Présentation de la convention collective des fleuristes
La convention collective des fleuristes, vente et services des animaux familiers (IDCC 1978) régit les relations de travail dans un secteur diversifié alliant commerce de proximité et services spécialisés. Signée le 21 janvier 1982, elle s’applique à l’ensemble du territoire français.
Champ d’application et entreprises concernées
Cette convention couvre les activités de :
- Fleuristerie et composition florale
- Horticulture ornementale et pépinières
- Jardineries et centres de jardinage
- Vente d’animaux familiers et accessoires
- Toilettage et services animaliers
Environ 45 000 salariés sont couverts par cette convention, répartis dans plus de 8 500 entreprises, principalement des TPE et PME familiales.
Salaires minimums et grille de rémunération
La convention collective des fleuristes établit une grille salariale à 5 niveaux, avec des coefficients hiérarchiques précis.
Grille des salaires minimums conventionnels
- Niveau I (coefficient 140) : 1 747€ brut mensuel
- Niveau II (coefficient 145) : 1 785€ brut mensuel
- Niveau III (coefficient 160) : 1 925€ brut mensuel
- Niveau IV (coefficient 180) : 2 041€ brut mensuel
- Niveau V (coefficient 210) : 2 156€ brut mensuel
Ces montants, applicables sur la base de 35 heures hebdomadaires, sont supérieurs au SMIC (1 747€ en 2024) dès le niveau II. La revalorisation intervient généralement une fois par an, lors des négociations paritaires.
Durée du travail et congés
Temps de travail
La durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine. Les heures supplémentaires sont majorées de 25% pour les 8 premières heures, puis 50% au-delà. Le travail dominical est autorisé avec majoration de 100% ou repos compensateur équivalent.
Congés payés
La convention prévoit :
- 5 semaines de congés payés légaux
- 1 jour supplémentaire après 20 ans d’ancienneté
- 2 jours supplémentaires après 25 ans d’ancienneté
- Congé d’ancienneté : 2 jours ouvrables après 15 ans dans la même entreprise
Les congés pour événements familiaux suivent les dispositions légales : 3 jours pour mariage, 3 jours pour naissance, 1 jour pour baptême ou communion d’un enfant.
Période d’essai et préavis
Durée des périodes d’essai
Les périodes d’essai sont alignées sur le Code du travail :
- Employés : 2 mois renouvelables une fois
- Agents de maîtrise : 3 mois renouvelables une fois
- Cadres : 4 mois renouvelables une fois
Préavis de licenciement et démission
La convention prévoit des préavis plus favorables que le Code du travail :
- Moins de 6 mois d’ancienneté : 1 semaine
- De 6 mois à 2 ans : 1 mois
- Plus de 2 ans d’ancienneté : 2 mois
Indemnités de licenciement
L’indemnité conventionnelle de licenciement est plus avantageuse que l’indemnité légale :
- 1/5ème de mois par année d’ancienneté pour les 10 premières années
- 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans
- Ancienneté minimale requise : 8 mois (vs 1 an légal)
Pour un salarié ayant 15 ans d’ancienneté, l’indemnité conventionnelle représente environ 3,67 mois de salaire contre 3 mois selon le Code du travail.
Primes et avantages
Prime d’ancienneté
Une prime d’ancienneté mensuelle s’ajoute au salaire de base :
- 3 ans d’ancienneté : 2% du salaire minimum conventionnel
- 6 ans d’ancienneté : 4% du salaire minimum conventionnel
- 9 ans d’ancienneté : 6% du salaire minimum conventionnel
- 12 ans d’ancienneté : 8% du salaire minimum conventionnel
Autres avantages
La convention ne prévoit pas de 13ème mois obligatoire, mais encourage les entreprises à mettre en place des systèmes de participation aux bénéfices. Les avantages en nature (véhicule, téléphone) restent à la discrétion de l’employeur.
Prévoyance et mutuelle
Couverture prévoyance
Depuis 2016, les entreprises doivent adhérer à un régime de prévoyance garantissant :
- Décès : 100% du salaire annuel brut
- Incapacité temporaire : maintien de salaire selon l’ancienneté
- Invalidité permanente : rente proportionnelle au taux d’incapacité
Complémentaire santé
La mise en place d’une mutuelle d’entreprise est obligatoire depuis 2016. L’employeur finance au minimum 50% des cotisations, avec un panier de soins minimal défini par la loi ANI.
Ce que cela implique pour les employeurs TPE/PME
Obligations spécifiques
Les employeurs du secteur floral doivent particulièrement veiller à :
- Respecter les salaires minimums conventionnels supérieurs au SMIC
- Calculer correctement les majorations dominicales (fréquentes dans le secteur)
- Gérer les congés saisonniers (pics d’activité : Saint-Valentin, Fête des mères, Toussaint)
- Mettre en place la prévoyance et la mutuelle obligatoires
Erreurs fréquentes à éviter
Les erreurs les plus courantes concernent :
- Application du SMIC au lieu des minima conventionnels
- Non-respect des majorations pour travail dominical
- Calcul erroné des indemnités de licenciement
- Oubli de la prime d’ancienneté dans les bulletins de paie
L’accompagnement AdvizExperts
AdvizExperts, cabinet d’expertise comptable parisien spécialisé dans l’accompagnement des TPE/PME, propose un accompagnement personnalisé aux entreprises du secteur floral. Nos experts maîtrisent les spécificités de cette convention collective et vous aident à :
- Optimiser votre gestion de paie et éviter les redressements URSSAF
- Sécuriser vos procédures de licenciement et calculs d’indemnités
- Mettre en conformité vos contrats de travail
- Négocier vos contrats de prévoyance et mutuelle
Notre expertise du secteur commerce et notre connaissance approfondie du droit social garantissent une gestion sereine de vos obligations d’employeur dans le respect de la convention collective IDCC 1978.
Questions fréquentes
Quelles entreprises sont concernées par la convention collective des fleuristes IDCC 1978 ?
La convention collective IDCC 1978 s'applique aux entreprises de fleuristerie, horticulture ornementale, pépinières, jardineries et vente d'animaux familiers. Elle couvre environ 45 000 salariés en France.
Quel est le salaire minimum dans la convention collective des fleuristes ?
Les salaires minimums varient selon les niveaux : niveau I à 1 747€ brut mensuel, niveau II à 1 785€, jusqu'au niveau V à 2 156€. Ces montants sont supérieurs au SMIC pour les niveaux qualifiés.
Quelle est la durée du préavis de démission pour un fleuriste ?
Le préavis de démission est de 1 semaine pour les employés ayant moins de 6 mois d'ancienneté, 1 mois entre 6 mois et 2 ans, et 2 mois au-delà de 2 ans d'ancienneté.