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Simulateur droit de succession : ce que paie chaque héritier

Combien de droits de succession sur votre part d’héritage ? Indiquez votre lien avec le défunt et la part que vous recevez : le simulateur applique les abattements de 2026, les exonérations du conjoint et du frère ou de la sœur, le rappel des donations de moins de 15 ans, puis le barème tranche par tranche.

Rédigé par le cabinet, sources officielles Mis à jour le Abattements et barèmes applicables aux décès de 2026 : CGI et service-public.gouv.fr

Droits de succession sur votre part

Votre lien avec le défunt
€

Valeur des biens reçus au jour du décès, dettes déduites.

Êtes-vous en situation de handicap ?

Infirmité qui vous empêche de travailler dans des conditions normales de rentabilité.

€

Valeur indiquée dans les actes, hors dons d’argent exonérés du 790 G.

Droits de succession sur votre part

8 194 €

Votre part nette
150 000 €
Abattement lié à votre lien de parenté
− 100 000 €
Part taxable
50 000 €
Tarif
ligne directe, de 5 % à 45 %
Taux moyen sur votre part
5,46 %

8 072 € × 5 % + 4 037 € × 10 % + 3 823 € × 15 % + 34 068 € × 20 % = 8 194,35 €

Droits arrondis à l’euro le plus proche, sur votre seule part. Chaque héritier fait son propre calcul.

Ce que le simulateur calcule

Les droits de succession se calculent héritier par héritier, sur la part nette que chacun reçoit. Le simulateur suit l’ordre du calcul fiscal :

  1. La part nette : ce que vous recevez, évalué au jour du décès, dettes du défunt déduites.
  2. L’abattement de votre lien de parenté, diminué de ce qu’ont déjà utilisé les donations reçues du défunt depuis moins de 15 ans.
  3. L’abattement de 159 325 € si vous êtes en situation de handicap, qui s’ajoute au précédent.
  4. L’abattement de 1 594 € si aucun autre abattement ne s’applique.
  5. Le barème de votre lien, appliqué tranche par tranche à la part taxable arrondie à l’euro, au-dessus des tranches déjà occupées par les donations rappelées. Les droits sont arrondis à l’euro le plus proche.

Le conjoint survivant et le partenaire de pacs ne paient aucun droit. Un frère ou une sœur est exonéré lui aussi s’il remplit les trois conditions de l’article 796-0 ter.

Sources : CGI, articles 777, 779, 784, 788, 796-0 bis et 796-0 ter ; BOI-ENR-DMTG-10-50-30, § 20 ; BOI-ENR-DG-30, § 100.

Les abattements et les taux selon l’héritier

Héritier Abattement en 2026 Taux après abattement
Conjoint survivant, partenaire de pacs exonération totale aucun droit
Enfant, au décès de chacun de ses parents 100 000 € ligne directe, de 5 % à 45 %
Père, mère, grand-parent du défunt 100 000 € ligne directe
Petit-enfant à la place de son parent décédé ou renonçant 100 000 € partagés avec ses frères et sœurs ligne directe
Petit-enfant légataire, son parent vivant 1 594 € ligne directe
Frère ou sœur 15 932 €, ou exonération sous conditions 35 % jusqu’à 24 430 €, 45 % au-delà
Neveu ou nièce 7 967 € 55 %
Neveu ou nièce à la place de son parent, frère ou sœur du défunt 15 932 € partagés 35 % puis 45 %
Oncle, tante, cousin germain, autre parent jusqu’au 4e degré 1 594 € 55 %
Parent au-delà du 4e degré, concubin, personne sans lien de parenté 1 594 € 60 %
Héritier handicapé 159 325 € en plus de l’abattement du lien, à la place des 1 594 € celui de son lien

Au sens fiscal, le neveu ou la nièce est l’enfant d’un frère ou d’une sœur du défunt. Le neveu par alliance, par exemple quand le défunt était le mari de sa tante, n’a aucun lien de parenté pour l’impôt : il paie 60 % après 1 594 € d’abattement.

service-public.gouv.fr, F14198, vérifiée le 9 février 2026 ; CGI, articles 777, 779, 788, 796-0 bis et 796-0 ter ; BOI-ENR-DMTG-10-50-20, § 40, 190 et 200.

