AccueilCGI Commenté › Article 6 CGI : foyer fiscal et imposition commune

Article 6 CGI : foyer fiscal et imposition commune

Article 6 I : Personnes imposables Mis à jour le 23 February 2026

Texte officiel de l’article 6 du CGI

1. Chaque contribuable est imposable à l’impôt sur le revenu, tant en raison de ses bénéfices et revenus personnels que de ceux de ses enfants et des personnes considérés comme étant à sa charge au sens des articles 196 et 196 A bis . Les revenus perçus par les enfants réputés à charge égale de l’un et l’autre de leurs parents sont, sauf preuve contraire, réputés également partagés entre les parents. Sauf application des dispositions du 4 et du second alinéa du 5, les personnes mariées sont soumises à une imposition commune pour les revenus perçus par chacune d’elles et ceux de leurs enfants et des personnes à charge mentionnés au premier alinéa ; cette imposition est établie aux noms des époux. Les partenaires liés par un pacte civil de solidarité défini à l’article 515-1 du code civil font l’objet, pour les revenus visés au premier alinéa, d’une imposition commune. L’imposition est établie à leurs deux noms. 2. Le contribuable peut réclamer des impositions distinctes pour ses enfants, lorsque ceux-ci tirent un revenu de leur travail ou d’une fortune indépendante de la sienne. 3. Toute personne majeure âgée de moins de vingt et un ans, ou de moins de vingt-cinq ans lorsqu’elle poursuit ses études, ou, quel que soit son âge, lorsqu’elle effectue son service militaire ou est atteinte d’une infirmité, peut opter, dans le délai de déclaration et sous réserve des dispositions du quatrième alinéa du 2° du II de l’article 156 , entre : 1° L’imposition de ses revenus dans les conditions de droit commun ; 2° Le rattachement au foyer fiscal dont elle faisait partie avant sa majorité, si le contribuable auquel elle se rattache accepte ce rattachement et inclut dans son revenu imposable les revenus perçus pendant l’année entière par cette personne ; le rattachement peut être demandé, au titre des années qui suivent celle au cours de laquelle elle atteint sa majorité, à l’un ou à l’autre des parents lorsque ceux-ci sont imposés séparément. Si la personne qui demande le rattachement est mariée, l’option entraîne le rattachement des revenus du ménage aux revenus de l’un ou des parents de l’un des conjoints. 3° Le rattachement au foyer fiscal qui l’a recueillie après qu’elle est devenue orpheline de père et de mère, si le contribuable auquel elle se rattache accepte ce rattachement et inclut dans son revenu imposable les revenus perçus pendant l’année entière par cette personne. 4. Les époux font l’objet d’impositions distinctes : a. Lorsqu’ils sont séparés de biens et ne vivent pas sous le même toit ; b. Lorsqu’étant en instance de séparation de corps ou de divorce, ils ont été autorisés à avoir des résidences séparées ; c. Lorsqu’en cas d’abandon du domicile conjugal par l’un ou l’autre des époux, chacun dispose de revenus distincts. 5. Les personnes mariées et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité sont soumis à une imposition commune pour les revenus dont ils ont disposé pendant l’année du mariage ou de la conclusion du pacte. Les époux et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité peuvent toutefois opter pour l’imposition distincte des revenus dont chacun a personnellement disposé pendant l’année du mariage ou de la conclusion du pacte, ainsi que de la quote-part des revenus communs lui revenant. A défaut de justification de cette quote-part, ces revenus communs sont partagés en deux parts égales entre les époux ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité. Cette option est exercée de manière irrévocable dans les délais prévus pour le dépôt de la déclaration initiale des revenus mentionnée à l’article 170 . Elle n’est pas applicable lorsque les partenaires liés par un pacte civil de solidarité, conclu au titre d’une année antérieure, se marient entre eux. 6. Chacun des époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires liés par un pacte civil de solidarité est personnellement imposable pour les revenus dont il a disposé pendant l’année de la réalisation de l’une des conditions du 4, du divorce ou de la dissolution du pacte, ainsi que pour la quote-part des revenus communs lui revenant. A défaut de justification de cette quote-part, ces revenus communs sont partagés en deux parts égales entre les époux, partenaires, anciens époux ou anciens partenaires liés par un pacte civil de solidarité. Les revenus communs sont, sauf preuve contraire, réputés partagés en deux parts égales entre les époux ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité. 7. Abrogé 8. En cas de décès de l’un des conjoints ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité, l’impôt afférent aux bénéfices et revenus non encore taxés est établi au nom des époux ou partenaires. Le conjoint ou le partenaire survivant est personnellement imposable pour la période postérieure au décès.

