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Simulateur indemnité départ retraite gratuit : départ volontaire ou mise à la retraite

Le salarié part de lui-même, ou l’employeur le met à la retraite : l’indemnité n’est pas la même, ni son régime. Indiquez le salaire et l’ancienneté : le calcul donne le minimum légal dans les deux cas et, pour la mise à la retraite, la part imposable, la part soumise aux cotisations et à la CSG, et la contribution patronale de 40 %.

Rédigé par le cabinet, sources officielles Mis à jour le Règles : Code du travail, code de la sécurité sociale, CGI et service-public.gouv.fr

Indemnité de départ ou de mise à la retraite

Qui décide du départ ?
€
€

Primes annuelles comptées au prorata.

ans

Jusqu’à la fin du préavis.

mois
€

0 si vous ne la connaissez pas : le minimum légal s’applique.

€

Vide : le minimum est retenu.

Indemnité de départ volontaire à la retraite

4 500,00 €

Salaire de référence
3 000,00 €
Ancienneté retenue
25 ans
Indemnité légale minimale
4 500,00 €
Indemnité versée
4 500,00 €
Palier de 30 ans, dans 5 ans
6 000,00 €
Imposable et soumise aux cotisations et à la CSG
4 500,00 €
Pour comparer : mise à la retraite, minimum légal
22 500,00 €

3 000,00 € × 3/2 = 4 500,00 € (palier de 20 ans)

Départ volontaire : l’indemnité est imposable et soumise aux cotisations et à la CSG-CRDS comme un salaire, sauf départ dans un plan de sauvegarde de l’emploi.

Départ volontaire ou mise à la retraite

Tout dépend de qui prend la décision. Le salarié qui quitte l’entreprise pour toucher sa pension part volontairement. L’employeur qui rompt le contrat d’un salarié qui a l’âge requis le met à la retraite.

Départ volontaire Mise à la retraite
Qui décide le salarié l’employeur : d’office à partir de 70 ans, avec l’accord du salarié entre 67 et 69 ans
Indemnité minimale de 1/2 mois à 2 mois de salaire, selon le palier d’ancienneté l’indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois par année jusqu’à 10 ans, 1/3 au-delà
Ancienneté minimale 10 ans service-public.gouv.fr n’en mentionne aucune, mais la loi renvoie à l’indemnité de licenciement, due après 8 mois : sous 8 mois, cas à faire vérifier
Impôt sur le revenu imposable exonérée dans les limites de l’article 80 duodecies du CGI
Cotisations, CSG et CRDS soumise comme un salaire exonérée dans des limites
Contribution de l’employeur aucune 40 % de la part exclue des cotisations
Préavis celui du licenciement celui du licenciement

Chaque salarié ne peut bénéficier que d’une seule indemnité de départ ou de mise à la retraite. Si la mise à la retraite intervient hors des conditions d’âge, la rupture est un licenciement pour motif personnel, avec l’indemnité et les règles du licenciement.

Sources : Code du travail, art. L. 1234-9, L. 1237-5, L. 1237-7 et L. 1237-9 ; service-public.gouv.fr, F13965 et F13966.

Le départ volontaire : quatre paliers

L’indemnité ne suit pas l’ancienneté au mois près : elle change par palier, et rien n’est dû avant 10 ans.

Ancienneté dans l’entreprise Indemnité minimale
10 ans minimum et moins de 15 ans 1/2 mois de salaire
15 ans minimum et moins de 20 ans 1 mois de salaire
20 ans minimum et moins de 30 ans 1 mois et demi de salaire
Au moins 30 ans 2 mois de salaire

Le salaire retenu est le plus avantageux de deux montants bruts : le douzième de la rémunération des 12 derniers mois, ou le tiers des 3 derniers mois. Dans ce second cas, une prime annuelle versée pendant ces 3 mois ne compte qu’au prorata : une prime de 550 € est retenue pour 137,50 €. Si vous avez travaillé à temps plein puis à temps partiel, le salaire est pris au prorata des deux périodes.

Sources : Code du travail, art. D. 1237-1 et D. 1237-2 ; service-public.gouv.fr, F13965.