Le barème en ligne directe

Part taxable après abattement Taux
Jusqu’à 8 072 € 5 %
De 8 073 € à 12 109 € 10 %
De 12 110 € à 15 932 € 15 %
De 15 933 € à 552 324 € 20 %
De 552 325 € à 902 838 € 30 %
De 902 839 € à 1 805 677 € 40 %
Au-delà de 1 805 677 € 45 %

Chaque tranche est taxée à son propre taux. Sur 50 000 € taxables : 403,60 € + 403,70 € + 573,45 € + 6 813,60 €, soit 8 194,35 €. Le même barème vaut pour les enfants, les petits-enfants et les parents du défunt : il ne dépend pas du degré de parenté.

CGI, article 777, tableau I ; service-public.gouv.fr, F14198 ; BOI-ENR-DMTG-10-50-30, § 60.

Trois exemples chiffrés, décès de 2026

Hélène, médecin, laisse 500 000 € à ses deux enfants

Chacun reçoit 250 000 € et déduit 100 000 € : 150 000 € taxables.

1 380,75 € + 20 % × 134 068 € = 28 194,35 €, soit 28 194 € chacun

Anne, 62 ans, veuve, hérite de 120 000 € de son frère

Elle vivait chez lui depuis 2018 : les trois conditions sont réunies, elle ne paie rien. Sans l’exonération, elle déduirait 15 932 € et serait taxée sur 104 068 €.

Sans l’exonération : 8 550,50 € + 35 837,10 € = 44 387,60 €, soit 44 388 €

Léa et Hugo héritent de leur oncle à la place de leur mère, décédée

Le défunt laisse aussi un frère. Chacun reçoit 80 000 € par la loi, prend la moitié de l’abattement de sa mère, 7 966 €, et le tarif des frères et sœurs.

8 550,50 € + 45 % × 47 604 € = 29 972,30 €, soit 29 972 € chacun

Si Léa et Hugo recevaient la même somme par testament, ils seraient taxés comme neveux : 7 967 € d’abattement puis 55 %, soit 39 618 € chacun.

Calculs du cabinet sur les abattements et barèmes de 2026 ; CGI, articles 777, 779 et 796-0 ter ; BOI-ENR-DMTG-10-50-80, § 320 et 330.

Les donations de moins de 15 ans comptent

Les donations que le défunt vous a faites depuis moins de 15 ans sont rappelées dans la déclaration de succession. L’abattement qu’elles ont utilisé n’est plus disponible, et leur part taxable occupe déjà les premières tranches du barème : votre héritage est taxé à partir de la tranche suivante.

Hélène avait donné 60 000 € à son fils huit ans avant son décès. Il ne lui reste que 40 000 € d’abattement : sur ses 250 000 €, 210 000 € sont taxables, et ses droits passent de 28 194 € à 40 194 €.

Autre cas : un enfant a reçu 150 000 € en donation, taxés sur 50 000 €, puis hérite de 100 000 €. L’abattement est épuisé et les 50 000 € déjà taxés occupent les tranches basses. L’héritage tombe en entier dans la tranche de 20 % : 20 000 € de droits.

Les donations de plus de 15 ans et les dons familiaux de sommes d’argent déclarés dans le mois ne sont pas rappelés. Le simulateur recompte les donations avec les abattements et le barème de 2026 ; si l’acte de donation retient un autre abattement ou une autre part taxable, ce sont les montants de l’acte qui comptent. Pour un petit-enfant, les donations ont utilisé d’autres abattements ; pour un héritier qui vient à la place de son parent, ce sont les donations reçues par ce parent qui comptent. Le simulateur ne les reprend pas : nous faisons ce calcul avec vous.

CGI, article 784 ; BOI-ENR-DMTG-10-50-50, § 70 à 120 ; service-public.gouv.fr, F14198.

Hériter à la place de son parent

Un petit-enfant qui hérite parce que son parent est décédé ou a renoncé à la succession reprend l’abattement de 100 000 € de ce parent, partagé avec ses frères et sœurs, et le barème en ligne directe. L’administration l’admet aussi quand ce parent était le seul enfant du défunt. Sur plusieurs générations, par exemple des arrière-petits-enfants, l’abattement se divise par branche, selon les règles de la dévolution légale : le simulateur suppose des parts égales. Légataire alors que son parent est vivant, le petit-enfant n’a que 1 594 € d’abattement.

Le neveu ou la nièce qui hérite à la place de son père ou de sa mère, frère ou sœur du défunt, prend de la même façon l’abattement de 15 932 € de ce parent, partagé, et le tarif des frères et sœurs. Cette représentation suppose que le défunt ait eu plusieurs frères et sœurs, vivants ou ayant des descendants. Elle ne vaut que pour ce qui est reçu sans testament.

