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Simulateur indemnité journalière maladie et complément de l’employeur

Combien l’Assurance maladie vous versera-t-elle pendant votre arrêt, et combien votre employeur ajoutera-t-il ? Indiquez le premier jour et la durée de l’arrêt, vos trois derniers salaires bruts et votre ancienneté : le calcul donne l’indemnité journalière, les jours indemnisés et le complément légal de l’employeur, avec les règles de 2026.

Rédigé par le cabinet, sources officielles Mis à jour le Règles : service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 1er juin 2026) et Code du travail

Indemnités journalières maladie et complément de l’employeur

jours

Jours calendaires, week-ends compris.

Délai de carence de 3 jours

Pas de carence après une reprise de moins de 48 heures entre deux arrêts, ni pour un nouvel arrêt dû à la même affection de longue durée.

€
€
€

Le complément de l’employeur est calculé sur ce salaire.

ans

Années complètes au premier jour d’absence.

jours

Arrêts maladie des 12 derniers mois.

Arrêt de 10 jours, du 2 novembre 2026 au 11 novembre 2026

36,16 €brut par jour

Salaire journalier de base
72,33 €
Jours indemnisés par l’Assurance maladie
7 jours, dès le 5 novembre 2026
Indemnités de l’Assurance maladie, brutes
253,12 €
Après CSG et CRDS (6,7 %)
236,16 €
Complément de l’employeur, brut (3 jours à 90 %)
86,81 €
Total brut pour l’arrêt
339,93 €
Salaire brut habituel sur la même durée
723,29 €

6 600 € ÷ 91,25 = 72,33 € ; × 50 % = 36,16 € par jour × 7 jours

Indemnités de la Sécurité sociale et complément légal de l’employeur. Le complément est un salaire, soumis aux cotisations. Les salariés travaillant à domicile, saisonniers, intermittents et temporaires n’y ont pas droit. Votre convention collective peut prévoir mieux.

Les règles et les montants de 2026

Pendant un arrêt maladie, l’Assurance maladie verse au salarié une indemnité journalière, calculée sur ses derniers salaires. Les montants ci-dessous valent pour un salarié du secteur privé payé au mois.

Assurance maladie Règle en 2026
Indemnité journalière 50 % du salaire journalier de base
Salaire journalier de base 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25
Salaire mensuel retenu au plus 1,4 fois le SMIC, soit 2 613,82 €
Indemnité maximale par jour 42,97 € bruts
Délai de carence 3 jours, à chaque arrêt
Durée maximale, hors affection de longue durée 12 mois sur 3 ans

Le plafond suit le SMIC en vigueur le dernier jour du mois qui précède l’arrêt. Le SMIC ayant été revalorisé le 1er juin 2026, le plafond dépend du mois où l’arrêt commence.

Premier jour de l’arrêt SMIC mensuel retenu Salaire retenu au plus Indemnité maximale
De février à juin 2026 1 823,03 € 2 552,24 € 41,95 €
À partir de juillet 2026 1 867,02 € 2 613,82 € 42,97 €

Pour un arrêt commencé avant le 1er avril 2025, l’ancien plafond s’applique encore : 1,8 fois le SMIC.

Sources : service-public.gouv.fr, fiche F3053, vérifiée le 1er juin 2026 ; urssaf.fr, « Montant du Smic » (1 823,03 € puis 1 867,02 € au 1er juin 2026).

Comment le calcul est fait

  1. Les trois derniers salaires bruts perçus avant l’arrêt sont additionnés, chacun dans la limite de 1,4 fois le SMIC.
  2. Le total est divisé par 91,25 : c’est le salaire journalier de base.
  3. L’indemnité journalière vaut 50 % de ce salaire journalier, sans dépasser le maximum de la période.
  4. Elle est due pour chaque jour calendaire, samedi et dimanche compris, à partir du 4e jour d’arrêt. L’Assurance maladie la verse tous les 14 jours.
  5. La CSG et la CRDS sont retenues sur l’indemnité : 6,2 % et 0,5 %, soit 6,7 %. L’indemnité est ensuite soumise à l’impôt sur le revenu, sauf en cas d’affection de longue durée (article 80 quinquies du CGI).

