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Simulateur plus-value immobilière : l’impôt sur la vente de votre bien

Combien d’impôt sur la vente d’un appartement, d’une maison ou d’un terrain ? Indiquez les prix et les dates : le simulateur retient les frais et les travaux, applique les abattements pour durée de détention, puis calcule l’impôt de 19 %, les prélèvements sociaux de 17,2 % et la surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value.

Rédigé par le cabinet, sources officielles Mis à jour le Règles des ventes de 2026 : CGI, BOFiP et service-public.gouv.fr

Impôt sur la plus-value immobilière

Un prix de vente de 15 000 € au plus par vendeur est exonéré d’office.

€
€

Diagnostics, commission d’agence payée par vous, mainlevée.

Vous avez eu le bien par
€

Règles des ventes de 2026.

€

Loueur en meublé au régime réel, ventes depuis le 15 février 2025, hors résidences pour étudiants, personnes âgées ou handicapées. 0 sinon.

Frais d’achat (notaire, droits d’enregistrement)
Travaux de construction, d’agrandissement ou d’amélioration
Nombre de vendeurs

Impôt, prélèvements sociaux et surtaxe à payer

19 675 €

Durée de détention, années pleines
12 ans
Prix de cession, frais de vente déduits
320 000 €
Prix de revient : achat, frais et travaux
245 000 €
Plus-value brute
75 000 €
Abattement pour l’impôt sur le revenu
42 %
Abattement pour les prélèvements sociaux
11,55 %
Plus-value imposable à l’impôt sur le revenu
43 500 €
Plus-value imposable aux prélèvements sociaux
66 338 €
Impôt sur le revenu à 19 %
8 265 €
Prélèvements sociaux à 17,2 %
11 410 €
Taxe sur les plus-values de plus de 50 000 €
0 €
Prix de cession net d’impôts
300 325 €

320 000 € − 245 000 € = 75 000 € ; 75 000 € × (1 − 42 %) × 19 % = 8 265 €

Vente de 2026 par un particulier résident de France. Le notaire calcule et paie l’impôt lors de la vente.

Ce que le simulateur calcule

Le simulateur suit le calcul du notaire pour la vente, en 2026, d’un bien détenu par un particulier résident de France : appartement, maison, local, terrain, en direct ou à deux à parts égales.

  1. Le prix de cession : le prix de l’acte, moins les frais de vente que vous payez (diagnostics, commission d’agence à votre charge, mainlevée).
  2. Le prix de revient : le prix d’achat, ou la valeur déclarée pour un bien reçu par donation ou succession, plus les frais et les travaux, moins les amortissements d’une location meublée au réel.
  3. La plus-value brute, réduite de deux abattements pour durée de détention : l’un pour l’impôt sur le revenu, l’autre pour les prélèvements sociaux.
  4. Les impositions : 19 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux et, au-delà de 50 000 € de plus-value imposable par vendeur, la taxe sur les plus-values élevées.

Les exonérations les plus courantes sont prévues : résidence principale, prix de vente de 15 000 € au plus par vendeur, vendeur retraité ou invalide aux revenus modestes, première vente d’un logement dont le prix sert à acheter la résidence principale.

Sources : CGI, art. 150 U, 150 VA, 150 VB, 150 VC, 200 B et 1609 nonies G ; service-public.gouv.fr, F10864.

Du prix d’achat au prix de revient

Élément Montant retenu Condition
Prix d’achat prix inscrit dans l’acte valeur déclarée pour une donation ou une succession
Frais d’achat montant réel ou forfait de 7,5 % du prix forfait réservé aux biens achetés
Travaux factures ou forfait de 15 % du prix forfait pour un bien bâti détenu depuis plus de 5 ans
Location meublée au réel moins les amortissements déduits ventes depuis le 15 février 2025, hors résidences pour étudiants, personnes âgées ou handicapées

Les frais réels comprennent les droits d’enregistrement, les honoraires du notaire et la commission d’agence que vous avez payée à l’achat. Les travaux réels sont des travaux de construction, de reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration facturés par une entreprise, qui n’ont pas déjà été déduits de vos revenus fonciers. Les dépenses d’entretien et de réparation, même importantes, n’en font pas partie.

Le forfait de 15 % ne demande aucun justificatif : il suffit de détenir le bien depuis plus de 5 ans. Il ne vaut pas pour un terrain nu. Pour un bien reçu par donation ou succession, les frais s’ajoutent pour leur montant réel (droits et frais d’acte payés), sans forfait de 7,5 % ; le forfait de 15 % des travaux reste possible.

Sources : CGI, art. 150 VA et 150 VB ; BOFiP, BOI-RFPI-PVI-20-10-10, § 80, et BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 70, 80, 160 et 350 à 400.