La mise à la retraite : le calcul du licenciement

L’indemnité de mise à la retraite est au moins égale à l’indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années, 1/3 de mois à partir de la 11e année, les mois d’une année incomplète au prorata. L’ancienneté se compte jusqu’à la fin du préavis. Le salaire de référence est la moyenne des 12 derniers mois, ou le tiers des 3 derniers si c’est plus favorable.

Après 25 ans, la mise à la retraite donne au moins 7,5 mois de salaire, contre 1 mois et demi pour un départ volontaire. Le simulateur affiche les deux montants pour la même ancienneté.

Sources : Code du travail, art. L. 1237-7 ; service-public.gouv.fr, F13965.

Impôt, cotisations, CSG : le régime en 2026

Départ volontaire. L’indemnité est imposable et soumise aux cotisations de sécurité sociale, à la CSG et à la CRDS, sauf départ dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Pour l’impôt, vous pouvez demander le système du quotient : le quart de l’indemnité est ajouté à vos autres revenus, et la hausse d’impôt qui en résulte est multipliée par quatre. L’impôt reste dû, mais la progressivité du barème joue moins.

Mise à la retraite. L’indemnité échappe en partie à l’impôt, aux cotisations et à la CSG.

Part de l’indemnité Impôt sur le revenu Cotisations sociales CSG et CRDS
Jusqu’au minimum légal ou conventionnel exonérée exonérée, dans la limite de 96 120 € au total exonérée, dans la même limite
Au-delà, jusqu’à deux fois la rémunération brute de l’année précédente (ou la moitié de l’indemnité), 240 300 € au plus exonérée exonérée jusqu’à 96 120 € au total soumise
Le reste imposable soumise soumise
Indemnité de plus de 480 600 € selon les lignes ci-dessus soumise en totalité soumise en totalité

Sur la part exclue des cotisations, l’employeur paie une contribution de 40 %. La limite de 240 300 € vaut cinq fois le plafond annuel de la Sécurité sociale de 2026 (48 060 €) : elle est plus basse que celle du licenciement et de la rupture conventionnelle (288 360 €, six plafonds).

Pour la CSG et la CRDS, la fiche de service-public.gouv.fr exonère toute la part inférieure à 96 120 €. Le code de la sécurité sociale (art. L. 136-1-1, III, 5°) retient le plus petit de deux montants : le minimum légal ou conventionnel, et la part exclue des cotisations. Le simulateur suit le texte : sur une indemnité négociée au-dessus du minimum, la CSG et la CRDS portent sur le surplus. La part imposable d’une mise à la retraite peut, elle aussi, être imposée selon le système du quotient.

Sources : CGI, art. 80 duodecies, 1, 4° ; BOFiP, BOI-RSA-CHAMP-20-40-10-30, § 190 à 220, et BOI-IR-LIQ-20-30-20, § 170 ; code de la sécurité sociale, art. L. 242-1, L. 136-1-1 et L. 137-12 ; service-public.gouv.fr, F13965.

Quatre exemples chiffrés, indemnités versées en 2026

Exemple officiel : départ après 11 ans, dont 2 à mi-temps

9 ans à temps plein à 2 400 €, puis 2 ans à mi-temps à 1 200 € : (2 400 × 9 + 1 200 × 2) ÷ 11 = 2 181,82 €. Palier de 10 ans : un demi-mois.

Indemnité de départ : 1 090,91 €

Exemple officiel : mise à la retraite après 12 ans et 9 mois

Salaire de référence de 2 200 € : 2 200 × 1/4 × 10 + 2 200 × 1/3 × 2 + 2 200 × 1/3 × 9/12.

Indemnité minimale : 7 516,67 €

Claire, 25 ans d’ancienneté, 3 000 € par mois

Départ volontaire : 3 000 × 3/2 = 4 500 €, imposable et soumis aux cotisations. Mise à la retraite : 3 000 × 1/4 × 10 + 3 000 × 1/3 × 15 = 22 500 €, sans impôt, cotisations ni CSG, plus 40 % pour l’employeur.

Coût de la mise à la retraite : 31 500 €

Claire, mise à la retraite négociée à 30 000 €

Tout est exonéré d’impôt et de cotisations, deux fois sa rémunération de l’année précédente dépassant 30 000 €. La CSG et la CRDS portent sur 30 000 − 22 500 = 7 500 €.

