Aller au contenu

Jours fériés 2026 et 2027 : les dates, les ponts et les règles pour les salariés

Les 11 jours fériés de 2026 et de 2027 avec leur jour de la semaine, les ponts possibles, les jours en plus de l’Alsace-Moselle et de l’outre-mer, puis ce que le Code du travail impose à l’employeur : le 1er mai, le paiement des jours chômés, la journée de solidarité.

Rédigé par le cabinet, sources officielles Mis à jour le Dates de 2026 et de 2027, Code du travail en vigueur en octobre 2026

En bref

La France compte 11 jours fériés légaux. En 2026, 9 tombent du lundi au vendredi ; en 2027, seulement 7, car le 1er mai, le 8 mai et Noël tombent un samedi et l’Assomption un dimanche. L’Alsace-Moselle en ajoute deux, et sept territoires d’outre-mer un, le jour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage.

Pour les salariés, seul le 1er mai est chômé de droit, sans perte de salaire ; travaillé, il est payé double. Les autres jours fériés sont chômés si un accord ou, à défaut, l’employeur le décide, et payés dès 3 mois d’ancienneté.

Jours fériés tombant en semaine en 2026

9 sur 11

En 2027
7 sur 11
Ponts possibles en 2026
2 janvier, 15 mai, 13 juillet
Ponts possibles en 2027
7 mai, 12 novembre
Alsace-Moselle
Vendredi saint et 26 décembre en plus

Jours fériés 2026 : les 11 dates

Jour férié Date en 2026
Jour de l’An Jeudi 1er janvier 2026
Lundi de Pâques Lundi 6 avril 2026
Fête du Travail Vendredi 1er mai 2026
Victoire 1945 Vendredi 8 mai 2026
Ascension Jeudi 14 mai 2026
Lundi de Pentecôte Lundi 25 mai 2026
Fête nationale Mardi 14 juillet 2026
Assomption Samedi 15 août 2026
Toussaint Dimanche 1er novembre 2026
Armistice 1918 Mercredi 11 novembre 2026
Noël Vendredi 25 décembre 2026

Sur les 11 jours fériés de 2026, 9 tombent du lundi au vendredi : l’Assomption tombe un samedi et la Toussaint un dimanche. Mai en compte quatre en semaine, avec le 1er, le 8, l’Ascension le 14 et le lundi de Pentecôte le 25. Cinq jours fériés donnent un week-end de trois jours sans pont : les lundis 6 avril et 25 mai, les vendredis 1er mai, 8 mai et 25 décembre.

Pâques tombe le dimanche 5 avril 2026. Les trois fêtes mobiles en dépendent : le lundi de Pâques est le lendemain, l’Ascension tombe 39 jours après Pâques et le lundi de Pentecôte 50 jours après.

Liste des fêtes légales : Code du travail, article L. 3133-1. Dates : service-public.gouv.fr, F2405, vérifiée le 1er janvier 2026.

Jours fériés 2027 : les 11 dates

Jour férié Date en 2027
Jour de l’An Vendredi 1er janvier 2027
Lundi de Pâques Lundi 29 mars 2027
Fête du Travail Samedi 1er mai 2027
Ascension Jeudi 6 mai 2027
Victoire 1945 Samedi 8 mai 2027
Lundi de Pentecôte Lundi 17 mai 2027
Fête nationale Mercredi 14 juillet 2027
Assomption Dimanche 15 août 2027
Toussaint Lundi 1er novembre 2027
Armistice 1918 Jeudi 11 novembre 2027
Noël Samedi 25 décembre 2027

L’année 2027 est moins favorable aux salariés : 7 jours fériés seulement tombent en semaine. Le 1er mai, le 8 mai et Noël tombent un samedi, l’Assomption un dimanche. Pâques arrive tôt, le dimanche 28 mars 2027, si bien que l’Ascension, le jeudi 6 mai, précède le 8 mai. Quatre jours fériés tombent un lundi ou un vendredi : le vendredi 1er janvier et les lundis 29 mars, 17 mai et 1er novembre.

