Les règles et les montants de 2026
Pendant un arrêt maladie, l’Assurance maladie verse au salarié une indemnité journalière, calculée sur ses derniers salaires. Les montants ci-dessous valent pour un salarié du secteur privé payé au mois.
| Assurance maladie |
Règle en 2026 |
| Indemnité journalière |
50 % du salaire journalier de base |
| Salaire journalier de base |
3 derniers salaires bruts ÷ 91,25 |
| Salaire mensuel retenu au plus |
1,4 fois le SMIC, soit 2 613,82 € |
| Indemnité maximale par jour |
42,97 € bruts |
| Délai de carence |
3 jours, à chaque arrêt |
| Durée maximale, hors affection de longue durée |
12 mois sur 3 ans |
Le plafond suit le SMIC en vigueur le dernier jour du mois qui précède l’arrêt. Le SMIC ayant été revalorisé le 1er juin 2026, le plafond dépend du mois où l’arrêt commence.
| Premier jour de l’arrêt |
SMIC mensuel retenu |
Salaire retenu au plus |
Indemnité maximale |
| De février à juin 2026 |
1 823,03 € |
2 552,24 € |
41,95 € |
| À partir de juillet 2026 |
1 867,02 € |
2 613,82 € |
42,97 € |
Pour un arrêt commencé avant le 1er avril 2025, l’ancien plafond s’applique encore : 1,8 fois le SMIC.
Sources : service-public.gouv.fr, fiche F3053, vérifiée le 1er juin 2026 ; urssaf.fr, « Montant du Smic » (1 823,03 € puis 1 867,02 € au 1er juin 2026).
- Les trois derniers salaires bruts perçus avant l’arrêt sont additionnés, chacun dans la limite de 1,4 fois le SMIC.
- Le total est divisé par 91,25 : c’est le salaire journalier de base.
- L’indemnité journalière vaut 50 % de ce salaire journalier, sans dépasser le maximum de la période.
- Elle est due pour chaque jour calendaire, samedi et dimanche compris, à partir du 4e jour d’arrêt. L’Assurance maladie la verse tous les 14 jours.
- La CSG et la CRDS sont retenues sur l’indemnité : 6,2 % et 0,5 %, soit 6,7 %. L’indemnité est ensuite soumise à l’impôt sur le revenu, sauf en cas d’affection de longue durée (article 80 quinquies du CGI).
Sources : service-public.gouv.fr, fiches F3053 et F2971 ; CGI, art. 80 quinquies.
Le complément légal de l’employeur
Le salarié qui a au moins un an d’ancienneté au premier jour d’absence reçoit de son employeur une indemnité complémentaire. Il doit avoir transmis son arrêt dans les 48 heures, être pris en charge par la Sécurité sociale et être soigné en France ou dans un État de l’Espace économique européen. Les salariés travaillant à domicile, saisonniers, intermittents et temporaires n’y ont pas droit.
Le complément commence au 8e jour d’arrêt. Il garantit 90 % de la rémunération brute que le salarié aurait perçue, puis les deux tiers (66,66 %), sous déduction des indemnités journalières et de la part des prestations de prévoyance financée par l’employeur.
| Ancienneté dans l’entreprise |
À 90 % |
Aux deux tiers |
Durée maximale |
| De 1 à 5 ans |
30 jours |
30 jours |
60 jours |
| De 6 à 10 ans |
40 jours |
40 jours |
80 jours |
| De 11 à 15 ans |
50 jours |
50 jours |
100 jours |
| De 16 à 20 ans |
60 jours |
60 jours |
120 jours |
| De 21 à 25 ans |
70 jours |
70 jours |
140 jours |
| De 26 à 30 ans |
80 jours |
80 jours |
160 jours |
| 31 ans et plus |
90 jours |
90 jours |
180 jours |
Les jours déjà indemnisés par l’employeur au cours des 12 mois précédents s’imputent sur ces durées. Votre convention collective peut prévoir mieux, par exemple un maintien du salaire entier ou un complément sans attendre le 8e jour : les fiches de nos conventions collectives en donnent les règles.