Ce que dit l’article 6 du CGI

L’article 6 du Code général des impôts définit les règles fondamentales du foyer fiscal et de l’imposition commune. Ce texte établit que chaque contribuable est imposable sur ses revenus personnels ainsi que ceux de ses enfants et personnes à charge. Pour les couples mariés ou pacsés, le principe de l’imposition commune s’applique : leurs revenus sont déclarés ensemble sur une déclaration unique établie aux deux noms.

L’article prévoit également les modalités de rattachement des enfants majeurs au foyer fiscal parental, ainsi que les cas exceptionnels d’imposition séparée des époux. Ces règles impactent directement le calcul de l’impôt sur le revenu et le nombre de parts fiscales du foyer.

Application pratique

Pour les TPE/PME

Les dirigeants de TPE/PME mariés ou pacsés déclarent ensemble leurs bénéfices professionnels (BIC, BNC) et autres revenus. Si l’un des conjoints perçoit 45 000 € de bénéfices et l’autre 25 000 € de salaires, le foyer fiscal déclare 70 000 € avec 2 parts (couple sans enfant). En cas de séparation avec résidences distinctes, chacun déclare séparément ses revenus professionnels.

Pour les professions libérales et avocats

Un avocat marié déclarant 80 000 € de BNC bénéficie de l’imposition commune avec son conjoint. Si ce dernier est sans revenus, le quotient familial reste à 2 parts. Le rattachement d’un enfant de 23 ans étudiant en droit (gagnant 8 000 € par an en stages) peut être fiscalement avantageux, ajoutant 0,5 part au foyer fiscal.

Pour les auto-entrepreneurs

Un auto-entrepreneur marié déclarant 35 000 € de chiffre d’affaires (soit environ 20 300 € après abattement de 34 %) cumule ses revenus avec ceux de son conjoint salarié. L’imposition commune permet souvent de bénéficier d’un taux marginal plus faible que deux impositions distinctes.

Points d’attention

Le choix du rattachement d’un enfant majeur doit être calculé précisément. Un étudiant de 22 ans gagnant 15 000 € par an aura souvent intérêt à déclarer séparément pour bénéficier de la décote. L’option d’imposition distincte en année de mariage ou PACS est irrévocable et doit être exercée dans les délais légaux. En cas de divorce, la répartition des revenus communs suit la règle du partage par moitié sauf justification contraire.

Articles du CGI liés

L’article 6 s’articule avec l’article 196 (personnes à charge), l’article 196 A bis (rattachement des enfants), et l’article 170 (obligations déclaratives). L’article 156 précise les conditions de revenus pour le rattachement. Ces textes forment un ensemble cohérent régissant la composition du foyer fiscal français.

Conseil AdvizExperts

Chez AdvizExperts, cabinet d’expertise comptable parisien spécialisé TPE/PME et professions libérales, nous recommandons une analyse annuelle de l’optimisation fiscale familiale. Nos experts calculent systématiquement l’impact du rattachement des enfants majeurs et conseillent nos clients sur les choix d’imposition en cas d’évolution de situation familiale, garantissant ainsi la stratégie fiscale la plus avantageuse.

Questions fréquentes sur l’article 6

Peut-on choisir entre rattachement et déclaration séparée pour un enfant majeur ?

Oui, jusqu'à 21 ans (25 ans pour les étudiants), l'enfant majeur peut opter pour son rattachement au foyer fiscal parental ou déclarer ses revenus séparément. Cette option doit être exercée chaque année dans les délais de déclaration.

Dans quels cas les époux sont-ils imposés séparément ?

L'imposition séparée s'applique automatiquement en cas de séparation de biens sans cohabitation, procédure de divorce avec résidences séparées, ou abandon du domicile conjugal avec revenus distincts.

CGI Article 6 I : Personnes imposables Fiscalité Expert-comptable Paris
← Retour au sommaire CGI

Besoin d'aide sur cet article du CGI ?

Premier rendez-vous gratuit · Sans engagement · Réponse sous 24h

Prendre RDV gratuitement →

350+ clients accompagnés · Paris 8 & Les Lilas

Scroll to Top