Coût employeur : 30 000 + 12 000 = 42 000 €

Exemples officiels de service-public.gouv.fr (F13965). Rémunération brute de Claire l’année précédente : 36 000 € ; sa convention collective ne prévoit pas plus que la loi.

Indemnité légale ou conventionnelle

Le simulateur donne le minimum légal. La convention collective, un accord d’entreprise ou le contrat de travail peuvent prévoir plus, et c’est alors le montant le plus favorable qui est dû. Les conventions des bureaux d’études (Syntec), des cabinets d’experts-comptables, des cabinets médicaux et des cabinets d’avocats ont leurs propres règles : indiquez le montant conventionnel dans le simulateur, il le compare au minimum légal. Les autres fiches de la base des conventions collectives donnent les règles de chaque branche.

Ce que le simulateur ne compte pas

  • Les cotisations sur la part soumise : leurs taux dépendent de l’entreprise. Le simulateur de salaire brut en net en donne l’ordre de grandeur.
  • Les autres sommes du solde de tout compte : indemnité compensatrice de congés payés, indemnité compensatrice de préavis, contrepartie d’une clause de non-concurrence.
  • Le départ dans un plan de sauvegarde de l’emploi, qui suit un régime propre.
  • Les périodes à temps partiel : saisissez le salaire déjà proratisé, comme dans l’exemple officiel.

Pour une rupture décidée d’un commun accord avant l’âge de la retraite, voyez le simulateur de rupture conventionnelle ; pour un licenciement, celui de l’indemnité de licenciement.

Vos questions

Comment calculer l’indemnité de départ à la retraite ?

Pour un départ volontaire, le montant dépend du palier d’ancienneté atteint : 1/2 mois de salaire de 10 à moins de 15 ans, 1 mois de 15 à moins de 20 ans, 1 mois et demi de 20 à moins de 30 ans, 2 mois à partir de 30 ans. Il n’y a pas de prorata entre deux paliers. Le salaire retenu est le plus avantageux du douzième des 12 derniers mois et du tiers des 3 derniers mois.

Faut-il une ancienneté minimale pour toucher l’indemnité de départ volontaire ?

Oui, 10 ans d’ancienneté dans l’entreprise. En dessous, la loi ne prévoit rien, mais votre convention collective peut accorder une indemnité plus tôt : certaines le font.

L’indemnité de départ à la retraite est-elle imposable ?

Le départ volontaire est imposable et soumis aux cotisations sociales, à la CSG et à la CRDS comme un salaire, sauf départ dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Vous pouvez demander le système du quotient pour limiter la hausse de l’impôt. L’indemnité de mise à la retraite, elle, est exonérée d’impôt dans les limites de l’article 80 duodecies du CGI.

Quelles charges sociales sur l’indemnité de mise à la retraite ?

La part non imposable échappe aux cotisations dans la limite de 96 120 € en 2026, et à la CSG et à la CRDS dans la limite du montant légal ou conventionnel (et de ces 96 120 €). L’employeur paie une contribution de 40 % sur la part exclue des cotisations. Une indemnité de plus de 480 600 € est soumise en totalité.

L’employeur peut-il mettre un salarié à la retraite d’office ?

Oui, à partir de 70 ans, sans son accord. Entre 67 et 69 ans, il peut seulement le lui proposer, par écrit, 3 mois avant son 67e anniversaire puis chaque année jusqu’au 69e ; le salarié a 1 mois pour répondre et peut refuser. Une mise à la retraite faite hors de ces conditions est un licenciement pour motif personnel.

Peut-on toucher une indemnité de départ et une indemnité de mise à la retraite ?

Non. Chaque salarié ne peut bénéficier que d’une seule indemnité de départ ou de mise à la retraite. Elle s’ajoute en revanche à l’indemnité compensatrice de congés payés et, le cas échéant, à l’indemnité compensatrice de préavis.

Faut-il respecter un préavis ?

Oui, dans les deux cas. Sa durée est celle du préavis de licenciement. L’ancienneté de la mise à la retraite se compte jusqu’à la fin du préavis, même s’il n’est pas effectué.

Sources

Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.

Employeur ou salarié : un départ à la retraite se chiffre avant la lettre

Indemnité conventionnelle, préavis, solde de tout compte, régime social de la mise à la retraite : nous faisons le calcul avec vous et préparons les documents du départ.