Sources : service-public.gouv.fr, fiches F3053 et F2971 ; CGI, art. 80 quinquies.

Le complément légal de l’employeur

Le salarié qui a au moins un an d’ancienneté au premier jour d’absence reçoit de son employeur une indemnité complémentaire. Il doit avoir transmis son arrêt dans les 48 heures, être pris en charge par la Sécurité sociale et être soigné en France ou dans un État de l’Espace économique européen. Les salariés travaillant à domicile, saisonniers, intermittents et temporaires n’y ont pas droit.

Le complément commence au 8e jour d’arrêt. Il garantit 90 % de la rémunération brute que le salarié aurait perçue, puis les deux tiers (66,66 %), sous déduction des indemnités journalières et de la part des prestations de prévoyance financée par l’employeur.

Ancienneté dans l’entreprise À 90 % Aux deux tiers Durée maximale
De 1 à 5 ans 30 jours 30 jours 60 jours
De 6 à 10 ans 40 jours 40 jours 80 jours
De 11 à 15 ans 50 jours 50 jours 100 jours
De 16 à 20 ans 60 jours 60 jours 120 jours
De 21 à 25 ans 70 jours 70 jours 140 jours
De 26 à 30 ans 80 jours 80 jours 160 jours
31 ans et plus 90 jours 90 jours 180 jours

Les jours déjà indemnisés par l’employeur au cours des 12 mois précédents s’imputent sur ces durées. Votre convention collective peut prévoir mieux, par exemple un maintien du salaire entier ou un complément sans attendre le 8e jour : les fiches de nos conventions collectives en donnent les règles.

Sources : Code du travail, art. L. 1226-1 et D. 1226-1 à D. 1226-5 (Code du travail numérique) ; service-public.gouv.fr, fiche F3053.

Quatre exemples chiffrés, arrêts commencés le 2 novembre 2026

Karim, 2 200 € par mois, 3 ans d’ancienneté, 10 jours d’arrêt

6 600 € ÷ 91,25 = 72,33 € par jour ; l’indemnité vaut 36,16 € pendant 7 jours, soit 253,12 €. Du 8e au 10e jour, l’employeur complète à 90 % : 86,81 €.

Total brut : 339,93 €, contre 723,29 € de salaire habituel

Claire, cadre, 4 000 € par mois, 8 ans d’ancienneté, 30 jours d’arrêt

Chaque salaire est retenu pour 2 613,82 € : l’indemnité atteint le maximum de 42,97 € pendant 27 jours, soit 1 160,19 €. Elle a droit à 40 jours à 90 % ; l’arrêt en utilise 23, soit 1 733,88 € de complément.

Total brut : 2 894,07 €

Hugo, 2 400 € par mois, 2 ans d’ancienneté, 90 jours d’arrêt

7 200 € ÷ 91,25 = 78,90 € ; l’indemnité vaut 39,45 € pendant 87 jours, soit 3 432,15 €. L’employeur verse 946,91 € pendant 30 jours à 90 %, puis 394,58 € pendant 30 jours aux deux tiers, et plus rien les 23 derniers jours.

Total brut : 4 773,64 €

Inès, 1 900 € par mois, 8 mois d’ancienneté, 15 jours d’arrêt

5 700 € ÷ 91,25 = 62,47 € ; l’indemnité vaut 31,23 € pendant 12 jours. Avec moins d’un an d’ancienneté, pas de complément légal de l’employeur.

Total brut : 374,76 €

Montants bruts, avant CSG et CRDS. Pour le complément, le salaire est ramené à la journée calendaire (salaire mensuel × 12 ÷ 365). Règles : service-public.gouv.fr, fiche F3053 ; Code du travail, art. D. 1226-1 à D. 1226-4.

Les conditions pour être indemnisé

Pour les 6 premiers mois d’arrêt, le salarié doit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours qui précèdent l’arrêt, ou avoir cotisé au cours des 6 mois civils précédents sur une rémunération d’au moins 1 015 fois le SMIC horaire.

