Présentation de la convention collective des entreprises de création et d’événement
La convention collective des entreprises de création et d’événement (IDCC 3252) encadre les relations de travail dans un secteur en pleine expansion. Cette convention s’applique aux entreprises spécialisées dans l’organisation d’événements, la communication événementielle, la production audiovisuelle et les prestations techniques associées.
Champ d’application : Cette convention couvre les agences événementielles, les sociétés de production, les entreprises de communication événementielle, les organisateurs de salons et foires, ainsi que les prestataires techniques. Elle concerne environ 45 000 salariés répartis dans plus de 3 500 entreprises, principalement des TPE et PME.
Les salariés concernés incluent les chefs de projet événementiel, les techniciens audiovisuels, les responsables communication, les coordinateurs logistiques, ainsi que l’ensemble du personnel administratif et commercial de ces structures.
Salaires minimums et grille de rémunération
La convention collective établit une grille de rémunération structurée en 5 niveaux principaux :
- Niveau I (employé débutant) : 1 766€ bruts mensuels
- Niveau II (employé qualifié) : 1 923€ bruts mensuels
- Niveau III (technicien confirmé) : 2 156€ bruts mensuels
- Niveau IV (agent de maîtrise) : 2 445€ bruts mensuels
- Niveau V (cadre) : 2 890€ bruts mensuels minimum
Ces montants, supérieurs de 15 à 85% au SMIC (1 766€ en 2024), reflètent les compétences techniques spécialisées requises dans ce secteur. Les salaires évoluent également selon l’ancienneté avec des majorations automatiques.
Durée du travail et congés
La durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine, avec des aménagements spécifiques liés aux contraintes du secteur événementiel. Les heures supplémentaires sont majorées de 25% pour les 8 premières heures, puis 50% au-delà.
Congés payés : En plus des 25 jours ouvrables légaux, la convention accorde :
- 2 jours supplémentaires après 10 ans d’ancienneté
- 3 jours supplémentaires après 15 ans d’ancienneté
- Congé de fractionnement bonifié : 3 jours si prise de congés hors période estivale
Les jours fériés suivent le régime légal, avec compensation obligatoire en cas de travail le 1er mai (majoration de 100%).
Période d’essai et préavis
Les durées de période d’essai respectent le Code du travail :
- Employés et techniciens : 2 mois (renouvelable une fois)
- Agents de maîtrise : 3 mois (renouvelable une fois)
- Cadres : 4 mois (renouvelable une fois)
Préavis de licenciement :
- Moins de 6 mois d’ancienneté : aucun préavis
- 6 mois à 2 ans : 1 mois de préavis
- Plus de 2 ans : 2 mois de préavis
Ces durées sont identiques aux dispositions légales, la convention n’apportant pas d’amélioration particulière sur ce point.
Indemnités de licenciement
La convention collective prévoit des indemnités de licenciement plus favorables que le régime légal :
- Régime conventionnel : 1/4 de mois par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà
- Régime légal : 1/4 de mois jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois
Bien que les taux soient identiques, la convention précise les modalités de calcul et étend certaines garanties. L’indemnité minimale est de 2 mois de salaire pour toute rupture après 2 ans d’ancienneté.
Primes et avantages
La convention collective institue plusieurs primes obligatoires :
- Prime d’ancienneté : 3% du salaire après 3 ans, 6% après 6 ans, 9% après 9 ans, 12% après 12 ans
- Prime de 13ème mois : Versement obligatoire en décembre, calculé au prorata du temps de présence
- Prime de responsabilité : Pour les postes d’encadrement, montant négocié individuellement
Les avantages en nature incluent la prise en charge partielle des frais de transport (75% du pass Navigo en région parisienne) et les équipements techniques nécessaires à l’activité.
Prévoyance et mutuelle
L’employeur doit mettre en place :
- Mutuelle collective : Participation employeur minimale de 60% de la cotisation
- Prévoyance : Garanties décès (3 fois le salaire annuel), incapacité et invalidité
- Retraite complémentaire : Cotisations majorées pour les cadres
Ces garanties offrent une protection sociale renforcée adaptée aux spécificités du secteur et aux risques professionnels liés aux déplacements fréquents.
Ce que cela implique pour l’employeur TPE/PME
Pour les dirigeants de TPE/PME du secteur événementiel, cette convention collective impose des obligations spécifiques importantes :
Obligations principales :
- Respecter les salaires minimums conventionnels (15% à 85% au-dessus du SMIC)
- Verser la prime d’ancienneté et le 13ème mois obligatoires
- Mettre en place mutuelle et prévoyance collectives
- Appliquer les congés supplémentaires selon l’ancienneté
Erreurs fréquentes à éviter :
- Oubli du versement du 13ème mois au prorata
- Mauvais calcul de la prime d’ancienneté
- Non-respect des majorations d’heures supplémentaires
- Défaut de mise en place de la prévoyance collective
Conseils AdvizExperts : Nos experts-comptables spécialisés TPE/PME vous accompagnent dans la mise en conformité avec cette convention collective. Nous assurons le suivi des obligations sociales, le calcul des primes conventionnelles et la vérification de vos bulletins de paie. Notre expertise du secteur événementiel nous permet de vous conseiller efficacement sur l’optimisation de votre masse salariale tout en respectant vos obligations conventionnelles.
Questions fréquentes
Quelles entreprises sont concernées par la convention collective IDCC 3252 ?
La convention collective des entreprises de création et d'événement s'applique aux agences événementielles, sociétés de production audiovisuelle, entreprises de communication événementielle, organisateurs de salons et foires, ainsi qu'aux prestataires techniques pour l'événementiel.
Quels sont les salaires minimums dans la convention collective création et événement ?
Les salaires minimums varient selon les niveaux : niveau I (débutant) à 1 766€ bruts mensuels, niveau III (technicien confirmé) à 2 156€, et niveau V (cadre) à partir de 2 890€ bruts mensuels, soit des montants supérieurs au SMIC.
Quelle est la durée de la période d'essai selon cette convention collective ?
La période d'essai est de 2 mois pour les employés et techniciens, 3 mois pour les agents de maîtrise, et 4 mois pour les cadres, avec possibilité de renouvellement une fois, soit des durées identiques au Code du travail.