Pour vos plannings, si tous les jours fériés sont chômés dans votre entreprise, l’année compte 252 jours ouvrés en 2026 et 254 en 2027. Le compteur de jours ouvrés fait le calcul entre deux dates de votre choix, y compris en Alsace-Moselle.

Les ponts de 2026 et de 2027

Un pont est possible quand un jour férié tombe un mardi ou un jeudi : le lundi ou le vendredi qui le sépare du week-end peut être chômé. Cinq ponts se présentent sur les deux années.

Jour férié Pont possible Repos de suite
Jour de l’An, jeudi 1er janvier 2026 Vendredi 2 janvier 2026 quatre jours, du jeudi au dimanche
Ascension, jeudi 14 mai 2026 Vendredi 15 mai 2026 quatre jours, du jeudi au dimanche
Fête nationale, mardi 14 juillet 2026 Lundi 13 juillet 2026 quatre jours, du samedi au mardi
Ascension, jeudi 6 mai 2027 Vendredi 7 mai 2027 quatre jours, du jeudi au dimanche
Armistice 1918, jeudi 11 novembre 2027 Vendredi 12 novembre 2027 quatre jours, du jeudi au dimanche

Aucun texte n’oblige l’employeur à accorder un pont : les règles qui s’appliquent quand il le fait, et la récupération des heures, sont détaillées en fin de page. Outre-mer, la commémoration de l’abolition de l’esclavage ajoute des ponts en 2027.

Alsace et Moselle : deux jours fériés en plus

Dans la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, le droit local ajoute deux jours aux 11 fêtes légales.

Jour férié 2026 2027
Vendredi saint Vendredi 3 avril 2026 Vendredi 26 mars 2027
Second jour de Noël Samedi 26 décembre 2026 Dimanche 26 décembre 2027

L’article L. 3134-13 du Code du travail réserve le Vendredi saint aux communes qui ont un temple protestant ou une église mixte. Il désigne la liste entière comme des jours chômés, quand le régime général ne rend obligatoire que le chômage du 1er mai. En 2026, les trois départements comptent 13 jours fériés, dont 10 en semaine ; en 2027, 8 tombent en semaine. La journée de solidarité ne peut y être fixée ni le 25 ni le 26 décembre, ni le Vendredi saint.

Outre-mer : la commémoration de l’abolition de l’esclavage

En Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion, à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, la commémoration de l’abolition de l’esclavage est un jour férié, à une date propre à chaque territoire. Ces territoires comptent donc 12 jours fériés.

Territoire 2026 2027
Mayotte Lundi 27 avril 2026 Mardi 27 avril 2027
Martinique Vendredi 22 mai 2026 Samedi 22 mai 2027
Guadeloupe Mercredi 27 mai 2026 Jeudi 27 mai 2027
Saint-Martin Mercredi 27 mai 2026 Jeudi 27 mai 2027
Guyane Mercredi 10 juin 2026 Jeudi 10 juin 2027
Saint-Barthélemy Vendredi 9 octobre 2026 Samedi 9 octobre 2027
La Réunion Dimanche 20 décembre 2026 Lundi 20 décembre 2027

Les dates sont celles de l’article L. 3422-2 du Code du travail. Pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte, elles avaient été fixées par un décret du 23 novembre 1983, pris en application d’une loi du 30 juin 1983. En 2027, ce jour crée un pont de plus : le lundi 26 avril à Mayotte, le vendredi 28 mai en Guadeloupe et à Saint-Martin, le vendredi 11 juin en Guyane.

En métropole, la commémoration nationale a lieu le 10 mai, date retenue par un décret du 31 mars 2006. Ce n’est pas un jour férié : il ne figure pas parmi les fêtes légales de l’article L. 3133-1.

D’autres jours peuvent être fériés à titre local ou professionnel, comme la Saint-Éloi dans certaines conventions de la métallurgie, la Sainte-Barbe pour les salariés des mines ou la mi-carême dans certains départements d’outre-mer. Votre convention collective le précise.

Code du travail, articles L. 3134-13 et L. 3422-2 ; service-public.gouv.fr, F2405, vérifiée le 1er janvier 2026 ; Assemblée nationale, réponse à la question écrite n° 864, Journal officiel du 6 novembre 2007.