Les abattements pour durée de détention

La durée de détention se compte par périodes de douze mois, de la date de l’acte d’achat à celle de l’acte de vente. Un bien acheté le 10 mars 2014 et vendu le 9 mars 2026 est détenu depuis 11 ans ; vendu le 10 mars 2026, depuis 12 ans.

Durée de détention Abattement pour l’impôt sur le revenu Abattement pour les prélèvements sociaux
5 ans ou moins 0 % 0 %
6 ans 6 % 1,65 %
10 ans 30 % 8,25 %
12 ans 42 % 11,55 %
15 ans 60 % 16,5 %
20 ans 90 % 24,75 %
21 ans 96 % 26,4 %
22 ans 100 % 28 %
25 ans 100 % 55 %
28 ans 100 % 82 %
30 ans 100 % 100 %

Par année au-delà de la cinquième : 6 % pour l’impôt jusqu’à la 21e année et 4 % la 22e ; 1,65 % pour les prélèvements sociaux jusqu’à la 21e année, 1,6 % la 22e, puis 9 % par an de la 23e à la 30e.

Sources : CGI, art. 150 VC ; BOFiP, BOI-RFPI-PVI-20-20, § 20, 60 et 70 ; service-public.gouv.fr, F10864.

La taxe sur les plus-values de plus de 50 000 €

Plus-value imposable du vendeur Montant de la taxe
De 50 001 à 60 000 € 2 % PV − (60 000 − PV) × 1/20
De 60 001 à 100 000 € 2 % PV
De 100 001 à 110 000 € 3 % PV − (110 000 − PV) × 1/10
De 110 001 à 150 000 € 3 % PV
De 150 001 à 160 000 € 4 % PV − (160 000 − PV) × 15/100
De 160 001 à 200 000 € 4 % PV
De 200 001 à 210 000 € 5 % PV − (210 000 − PV) × 20/100
De 210 001 à 250 000 € 5 % PV
De 250 001 à 260 000 € 6 % PV − (260 000 − PV) × 25/100
Plus de 260 000 € 6 % PV

PV désigne la plus-value imposable à l’impôt sur le revenu, après abattement. La taxe s’applique dès le premier euro, et la formule de lissage évite un saut au passage d’une tranche. Elle se calcule pour chaque vendeur, sur sa part : époux, partenaires de PACS, concubins et indivisaires sont taxés chacun sur leur quote-part. Elle ne s’applique pas aux terrains à bâtir.

Exemple du BOFiP : un appartement acheté 90 000 € et vendu 200 000 € six ans plus tard, sans frais ni travaux retenus, laisse 103 400 € de plus-value imposable. La taxe vaut 3 % × 103 400 − (110 000 − 103 400) × 1/10, soit 3 102 − 660 = 2 442 €.

Sources : CGI, art. 1609 nonies G ; BOFiP, BOI-RFPI-TPVIE-20, § 20 à 75.

Résidence principale et autres exonérations

  • Résidence principale : exonération totale si le logement est votre résidence principale au jour de la vente. Un logement quitté pour être vendu reste exonéré s’il n’est ni loué ni prêté et s’il se vend dans un délai normal.
  • Première vente d’un logement autre que la résidence principale : si vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale dans les 4 années avant la vente, la plus-value est exonérée à proportion du prix que vous remployez, dans les 2 ans, pour acheter ou faire construire votre résidence principale. Une seule fois.
  • Prix de vente de 15 000 € au plus : le seuil s’apprécie pour chaque vendeur, sur sa quote-part.
  • Vendeur retraité ou titulaire de la carte mobilité inclusion invalidité : exonération si, pour une vente en 2026, votre revenu fiscal de référence de 2024 ne dépasse pas 12 793 € pour la première part, plus 3 416 € par demi-part (limite de l’article 1417 du CGI), et si vous n’étiez pas redevable de l’IFI en 2024.
  • Durée de détention : plus d’impôt après 22 ans, plus de prélèvements sociaux après 30 ans.

D’autres cas existent : vente à un organisme de logement social jusqu’au 31 décembre 2027, expropriation suivie d’un remploi, ancienne résidence principale d’une personne entrée en établissement pour personnes âgées ou handicapées.

Sources : CGI, art. 150 U ; BOFiP, BOI-RFPI-PVI-10-40-10, BOI-RFPI-PVI-10-40-30 et BOI-RFPI-PVI-10-40-70 ; service-public.gouv.fr, F10864.

Trois exemples chiffrés, ventes de 2026

Hélène, avocate, vend un studio loué nu

Acheté 200 000 € le 1er juin 2014, vendu 320 000 € le 15 septembre 2026, soit 12 ans. Forfaits de 15 000 € et 30 000 € : prix de revient de 245 000 €, plus-value de 75 000 €. Après 42 % d’abattement, 43 500 € sont imposables à l’impôt (8 265 €) ; après 11,55 %, 66 338 € aux prélèvements sociaux (11 410 €).

