Une SELARL d’avocats, berline hybride essence de 120 g/km
Barème WLTP, toute l’année. Taxe CO2 : 4 × 0 + 41 × 1 + 8 × 2 + 32 × 3 + 20 × 4 + 15 × 10 = 383 €. Taxe polluants, catégorie 1 : 130 €.
Total pour 2026 : 513 €
La taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) a laissé place, depuis 2022, à deux taxes annuelles sur l’affectation des véhicules de tourisme : l’une sur les émissions de CO2, l’autre sur les polluants. Indiquez le véhicule, son barème et ses jours d’affectation : le calcul donne les deux montants à déclarer pour 2026 ou pour 2025.
Rédigé par le cabinet, sources officielles Mis à jour le Barèmes : code des impositions sur les biens et services, lois de finances pour 2024 et pour 2026
Taxes 2026 à déclarer pour ce véhicule
513 €
CO2 : 4 × 0 + 41 × 1 + 8 × 2 + 32 × 3 + 20 × 4 + 15 × 10 = 383,00 € ; × 365/365 = 383,00 €. Polluants : 130 € × 365/365 = 130,00 €.
Chaque taxe est arrondie à l’euro le plus proche. Elles ne sont pas déductibles du résultat imposable.
Jusqu’au 31 décembre 2021, les sociétés payaient la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS), prévue à l’article 1010 du code général des impôts. Depuis le 1er janvier 2022, elle est remplacée par deux taxes annuelles sur l’affectation des véhicules de tourisme à des fins économiques, inscrites aux articles L. 421-93 et suivants du code des impositions sur les biens et services (CIBS) :
Le changement ne tient pas qu’au nom. La TVS visait les sociétés ; les deux taxes visent toute entreprise assujettie à la TVA, quel que soit son statut juridique, y compris pour une activité exonérée de TVA. Une SELARL de médecins est donc redevable. Les véhicules d’une entreprise individuelle, eux, sont exonérés : l’avocate qui exerce en nom propre ne paie rien pour sa voiture ; si la voiture appartient à la SELARL dont elle est associée, la société paie les deux taxes.
Le simulateur garde le nom que tout le monde cherche, « TVS », mais calcule les deux taxes en vigueur.
Sources : BOI-AIS-MOB-10-30-10, § 90 ; BOI-AIS-MOB-10-30-20, § 80, § 230 et § 260.
Le barème dépend de la façon dont les émissions ont été mesurées lors de la première immatriculation en France (CIBS, art. L. 421-119-1).
| Véhicule | Barème | Donnée du certificat d’immatriculation |
|---|---|---|
| Première immatriculation en France depuis le 1er mars 2020 (méthode WLTP) | WLTP | émissions de CO2, rubrique V.7 |
| Réception européenne, première immatriculation depuis le 1er juin 2004, véhicule non affecté à l’entreprise avant le 1er janvier 2006 | NEDC | émissions de CO2, rubrique V.7 |
| Autres véhicules | puissance administrative | puissance, rubrique P.6 |
Chaque barème est progressif : chaque fraction des émissions est multipliée par son tarif marginal, puis les produits s’additionnent. Les barèmes se durcissent chaque année et s’appliquent à tout le parc, véhicules anciens compris.
| Fraction des émissions de CO2 | Tarif marginal par gramme |
|---|---|
| Jusqu’à 4 g/km | 0 € |
| De 5 à 45 g/km | 1 € |
| De 46 à 53 g/km | 2 € |
| De 54 à 85 g/km | 3 € |
| De 86 à 105 g/km | 4 € |
| De 106 à 125 g/km | 10 € |
| De 126 à 145 g/km | 50 € |
| De 146 à 165 g/km | 60 € |
| À partir de 166 g/km | 65 € |
L’exemple de l’administration : pour un véhicule de 100 g/km, 4 × 0 + (45 − 4) × 1 + (53 − 45) × 2 + (85 − 53) × 3 + (100 − 85) × 4 = 213 € en 2026, contre 193 € en 2025.
