Présentation de la convention collective des espaces de loisirs, d’attractions et culturels
La convention collective des espaces de loisirs, d’attractions et culturels (IDCC 1790) s’applique aux entreprises exploitant des parcs d’attractions, centres de loisirs, parcs zoologiques, aquariums, musées privés et autres espaces récréatifs. Cette convention couvre environ 45 000 salariés répartis dans plus de 1 200 établissements en France.
Le champ d’application inclut les parcs à thèmes, les centres aquatiques, les bowlings, les salles de jeux, les escape games, ainsi que les établissements culturels privés. Sont concernés tous les salariés, du personnel d’accueil aux cadres dirigeants, en passant par les techniciens et les animateurs.
Salaires minimums et grille de rémunération
La convention collective IDCC 1790 établit une grille de salaires structurée en 5 niveaux principaux :
- Niveau I : 1 747 € brut/mois (agents d’entretien, billetterie)
- Niveau II : 1 895 € brut/mois (animateurs, guides)
- Niveau III : 2 156 € brut/mois (techniciens spécialisés)
- Niveau IV : 2 445 € brut/mois (agents de maîtrise)
- Niveau V : 2 890 € brut/mois (cadres)
Ces minima conventionnels sont tous supérieurs au SMIC 2026 (1 747 €), garantissant une revalorisation automatique des salaires les plus bas. La convention prévoit également des coefficients d’ancienneté de 2% après 3 ans et 4% après 8 ans d’ancienneté.
Durée du travail et congés
La durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine, avec possibilité d’aménagement selon la saisonnalité. Le travail du dimanche et des jours fériés est autorisé avec majoration de 100% pour les dimanches et 50% pour les jours fériés.
Concernant les congés payés, la convention accorde :
- 25 jours ouvrables de base (comme le Code du travail)
- 1 jour supplémentaire après 10 ans d’ancienneté
- 2 jours supplémentaires après 20 ans d’ancienneté
- Congés fractionnables selon les contraintes saisonnières
Les jours fériés suivent le régime légal, avec la particularité que le 1er mai est chômé et payé, même s’il tombe un dimanche.
Période d’essai et préavis
Les périodes d’essai sont définies comme suit :
- Employés : 2 mois (renouvelable 1 fois)
- Agents de maîtrise : 3 mois (renouvelable 1 fois)
- Cadres : 4 mois (renouvelable 1 fois)
Ces durées respectent les maximas du Code du travail. Les préavis de licenciement sont :
- 1 mois pour les employés (identique au Code du travail)
- 2 mois pour les agents de maîtrise
- 3 mois pour les cadres
En cas de démission, le préavis est réduit de moitié, sauf pour les cadres qui conservent 3 mois.
Indemnités de licenciement
L’indemnité conventionnelle de licenciement est plus favorable que le régime légal :
- 1/4 de mois par année d’ancienneté pour les 10 premières années
- 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans
- Minimum de 2 mois de salaire après 2 ans d’ancienneté
À titre de comparaison, le Code du travail prévoit 1/4 de mois pendant 10 ans puis 1/3 de mois, mais sans minimum garanti. Pour un salarié avec 15 ans d’ancienneté, l’indemnité conventionnelle représente environ 4,17 mois de salaire contre 4,17 mois également selon le calcul légal, mais avec la garantie du minimum.
Primes et avantages
La convention collective prévoit plusieurs primes obligatoires :
- Prime d’ancienneté : 2% du salaire après 3 ans, 4% après 8 ans, 6% après 15 ans
- Prime de sujétions spéciales : 50 € à 150 € selon les contraintes du poste
- Indemnité de transport : remboursement à 60% (au-delà des 50% légaux)
- Prime de fin d’année : 0,5% de la masse salariale répartie entre les salariés présents au 31 décembre
Certaines entreprises accordent également des avantages en nature comme l’accès gratuit aux installations pour les salariés et leur famille, représentant un avantage significatif dans ce secteur.
Prévoyance et mutuelle
L’employeur doit obligatoirement mettre en place :
- Mutuelle santé : participation minimale de 60% (contre 50% légaux)
- Prévoyance décès-invalidité : capital décès de 2 fois le salaire annuel brut
- Arrêts maladie : maintien de salaire à 90% dès le 1er jour après 1 an d’ancienneté
Ces garanties représentent un coût moyen de 4% à 6% de la masse salariale pour l’employeur, mais constituent un avantage social important pour attirer et fidéliser les talents dans ce secteur concurrentiel.
Ce que cela implique pour l’employeur TPE/PME
Pour les dirigeants de TPE/PME du secteur des loisirs, cette convention collective implique plusieurs obligations spécifiques souvent méconnues :
Obligations principales :
- Appliquer les minima salariaux supérieurs au SMIC
- Gérer la saisonnalité tout en respectant les préavis
- Mettre en place la couverture prévoyance renforcée
- Organiser les congés selon les contraintes d’exploitation
Erreurs fréquentes : application du SMIC au lieu des minima conventionnels, oubli des primes d’ancienneté, mauvais calcul des majorations dimanche/fériés, non-respect des durées de préavis spécifiques.
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Questions fréquentes
Quels sont les salaires minimums dans la convention collective des espaces de loisirs ?
La convention collective IDCC 1790 prévoit une grille de salaires avec 5 niveaux, du niveau I (1 747 € brut/mois) au niveau V (2 890 € brut/mois), tous supérieurs au SMIC.
Quelle est la durée de la période d'essai pour les employés ?
La période d'essai est de 2 mois pour les employés (renouvelable 1 fois), 3 mois pour les agents de maîtrise et 4 mois pour les cadres, avec possibilité de renouvellement.
Y a-t-il des congés supplémentaires dans cette convention collective ?
Oui, la convention prévoit 1 jour de congé supplémentaire après 10 ans d'ancienneté et 2 jours après 20 ans, en plus des 25 jours de base.