Si le partage donne à chacun moins de 1 594 €, c’est l’abattement de 1 594 € qui s’applique.

CGI, articles 777 et 779 ; BOI-ENR-DMTG-10-50-20, § 50 et 220 ; BOI-ENR-DMTG-10-50-80, § 320 et 330 ; service-public.gouv.fr, F14198.

Ce que le simulateur ne compte pas

  • L’évaluation de votre part : biens estimés au jour du décès, dettes déduites, frais funéraires comptés pour 1 500 € (article 775). La résidence principale encore occupée par le conjoint, le partenaire de pacs ou un enfant mineur ou majeur protégé bénéficie d’un abattement de 20 % (article 764 bis). Sans inventaire ni vente, le mobilier (les meubles meublants) compte au moins pour 5 % des autres biens, sauf preuve contraire.
  • L’usufruit du conjoint : quand il choisit l’usufruit, la nue-propriété des enfants se chiffre avec le barème de l’usufruit.
  • L’assurance vie, qui suit ses propres règles : 152 500 € d’abattement par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (article 990 I), 30 500 € à partager pour celles versées après (article 757 B).
  • Le don d’une partie de l’héritage à une fondation ou une association reconnue d’utilité publique dans les 12 mois du décès, déduit de votre part.
  • La transmission d’une entreprise sous pacte Dutreil, exonérée à 75 % de sa valeur.
  • L’adoption simple : l’enfant adopté n’a l’abattement de 100 000 € et le barème en ligne directe que dans certains cas, par exemple l’enfant du premier mariage du conjoint (article 786).

Pour transmettre de votre vivant, le simulateur de donation applique les abattements propres aux donations, qui se reconstituent tous les 15 ans.

Vos questions

Combien peut-on hériter sans payer de droits de succession ?

Le conjoint survivant et le partenaire de pacs, sans limite. Chaque enfant, 100 000 € au décès de chacun de ses parents, et autant pour chaque parent du défunt. Un frère ou une sœur, 15 932 €, ou toute sa part s’il remplit les conditions de l’exonération. Un neveu ou une nièce, 7 967 €. Les autres héritiers, 1 594 €. Un héritier handicapé dispose de 159 325 € de plus.

Comment se calculent les droits de succession ?

Chaque héritier fait son propre calcul, sur sa part nette. Elle est diminuée de l’abattement de son lien de parenté et, s’il y a lieu, de celui du handicap. La part taxable, arrondie à l’euro, passe au barème de son lien, tranche par tranche. Les donations reçues du défunt depuis moins de 15 ans réduisent l’abattement et occupent les premières tranches.

Un concubin paie-t-il des droits de succession ?

Oui, au taux le plus élevé : pour l’impôt, le concubin est une personne sans lien de parenté. Après 1 594 € d’abattement, il paie 60 %. Sur 100 000 € reçus, les droits atteignent 59 044 €. Le partenaire de pacs, comme le conjoint marié, ne paie rien.

Les petits-enfants ont-ils droit à un abattement ?

Oui, quand ils héritent à la place de leur parent décédé ou qui a renoncé : ils se partagent ses 100 000 €. S’il partage cet abattement avec un frère ou une sœur, un petit-enfant qui reçoit 120 000 € déduit 50 000 € et paie 12 194 €. Légataire alors que son parent est vivant, il n’a que 1 594 € d’abattement.

Un frère ou une sœur peut-il être exonéré ?

Oui, s’il remplit trois conditions au jour du décès : être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps ; avoir plus de 50 ans ou une infirmité qui l’empêche de travailler ; avoir été constamment domicilié avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès. Sinon, il a un abattement de 15 932 €, puis paie 35 % jusqu’à 24 430 € taxables et 45 % au-delà.

Quand faut-il déclarer la succession ?

Dans les six mois du décès s’il a eu lieu en France métropolitaine, dans l’année dans les autres cas. Chaque héritier paie les droits de sa part, et les cohéritiers, sauf ceux qui sont exonérés, sont solidaires du paiement.

Sources

Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.

Vous réglez la succession d’un proche, ou vous préparez la vôtre ?

Part de chaque héritier, donations à rappeler, usufruit du conjoint, assurance vie : nous chiffrons les droits avec vous et travaillons avec votre notaire.