Le 1er mai, seul jour férié chômé de droit

Le 1er mai est férié et chômé pour tous les salariés (article L. 3133-4). Son chômage ne peut pas réduire le salaire, quelle que soit l’ancienneté (article L. 3133-5). Le salarié payé à l’heure, à la journée ou au rendement reçoit une indemnité égale au salaire perdu, à la charge de l’employeur.

Seuls les établissements et services qui ne peuvent pas interrompre leur activité peuvent faire travailler leurs salariés ce jour-là, comme les hôpitaux ou les transports publics. Être autorisé à donner le repos hebdomadaire par roulement ne suffit pas. L’employeur doit établir que la nature de son activité empêche d’arrêter le travail, comme le rappelle le Code du travail numérique d’après la Cour de cassation.

Le salarié qui travaille le 1er mai reçoit, en plus du salaire de sa journée, une indemnité égale à ce salaire (article L. 3133-6). Prenons une aide-soignante salariée d’une clinique, payée 14 € brut de l’heure, qui travaille 7 heures le vendredi 1er mai 2026. Elle reçoit 98 € pour le travail fait et 98 € d’indemnité, soit 196 € brut pour la journée.

Les autres jours fériés : chômés selon l’accord ou l’employeur

Les dix autres jours fériés ne sont pas chômés de droit. Un accord d’entreprise ou d’établissement, ou à défaut la convention ou l’accord de branche, fixe ceux qui le sont (article L. 3133-3-1). Sans accord, l’employeur décide (article L. 3133-3-2). Ce qu’il faut savoir pour la paie :

  • Jour férié chômé : il n’entraîne aucune perte de salaire pour le salarié qui a au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise (article L. 3133-3). Le saisonnier y a droit si ses contrats dans l’entreprise, successifs ou non, totalisent 3 mois d’ancienneté. La règle ne s’applique ni aux salariés qui travaillent à domicile, ni aux intermittents, ni aux intérimaires ; l’intérimaire est toutefois payé quand le jour férié chômé tombe pendant sa mission.
  • Pas de récupération : les heures perdues parce qu’un jour férié est chômé ne se récupèrent pas (article L. 3133-2).
  • Jour férié un jour de repos : s’il tombe un samedi ou un dimanche non travaillé, il ne donne droit à aucun jour en plus, sauf disposition de votre convention collective.
  • Jour férié travaillé : la loi ne prévoit aucune majoration de salaire en dehors du 1er mai. Certaines conventions collectives prévoient des conditions plus favorables.
  • Pendant les congés payés : un jour férié ouvrable chômé dans l’entreprise ne se décompte pas des congés ; s’il est travaillé dans l’entreprise, il se décompte. Le simulateur de congés payés donne les jours acquis et l’indemnité.

Le salarié ou l’apprenti de moins de 18 ans ne peut pas travailler les jours fériés légaux. Des exceptions existent dans l’hôtellerie et la restauration, les cafés, les métiers de bouche et les commerces qui ne vendent que des denrées alimentaires au détail, les fleuristes et jardineries, et les spectacles. Le jeune qui travaille un jour férié a droit à un repos hebdomadaire d’au moins 36 heures consécutives.

La journée de solidarité

La journée de solidarité finance des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle prend la forme d’une journée de travail en plus par an, non payée, pour le salarié, et d’une contribution pour l’employeur (article L. 3133-7).

Ses modalités sont fixées par un accord d’entreprise ou d’établissement, ou à défaut par la convention ou l’accord de branche (article L. 3133-11). L’accord peut retenir le travail d’un jour férié jusque-là chômé, autre que le 1er mai. Il peut aussi choisir un jour de réduction du temps de travail, ou toute autre façon de travailler sept heures qui ne l’étaient pas. L’administration donne l’exemple du lundi de Pentecôte : lundi 25 mai 2026, lundi 17 mai 2027. Sans accord, l’employeur fixe les modalités après consultation du comité social et économique (article L. 3133-12).

