d'art Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 244 quater O du CGI

I. – Les entreprises mentionnées au III et imposées d’après leur bénéfice réel ou exonérées en application des articles 44 sexies , 44 sexies A, 44 octies A , 44 duodecies, 44 terdecies à 44 septdecies peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 10 % de la somme : 1° Des salaires et charges sociales afférents aux salariés directement affectés à la création d’ouvrages réalisés en un seul exemplaire ou en petite série. La création d’ouvrages uniques, réalisés en un exemplaire ou en petite série, se définit selon deux critères cumulatifs : a) Un ouvrage pouvant s’appuyer sur la réalisation de plans ou maquettes ou de prototypes ou de tests ou encore de mise au point manuelle particulière à l’ouvrage ; b) Un ouvrage produit en un exemplaire ou en petite série ne figurant pas à l’identique dans les réalisations précédentes de l’entreprise ; 2° Des dotations aux amortissements des immobilisations créées ou acquises à l’état neuf qui sont directement affectées à la création d’ouvrages mentionnés au 1° et à la réalisation de prototypes ; 3° Des frais de dépôt des dessins et modèles relatifs aux ouvrages mentionnés au 1° ; 4° Des frais de défense des dessins, des modèles, dans la limite de 60 000 € par an ; 5° (Abrogé) ; 6° Des dépenses liées à l’élaboration d’ouvrages mentionnés au 1° confiées par ces entreprises à des stylistes ou bureaux de style externes. I bis. – Les entreprises mentionnées aux 1° et 3° du III du présent article et imposées d’après leur bénéfice réel ou exonérées en application des mêmes articles 44 sexies, 44 sexies A, 44 octies A, 44 duodecies et 44 terdecies à 44 septdecies et œuvrant dans le domaine de la restauration du patrimoine bénéficient du crédit d’impôt prévu au premier alinéa du I du présent article au titre : 1° Des salaires et charges sociales afférents aux salariés directement affectés à l’activité de restauration du patrimoine ; 2° Des dotations aux amortissements des immobilisations créées ou acquises à l’état neuf qui sont directement affectées à l’activité mentionnée au 1° ; 3° Des frais de dépôt des dessins et modèles relatifs à l’activité mentionnée au même 1° ; 4° Des frais de défense des dessins et des modèles, dans la limite de 60 000 € par an ; 5° Des dépenses liées à l’activité mentionnée audit 1° confiées par ces entreprises à des stylistes ou à des bureaux de style externes. II. – Le taux de 10 % visé au I est porté à 15 % pour les entreprises visées au 3° du III. Le crédit d’impôt est plafonné à 30 000 € par an et par entreprise. III. – Les entreprises pouvant bénéficier du crédit d’impôt sont : 1° Les entreprises dont les charges de personnel afférentes aux salariés qui exercent un des métiers d’art énumérés dans un arrêté du ministre chargé des petites et moyennes entreprises représentent au moins 30 % de la masse salariale totale ; 2° Les entreprises industrielles des secteurs de l’horlogerie, de la bijouterie, de la joaillerie, de l’orfèvrerie, de la lunetterie, des arts de la table, du jouet, de la facture instrumentale et de l’ameublement ; les nomenclatures des activités et des produits concernés sont définies par arrêté du ministre chargé de l’industrie ; 3° Les entreprises portant le label ” Entreprise du patrimoine vivant ” au sens de l’article 23 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises. IV. – Quelle que soit la date de clôture des exercices et quelle que soit leur durée, le crédit d’impôt est calculé par année civile. V. – Les subventions publiques reçues par les entreprises à raison de dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt sont déduites des bases de calcul de ce crédit. VI. – Les mêmes dépenses ne peuvent entrer à la fois dans la base de calcul du crédit d’impôt et dans celle d’un autre crédit d’impôt. VI bis. – Le bénéfice du crédit d’impôt est subordonné au respect du règlement (UE) 2023/2831 de la Commission du 13 décembre 2023 relatif à l’application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne aux aides de minimis. Pour l’application du premier alinéa, les sociétés de personnes et les groupements mentionnés aux articles 8 , 238 bis L , 239 quater , 239 quater A, 239 quater B et 239 quater C qui ne sont pas soumis à l’impôt sur les sociétés doivent également respecter le règlement (UE) 2023/2831 de la Commission du 13 décembre 2023 précité. Le crédit d’impôt peut être utilisé par les associés de ces sociétés ou les membres de ces groupements proportionnellement à leurs droits dans ces sociétés ou groupements s’ils satisfont aux conditions d’application de ce même règlement et sous réserve qu’il s’agisse de redevables soumis à l’impôt sur les sociétés ou de personnes physiques participant à l’exploitation au sens du 1° bis du I de l’article 156 . VII. – (Abrogé). VIII. – Le présent article s’applique aux crédits d’impôt calculés au titre des dépenses exposées par les entreprises mentionnées au III jusqu’au 31 décembre 2026.