Au-delà de 6 mois, il faut justifier soit de 12 mois d’affiliation à la Sécurité sociale et de 600 heures de travail sur les 12 mois civils ou les 365 jours qui précèdent l’arrêt, soit de cotisations sur au moins 2 030 fois le SMIC horaire sur la même durée. Les jours déjà indemnisés par la Sécurité sociale comptent pour 6 heures de travail chacun.

Un arrêt prescrit en téléconsultation par un autre professionnel que votre médecin traitant ou votre sage-femme ne peut pas dépasser 3 jours. Un arrêt sur papier n’est accepté que sur le formulaire sécurisé.

Source : service-public.gouv.fr, fiche F3053, vérifiée le 1er juin 2026.

Ce que le simulateur ne compte pas

  • Les accidents du travail et les maladies professionnelles, indemnisés selon d’autres règles ; le complément de l’employeur y commence dès le premier jour, sauf accident de trajet.
  • Le maintien de salaire de votre convention collective et les prestations de votre contrat de prévoyance.
  • Une affection de longue durée au-delà de 12 mois d’indemnités, ni les jours déjà indemnisés par l’Assurance maladie au cours des 3 dernières années.
  • Les salariés qui ne sont pas payés au mois, et les travailleurs indépendants, dont les indemnités suivent d’autres règles.
  • Les arrondis de l’Assurance maladie : le simulateur arrondit au centime le plus proche ; votre relevé peut différer d’un centime par jour.

Vos questions

Comment calculer l’indemnité journalière maladie ?

Additionnez vos trois derniers salaires bruts avant l’arrêt, chacun retenu dans la limite de 1,4 fois le SMIC, et divisez le total par 91,25 : c’est le salaire journalier de base. L’indemnité journalière en vaut 50 %. Avec 2 200 € par mois : 6 600 € ÷ 91,25 = 72,33 €, soit 36,16 € par jour.

Quel est le montant maximum de l’indemnité journalière maladie en 2026 ?

42,97 € bruts par jour pour un arrêt commencé depuis le 1er juillet 2026 : chaque salaire est retenu au plus pour 2 613,82 €, soit 1,4 fois le SMIC du dernier jour du mois qui précède l’arrêt. Pour un arrêt commencé de février à juin 2026, le SMIC de référence était plus bas : 2 552,24 € par mois et 41,95 € par jour au plus.

Combien de jours de carence en cas d’arrêt maladie ?

Trois jours pour l’Assurance maladie, à chaque arrêt : les indemnités commencent au 4e jour. Il n’y a pas de carence après une reprise de moins de 48 heures entre deux arrêts, ni pour des arrêts successifs dus à la même affection de longue durée. Le complément légal de l’employeur, lui, commence au 8e jour.

Mon employeur doit-il compléter les indemnités journalières ?

Oui, si vous avez au moins un an d’ancienneté au premier jour d’absence et transmis l’arrêt dans les 48 heures. Il vous garantit 90 % de votre rémunération brute pendant 30 jours, puis les deux tiers pendant 30 jours, indemnités journalières déduites. Chaque période s’allonge de 10 jours par tranche entière de 5 ans d’ancienneté au-delà de la première année, jusqu’à 90 jours.

Les indemnités journalières sont-elles imposables ?

Oui, comme un salaire, sauf celles versées pour une affection de longue durée (article 80 quinquies du CGI). Elles supportent aussi la CSG à 6,2 %, dont 3,8 % déductible, et la CRDS à 0,5 %.

Pendant combien de temps l’Assurance maladie verse-t-elle les indemnités ?

Au plus 12 mois d’indemnités par période de 3 ans consécutifs, hors affection de longue durée. Pour une affection de longue durée, les indemnités sont versées pendant 3 ans. Au-delà de 6 mois d’arrêt, il faut remplir des conditions de travail ou de cotisation plus longues.

Le simulateur vaut-il pour un travailleur indépendant ?

Non. Il calcule les indemnités d’un salarié du secteur privé payé au mois. Les indemnités des travailleurs indépendants suivent d’autres règles, qu’il ne reprend pas.

Sources

Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.

Employeur : un arrêt maladie se règle sur le bulletin de paie

Complément légal ou maintien prévu par votre convention, jours déjà indemnisés, attestation de salaire : nous établissons les paies de vos salariés et calculons ce que l’arrêt vous coûte.