À payer : 19 675 €

Marc et Julie, mariés, vendent leur maison de vacances

Achetée 200 000 € le 1er avril 2016, vendue 375 000 € le 30 juin 2026, soit 10 ans. Plus-value de 130 000 €, dont 91 000 € imposables à l’impôt (17 290 €) et 119 275 € aux prélèvements sociaux (20 515 €). Chacun a 45 500 € de plus-value imposable : pas de surtaxe. Un vendeur seul aurait payé 1 820 € de plus.

À payer : 37 805 €

Thomas, loueur en meublé au réel

Studio acheté 180 000 € le 1er février 2018, vendu 230 000 € le 1er mars 2026, sans travaux. Les 30 000 € d’amortissements déduits réduisent le prix de revient : plus-value de 66 500 € au lieu de 36 500 €. Après 18 % d’abattement, 54 530 € sont imposables, au-dessus de 50 000 € : surtaxe de 817 €.

À payer : 22 050 € (11 654 € sans les amortissements)

Frais d’achat au forfait de 7,5 % dans les trois exemples ; travaux au forfait de 15 % pour Hélène et pour Marc et Julie.

Ce que le simulateur ne compte pas

  • Les abattements temporaires de 60 %, 70 % ou 85 % pour un bien vendu à un acquéreur qui s’engage à le démolir pour construire des logements collectifs, en zone tendue ou dans une opération d’urbanisme.
  • Les vendeurs non résidents, la vente d’un droit démembré (usufruit ou nue-propriété) et la vente par une société civile : les règles et les parts diffèrent.
  • Les biens d’une SCI à l’impôt sur les sociétés ou d’une activité professionnelle, dont la plus-value suit d’autres règles ; le simulateur de SCI compare les deux régimes.
  • Les parts inégales entre vendeurs, ou une exonération qui ne vaut que pour l’un d’eux (première vente d’un logement, par exemple) : le calcul retient un ou deux vendeurs à parts égales, dans la même situation.

Le résultat est une estimation. Le notaire établit la déclaration de plus-value et paie l’impôt sur le prix de vente ; le tableau des plus-values immobilières reprend tous les taux de 2026.

Vos questions

Comment calculer une plus-value immobilière ?

Retirez du prix de vente, diminué des frais de vente à votre charge, le prix de revient : prix d’achat, frais d’achat (réels ou forfait de 7,5 %) et travaux (réels, ou forfait de 15 % au-delà de 5 ans de détention). La plus-value brute est ensuite réduite d’un abattement par année de détention au-delà de la cinquième, l’un pour l’impôt, l’autre pour les prélèvements sociaux. Reste à appliquer 19 % et 17,2 %, et la surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value imposable.

Au bout de combien d’années la plus-value immobilière est-elle exonérée ?

Après 22 ans de détention pour l’impôt sur le revenu (6 % d’abattement par an de la 6e à la 21e année, 4 % la 22e) et après 30 ans pour les prélèvements sociaux (1,65 % par an de la 6e à la 21e année, 1,6 % la 22e, puis 9 % par an). Les années se comptent de date à date, depuis la date de l’acte d’achat.

La vente de la résidence principale est-elle imposée ?

Non. La plus-value est exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux si le logement est votre résidence principale au jour de la vente, avec ses dépendances vendues en même temps. Un logement quitté pour être mis en vente reste exonéré s’il n’a été ni loué ni prêté et s’il est vendu dans un délai normal, en principe un an au plus.

Qu’est-ce que la surtaxe sur les plus-values immobilières ?

Une taxe de 2 % à 6 % due quand la plus-value imposable à l’impôt sur le revenu dépasse 50 000 €. Elle s’apprécie pour chaque vendeur, sur sa part : un couple qui réalise 90 000 € de plus-value imposable, soit 45 000 € chacun, ne la paie pas. Elle ne concerne ni les terrains à bâtir ni les ventes exonérées.

Les prélèvements sociaux sur une plus-value immobilière ont-ils augmenté en 2026 ?

Non. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 porte la CSG des revenus du patrimoine à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux, mais les plus-values immobilières restent à 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité : 17,2 % au total.

Que change la location meublée pour la plus-value ?

Pour les ventes depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits par un loueur en meublé au régime réel réduisent le prix d’achat retenu : la plus-value augmente d’autant. Les logements des résidences pour étudiants, pour personnes âgées ou handicapées et des établissements de soins de longue durée échappent à cette règle.

Qui paie l’impôt sur la plus-value, et quand ?

Le notaire. Il calcule la plus-value, établit la déclaration et paie l’impôt au service de la publicité foncière lors de la vente. Vous reportez ensuite le montant de la plus-value déclarée par le notaire sur votre déclaration de revenus de l’année suivante.

Sources

Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.

Vous vendez un bien immobilier ?

Nous chiffrons la plus-value avant la promesse de vente, retrouvons les frais et les travaux à retenir et comparons avec une vente reportée de quelques mois.