Le travail de cette journée n’est pas payé dans la limite de 7 heures pour un salarié mensualisé à temps plein, et d’une journée pour un salarié au forfait jours (article L. 3133-8). À temps partiel, la limite baisse en proportion de la durée prévue au contrat : un salarié à 80 % fait au plus 5,6 heures non payées, soit 5 h 36. Ces heures ne sont pas des heures supplémentaires.

Le salarié qui a déjà fait sa journée de solidarité chez un précédent employeur la même année peut refuser d’en faire une seconde, sans faute. S’il l’accepte, ces heures sont payées et comptent comme des heures supplémentaires.

Les ponts : qui décide et comment se récupèrent les heures

Aucune disposition légale n’impose de chômer un pont. L’employeur peut l’accorder, ou une convention ou un accord collectif le prévoir. C’est une modification temporaire de l’horaire : le comité social et économique est consulté, l’horaire modifié est affiché et une copie en est envoyée à l’inspecteur du travail. Le jour de pont accordé est payé.

Les heures perdues pendant un ou deux jours ouvrables chômés entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire peuvent être récupérées (article L. 3121-50), après information de l’inspecteur du travail. Un accord collectif fixe la méthode. À défaut, la récupération se fait dans les 12 mois qui précèdent ou suivent le pont, sans ajouter plus d’une heure par jour ni plus de huit heures par semaine à la durée du travail. Ces heures sont payées au taux normal, sans majoration.

Prenons le pont du vendredi 15 mai 2026 dans une équipe qui travaille 7 heures par jour. Elle peut rattraper ses heures à raison d’une heure de plus sur sept journées, dans les 12 mois qui précèdent ou suivent le pont.

Vos questions

Combien y a-t-il de jours fériés en 2026 ?

11 en métropole, dont 9 du lundi au vendredi : l’Assomption tombe un samedi et la Toussaint un dimanche. L’Alsace-Moselle en compte 13 avec le 26 décembre et le Vendredi saint, dans les communes qui ont un temple protestant ou une église mixte. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion, Saint-Barthélemy et Saint-Martin en comptent 12 avec la commémoration de l’abolition de l’esclavage.

Quels sont les jours fériés en 2027 ?

Vendredi 1er janvier, lundi 29 mars (lundi de Pâques), samedi 1er mai, jeudi 6 mai (Ascension), samedi 8 mai, lundi 17 mai (lundi de Pentecôte), mercredi 14 juillet, dimanche 15 août, lundi 1er novembre, jeudi 11 novembre et samedi 25 décembre. Seuls 7 tombent en semaine.

Le lundi de Pentecôte est-il un jour férié ?

Oui, c’est l’une des 11 fêtes légales : lundi 25 mai 2026, lundi 17 mai 2027. Il peut servir de journée de solidarité : le salarié travaille alors ce jour-là sans être payé, dans la limite de 7 heures pour un temps plein. C’est l’accord collectif ou, à défaut, l’employeur qui le décide.

Un jour férié qui tombe un dimanche est-il rattrapé ?

Non. Un jour férié qui tombe un jour habituellement non travaillé ne donne droit à aucun jour de congé en plus, sauf si votre convention collective le prévoit. C’est le cas de la Toussaint le dimanche 1er novembre 2026 et de l’Assomption le dimanche 15 août 2027.

Le 1er mai travaillé est-il payé double ?

Oui. Le salarié qui travaille le 1er mai reçoit, en plus du salaire de sa journée, une indemnité égale à ce salaire, à la charge de l’employeur. Seuls les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité peuvent faire travailler leurs salariés ce jour-là.

Le pont de l’Ascension est-il obligatoire ?

Non. Aucun texte n’impose de pont : l’employeur le décide, ou un accord collectif le prévoit. S’il l’accorde, le jour de pont est payé, et les heures perdues peuvent être récupérées dans les 12 mois qui précèdent ou suivent, sans majoration.

Sources

Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.

Jours fériés, ponts, journée de solidarité : la paie au jour près

Nous appliquons votre convention collective aux jours fériés chômés ou travaillés, aux ponts et à la journée de solidarité, et nous établissons vos bulletins de paie chaque mois.