| Fraction des émissions de CO2 | Tarif marginal par gramme |
|---|---|
| Jusqu’à 3 g/km | 0 € |
| De 4 à 37 g/km | 1 € |
| De 38 à 44 g/km | 2 € |
| De 45 à 70 g/km | 3 € |
| De 71 à 87 g/km | 4 € |
| De 88 à 103 g/km | 10 € |
| De 104 à 120 g/km | 50 € |
| De 121 à 136 g/km | 60 € |
| À partir de 137 g/km | 65 € |
| Fraction de la puissance administrative | Tarif marginal |
|---|---|
| Jusqu’à 3 CV | 2 000 € |
| De 4 à 6 CV | 3 000 € |
| De 7 à 10 CV | 4 500 € |
| De 11 à 15 CV | 5 250 € |
| À partir de 16 CV | 6 500 € |
Ce barème vise les véhicules anciens ou sans réception européenne. Sa lecture n’est pas fixée : le texte de la loi multiplie chaque fraction de puissance par son tarif marginal. La notice de l’administration, elle, additionne un tarif par tranche (8 500 € pour un véhicule de 10 CV en 2025). Les deux lectures donnent des montants très différents. Le simulateur ne chiffre pas ce cas : nous le calculons avec vous.
Un véhicule qui roule en partie au superéthanol E85 bénéficie d’un abattement de 40 % sur ses émissions, ou de 2 CV sur sa puissance, sauf au-delà de 250 g/km ou de 12 CV. L’exonération de taxe CO2 des hybrides peu émetteurs a pris fin le 31 décembre 2024 : ils paient désormais le barème normal.
Sources : loi de finances pour 2024, art. 97 (CIBS, art. L. 421-119-1 à L. 421-122 et L. 421-125) ; BOI-AIS-MOB-10-30-20, § 200 à 250 ; service-public.gouv.fr, F22203 ; notice 2857-FC-NOT-SD de décembre 2025.
| Catégorie | Vignette Crit’Air | Tarif 2025 | Tarif 2026 |
|---|---|---|---|
| E : électrique, hydrogène | verte | 0 € | 0 € |
| 1 : essence, gaz, hybride aux normes Euro 5 ou Euro 6 | violette | 100 € | 130 € |
| Véhicules les plus polluants | jaune, orange, bordeaux, grise, non classés | 500 € | 650 € |
La catégorie 1 ne vise que les moteurs à allumage commandé (essence, gaz) qui respectent les normes Euro 5 ou Euro 6 : un diesel relève donc toujours des véhicules les plus polluants. La loi de finances pour 2026 a relevé ces tarifs de 100 € à 130 € et de 500 € à 650 €.
Sources : loi de finances pour 2026, art. 58 (CIBS, art. L. 421-135) ; service-public.gouv.fr, F22203 ; notice 2858-FC-NOT-SD de décembre 2025.
Chaque tarif annuel s’applique à proportion des jours d’affectation du véhicule à l’entreprise dans l’année : 365 jours sur 365 pour un véhicule gardé toute l’année, moins l’année de son achat ou de sa vente, ou quand il est mis en fourrière à la demande des pouvoirs publics. Les jours où il a réellement roulé ne comptent pas.
Une voiture prise en location de longue durée (deux ans au moins), en location avec option d’achat ou en crédit-bail est taxée comme si l’entreprise en était propriétaire.
Quand le véhicule sert une partie du temps à une activité exonérée, par exemple une activité agricole, le tarif baisse dans la même proportion. Chaque taxe est arrondie à l’euro le plus proche, la fraction de 0,50 € comptant pour 1 €.
Sources : BOI-AIS-MOB-10-30-10, § 150 à 250 ; service-public.gouv.fr, F22203.
Une voiture qui appartient à un salarié ou à un dirigeant est taxée au nom de l’entreprise quand celle-ci lui rembourse des frais pour ses déplacements professionnels, au barème kilométrique ou aux frais réels. Le trajet entre le domicile et le travail ne compte pas. Deux règles allègent la note.
D’abord, la proportion d’affectation est multipliée par un coefficient qui dépend des kilomètres remboursés dans l’année.
| Kilomètres remboursés dans l’année | Part de la taxe due |
|---|---|
| De 0 à 15 000 km | 0 % |
| De 15 001 à 25 000 km | 25 % |
| De 25 001 à 35 000 km | 50 % |
| De 35 001 à 45 000 km | 75 % |
| Plus de 45 000 km | 100 % |
Ensuite, le total des deux taxes dues pour l’ensemble de ces voitures est diminué de 15 000 €, sans que l’excédent puisse réduire la taxe des véhicules de l’entreprise. Pour une PME qui rembourse quelques salariés, la minoration efface en général toute la taxe. Elle relève des aides dites de minimis, plafonnées à 300 000 € sur trois ans pour l’ensemble des aides reçues par l’entreprise.
Sources : BOI-AIS-MOB-10-30-10, § 110, 120 et 260 à 280 ; BOI-AIS-MOB-10-30-20, § 30 à 50.