Sources : Code du travail, art. L. 1226-1 et D. 1226-1 à D. 1226-5 (Code du travail numérique) ; service-public.gouv.fr, fiche F3053.
Quatre exemples chiffrés, arrêts commencés le 2 novembre 2026
Karim, 2 200 € par mois, 3 ans d’ancienneté, 10 jours d’arrêt
6 600 € ÷ 91,25 = 72,33 € par jour ; l’indemnité vaut 36,16 € pendant 7 jours, soit 253,12 €. Du 8e au 10e jour, l’employeur complète à 90 % : 86,81 €.
Total brut : 339,93 €, contre 723,29 € de salaire habituel
Claire, cadre, 4 000 € par mois, 8 ans d’ancienneté, 30 jours d’arrêt
Chaque salaire est retenu pour 2 613,82 € : l’indemnité atteint le maximum de 42,97 € pendant 27 jours, soit 1 160,19 €. Elle a droit à 40 jours à 90 % ; l’arrêt en utilise 23, soit 1 733,88 € de complément.
Total brut : 2 894,07 €
Hugo, 2 400 € par mois, 2 ans d’ancienneté, 90 jours d’arrêt
7 200 € ÷ 91,25 = 78,90 € ; l’indemnité vaut 39,45 € pendant 87 jours, soit 3 432,15 €. L’employeur verse 946,91 € pendant 30 jours à 90 %, puis 394,58 € pendant 30 jours aux deux tiers, et plus rien les 23 derniers jours.
Total brut : 4 773,64 €
Inès, 1 900 € par mois, 8 mois d’ancienneté, 15 jours d’arrêt
5 700 € ÷ 91,25 = 62,47 € ; l’indemnité vaut 31,23 € pendant 12 jours. Avec moins d’un an d’ancienneté, pas de complément légal de l’employeur.
Total brut : 374,76 €
Montants bruts, avant CSG et CRDS. Pour le complément, le salaire est ramené à la journée calendaire (salaire mensuel × 12 ÷ 365). Règles : service-public.gouv.fr, fiche F3053 ; Code du travail, art. D. 1226-1 à D. 1226-4.
Les conditions pour être indemnisé
Pour les 6 premiers mois d’arrêt, le salarié doit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours qui précèdent l’arrêt, ou avoir cotisé au cours des 6 mois civils précédents sur une rémunération d’au moins 1 015 fois le SMIC horaire.
Au-delà de 6 mois, il faut justifier soit de 12 mois d’affiliation à la Sécurité sociale et de 600 heures de travail sur les 12 mois civils ou les 365 jours qui précèdent l’arrêt, soit de cotisations sur au moins 2 030 fois le SMIC horaire sur la même durée. Les jours déjà indemnisés par la Sécurité sociale comptent pour 6 heures de travail chacun.
Un arrêt prescrit en téléconsultation par un autre professionnel que votre médecin traitant ou votre sage-femme ne peut pas dépasser 3 jours. Un arrêt sur papier n’est accepté que sur le formulaire sécurisé.
Source : service-public.gouv.fr, fiche F3053, vérifiée le 1er juin 2026.
Ce que le simulateur ne compte pas
- Les accidents du travail et les maladies professionnelles, indemnisés selon d’autres règles ; le complément de l’employeur y commence dès le premier jour, sauf accident de trajet.
- Le maintien de salaire de votre convention collective et les prestations de votre contrat de prévoyance.
- Une affection de longue durée au-delà de 12 mois d’indemnités, ni les jours déjà indemnisés par l’Assurance maladie au cours des 3 dernières années.
- Les salariés qui ne sont pas payés au mois, et les travailleurs indépendants, dont les indemnités suivent d’autres règles.
- Les arrondis de l’Assurance maladie : le simulateur arrondit au centime le plus proche ; votre relevé peut différer d’un centime par jour.