AccueilConventions collectives › Convention collective Manutention ferroviaire (IDCC 0538) : guide 2026

Convention collective Manutention ferroviaire (IDCC 0538) : guide 2026

IDCC 0538 Transport Mis à jour le 23 February 2026

Présentation de la convention collective de la manutention ferroviaire

La convention collective de la manutention ferroviaire et travaux connexes (IDCC 0538) s’applique aux entreprises exerçant des activités de manutention dans les gares, triages et installations ferroviaires. Cette convention couvre environ 8 500 salariés répartis dans près de 200 entreprises spécialisées.

Le champ d’application comprend :

Les salariés concernés incluent les manutentionnaires, conducteurs d’engins de levage, magasiniers, agents de nettoyage et personnels d’encadrement travaillant dans ce secteur spécialisé du transport ferroviaire.

Salaires minimums et grille de rémunération

La convention collective établit une classification en 6 échelons avec des salaires minimums garantis au 1er janvier 2024 :

Ces minima sont tous supérieurs au SMIC (1 766,92 € en 2024), garantissant une revalorisation significative notamment pour les échelons supérieurs. La convention prévoit une révision annuelle des salaires en fonction de l’évolution économique du secteur.

Durée du travail et congés

La durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine, avec possibilité d’aménagement du temps de travail selon les besoins d’exploitation. Les heures supplémentaires sont majorées de 25% pour les 8 premières heures et 50% au-delà.

Congés payés

En plus des 25 jours ouvrables légaux, la convention accorde des congés supplémentaires selon l’ancienneté :

Jours fériés

Tous les jours fériés légaux sont chômés et payés. Le travail exceptionnel un jour férié est majoré de 100%. La convention reconnaît également des autorisations d’absence pour événements familiaux : 3 jours pour mariage, 1 jour pour naissance d’un enfant.

Période d’essai et préavis

Les durées de période d’essai sont inférieures aux maximums légaux :

Préavis de démission et licenciement

Les préavis conventionnels s’établissent comme suit :

Ces durées s’appliquent identiquement en cas de démission ou de licenciement, garantissant une réciprocité entre employeur et salarié.

Indemnités de licenciement

La convention prévoit des indemnités supérieures au minimum légal :

Cette formule garantit par exemple pour un salarié ayant 15 ans d’ancienneté : (10 × 1/4) + (5 × 1/3) = 4,17 mois de salaire, contre 3,75 mois selon le calcul légal. L’indemnité minimale est fixée à 1 mois de salaire dès 8 mois d’ancienneté.

Primes et avantages

Prime de 13ème mois

Tous les salariés bénéficient d’une prime annuelle équivalente à 1 mois de salaire, versée en décembre. Cette prime est calculée au prorata du temps de présence pour les salariés n’ayant pas une année complète.

Prime d’ancienneté

Une prime d’ancienneté s’ajoute au salaire de base :

Indemnités spécifiques

La convention reconnaît des sujétions particulières du secteur avec des indemnités pour travail de nuit (20% de majoration), travail du dimanche (50% de majoration) et astreintes techniques.

Prévoyance et mutuelle

L’employeur doit mettre en place une couverture prévoyance obligatoire garantissant :

Une complémentaire santé est obligatoire avec un financement employeur à hauteur de 60% minimum. La convention encourage la mise en place d’un régime collectif au niveau de la branche pour optimiser les garanties.

Ce que cela implique pour l’employeur TPE/PME

Les entreprises de manutention ferroviaire doivent respecter des obligations conventionnelles strictes, souvent méconnues des dirigeants de TPE/PME.

Principales obligations

Erreurs fréquentes à éviter

Les erreurs les plus courantes concernent l’oubli d’application des grilles salariales conventionnelles, le non-versement de la prime annuelle et le calcul incorrect des indemnités de licenciement. Le non-respect de ces dispositions expose l’employeur à des rappels de salaire et des sanctions.

Conseils AdvizExperts

AdvizExperts, cabinet d’expertise comptable parisien spécialisé dans l’accompagnement des TPE/PME, recommande un audit annuel de conformité conventionnelle. Notre équipe vous assiste dans la mise en œuvre des obligations sociales, le calcul des charges spécifiques et l’optimisation de votre politique de rémunération.

Nous proposons un accompagnement personnalisé pour sécuriser vos pratiques RH et anticiper les évolutions réglementaires de cette convention collective technique. Notre expertise du secteur transport nous permet d’identifier les opportunités d’optimisation sociale et fiscale adaptées à votre activité de manutention ferroviaire.

Questions fréquentes

Quels sont les salaires minimums dans la convention collective de la manutention ferroviaire ?

La convention collective de la manutention ferroviaire IDCC 0538 prévoit une grille de classification avec 6 échelons. Les salaires minimums vont de 1 747 € pour l'échelon 1 à 2 890 € pour l'échelon 6, soit des niveaux supérieurs au SMIC pour tous les échelons.

Quelle est la durée de la période d'essai dans cette convention collective ?

La période d'essai varie selon la qualification : 2 semaines pour les ouvriers, 1 mois pour les employés, 2 mois pour les agents de maîtrise et 3 mois pour les cadres. Ces durées sont inférieures aux maximums légaux du Code du travail.

Les salariés ont-ils droit à des congés payés supplémentaires ?

Oui, la convention collective accorde des congés supplémentaires liés à l'ancienneté : 1 jour après 10 ans, 2 jours après 15 ans et 3 jours après 20 ans d'ancienneté dans l'entreprise, s'ajoutant aux 25 jours ouvrables de base.

IDCC 0538 Transport Convention collective Droit social
Partager : in
← Retour aux conventions collectives

Besoin d'aide avec cette convention ?

Nos experts gèrent la paie et le social en conformité avec votre convention collective.

Prendre RDV gratuitement →

350+ clients accompagnés · Paris 8 & Les Lilas

Scroll to Top