Ce que dit l’article 244 quater O du CGI

L’article 244 quater O institue un crédit d’impôt métiers d’art destiné à soutenir les entreprises artisanales et industrielles œuvrant dans la création d’ouvrages uniques ou en petite série. Ce dispositif fiscal avantageux permet aux entreprises éligibles de bénéficier d’un crédit d’impôt de 10% sur certaines dépenses, porté à 15% pour les entreprises labellisées “Entreprise du patrimoine vivant”, dans la limite de 30 000 € par an.

Application pratique du crédit d’impôt

Dépenses éligibles et calcul

Le crédit d’impôt s’applique sur plusieurs types de dépenses : les salaires et charges sociales des salariés affectés à la création d’ouvrages uniques, les amortissements d’immobilisations dédiées, les frais de dépôt et de défense des dessins et modèles (plafonnés à 60 000 €/an), et les dépenses confiées à des stylistes externes. Par exemple, une entreprise de joaillerie avec 80 000 € de salaires éligibles bénéficiera d’un crédit d’impôt de 8 000 € (10% x 80 000 €).

Pour les TPE/PME artisanales

Les TPE/PME des secteurs de l’horlogerie, bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, lunetterie, arts de la table, jouet, facture instrumentale et ameublement peuvent prétendre à ce crédit d’impôt. Une entreprise d’ameublement créant des meubles sur mesure avec 50 000 € de charges salariales éligibles obtiendra un crédit de 5 000 €.

Pour les professions libérales et avocats

Bien que moins concernées, certaines professions libérales exerçant des activités artisanales (architectes créant des maquettes uniques, designers…) peuvent être éligibles si elles respectent les critères de création d’ouvrages uniques et les seuils de masse salariale dédiée.

Cas particulier de la restauration du patrimoine

L’article 244 quater O prévoit également un volet spécifique pour les entreprises de restauration du patrimoine, avec les mêmes dépenses éligibles mais appliquées à cette activité particulière.

Points d’attention juridiques et fiscaux

Plusieurs conditions strictes encadrent ce dispositif : le respect du règlement européen sur les aides de minimis, l’impossibilité de cumuler avec d’autres crédits d’impôt sur les mêmes dépenses, et la déduction des subventions publiques de la base de calcul. Les entreprises doivent également justifier que leurs créations ne figurent pas à l’identique dans leurs réalisations précédentes. Le dispositif s’applique jusqu’au 31 décembre 2026.

Articles du CGI liés

Ce crédit d’impôt s’articule avec les régimes d’exonération des articles 44 sexies à 44 septdecies, et les règles de transparence fiscale des articles 8 et 238 bis L pour les sociétés de personnes. Il complète l’arsenal fiscal de soutien aux entreprises innovantes aux côtés du CIR et du CII.

Conseil AdvizExperts

Nos experts-comptables AdvizExperts, spécialisés dans l’accompagnement des TPE/PME artisanales, recommandent une analyse approfondie de l’éligibilité de vos activités avant de solliciter ce crédit d’impôt. La documentation des processus de création et la traçabilité des dépenses sont essentielles pour optimiser ce dispositif fiscal avantageux et sécuriser vos déclarations.

Questions fréquentes sur l’article 244 quater O

Quel est le montant maximum du crédit d'impôt métiers d'art ?

Le crédit d'impôt métiers d'art est plafonné à 30 000 € par an et par entreprise. Le taux est de 10% des dépenses éligibles, porté à 15% pour les entreprises labellisées "Entreprise du patrimoine vivant".

Quelles entreprises peuvent bénéficier du crédit d'impôt métiers d'art ?

Trois catégories d'entreprises sont éligibles : celles dont 30% minimum de la masse salariale concerne les métiers d'art, les entreprises industrielles de secteurs spécifiques (horlogerie, bijouterie, joaillerie…), et les entreprises labellisées "Entreprise du patrimoine vivant".

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