Aucune des deux taxes n’est due pour :
Les exonérations des entreprises individuelles et des activités agricoles relèvent elles aussi des aides de minimis.
Source : BOI-AIS-MOB-10-30-20, § 60 à 190 (CIBS, art. L. 421-123 à L. 421-132 et L. 421-136 à L. 421-144).
Barème WLTP, toute l’année. Taxe CO2 : 4 × 0 + 41 × 1 + 8 × 2 + 32 × 3 + 20 × 4 + 15 × 10 = 383 €. Taxe polluants, catégorie 1 : 130 €.
Total pour 2026 : 513 €
184 jours sur 365. Taxe CO2 : 1 183 € × 184/365 = 596,36 €, soit 596 €. Taxe polluants : 650 € × 184/365 = 327,67 €, soit 328 €.
Total pour 2026 : 924 €
Coefficient de 50 %. Taxe CO2 : 683 € × 50 % = 341,50 €, soit 342 €. Taxe polluants : 130 € × 50 % = 65 €. La minoration de 15 000 € efface les 407 €.
À payer : 0 €
Hypothèses : véhicules affectés à une entreprise assujettie à la TVA ; un seul véhicule de salarié remboursé dans le troisième exemple.
Les taxes se déclarent une fois par an, l’année qui suit, avec la TVA :
Rien n’est à déclarer quand les taxes dues sont nulles. L’entreprise tient en revanche un état récapitulatif annuel, véhicule par véhicule, exonérés compris, qu’elle présente à l’administration si celle-ci le demande. Les deux taxes ne sont pas déductibles du résultat imposable (article 39 du CGI, 1, 4°).
Sources : impots.gouv.fr, page modifiée le 16 octobre 2026 ; service-public.gouv.fr, F22203 ; CGI, art. 39.
La loi de finances pour 2024 a déjà fixé le barème CO2 de 2027 : plus aucune tranche à 0 €, et le véhicule WLTP de 100 g/km passe à 232 €. La loi de finances pour 2026 porte la taxe polluants à 160 € en catégorie 1 et à 800 € pour les véhicules les plus polluants. La loi de finances pour 2027 peut encore modifier ces montants.
Sources : loi de finances pour 2024, art. 97 ; loi de finances pour 2026, art. 58 ; BOI-AIS-MOB-10-30-20, § 230.
Non. Depuis le 1er janvier 2022, la taxe sur les véhicules de sociétés est remplacée par deux taxes annuelles sur l’affectation des véhicules de tourisme, dans le code des impositions sur les biens et services : la taxe sur les émissions de CO2 et la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques. Le calcul reste proche, mais elles visent toute entreprise assujettie à la TVA, et plus seulement les sociétés.
D’abord l’entreprise qui détient le véhicule : propriété, location de deux ans au moins, location avec option d’achat ou crédit-bail. Ensuite celle qui le loue pour une courte durée, pendant la location, et celle qui rembourse des frais kilométriques à un salarié ou à un dirigeant pour sa voiture. Une entreprise individuelle est exonérée ; une EURL, une SASU ou une SELARL ne l’est pas.
Non. Un véhicule dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux est exonéré des deux taxes. Une hybride, rechargeable ou non, paie les deux taxes : l’exonération de taxe CO2 de certaines hybrides peu émettrices a pris fin le 31 décembre 2024.
Oui, au nom de l’entreprise, quand elle rembourse des frais kilométriques pour des déplacements professionnels. La taxe est nulle jusqu’à 15 000 km remboursés dans l’année, puis due à 25 %, 50 %, 75 % ou 100 % selon les kilomètres. Le total dû pour ces voitures est ensuite diminué de 15 000 €, ce qui l’annule le plus souvent.
En 2027. Au régime réel normal de TVA, sur l’annexe n° 3310-A-SD de la déclaration de janvier 2027. Au régime simplifié, sur la déclaration annuelle n° 3517 de l’exercice au cours duquel la taxe est devenue exigible, début mai 2027 pour un exercice clos le 31 décembre. Rien n’est à déclarer quand les taxes dues sont nulles.
Non. Le code général des impôts exclut des charges déductibles les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules de tourisme (article 39, 1, 4°). Elles restent une charge en comptabilité, mais sont réintégrées au résultat imposable.
Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.
Nous tenons l’état récapitulatif annuel, calculons les deux taxes avec la déclaration de TVA et comparons la voiture de société aux indemnités kilométriques.